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Le « Conseil de la paix » à Gaza est lancé – opportunité ou piège pour Israël ?

17 Jan 2026

Le président Trump vient d’annoncer la création du Conseil de la paix qu’il préside, le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), la Force internationale de stabilisation (ISF), et le Conseil exécutif de Gaza.

Voici un résumé structuré de l’architecture institutionnelle créée par le Comprehensive Plan to End the Gaza Conflict (le plan complet pour mettre fin au conflit à Gaza) annoncé par l’administration Trump et – ne l’oublions pas – appuyé par la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Je vais dans un premier temps vous expliquer leurs rôles, dépendances, et hiérarchie. Puis je vais évaluer qui est favorable Israël et qui ne l’est pas, et enfin vous donner mon opinion sur les avantages et risques pour Israël.

1) Les principaux organes créés et leurs rôles

A. Board of Peace (Conseil de la Paix)

  • Nature : Organe international stratégique de supervision du plan.
  • Rôle :
    • Orienter la mise en œuvre des 20 points du plan de paix.
    • Mobiliser des ressources internationales (financement, expertise, coordination).
    • Suivre l’exécution de la transition civile, la reconstruction et la démilitarisation.
  • Composition fondatrice :
    • Président Donald J. Trump (président du Board).
    • Marco Rubio (Secrétaire d’État des États-Unis).
    • Steve Witkoff (Envoyé spécial / expert).
    • Jared Kushner (ancien conseiller à la Maison-Blanche).
    • Sir Tony Blair (ancien Premier ministre britannique).
    • Marc Rowan, Ajay Banga, Robert Gabriel (experts en finance/développement).

Position hiérarchique : C’est l’instance supérieure de pilotage stratégique du plan (voir dépendances ci-dessous).

Mon estimation : 4/5 Pro-Israël

  • La plupart des membres sont favorables, voire proches d’Israël, mais le Board n’est pas exclusivement américain (il inclut des acteurs internationaux).
  • Certains membres comme Blair ont des antécédents – nous dirons « complexes » – vis-à-vis du Moyen-Orient, ce qui nuance ma note de 4 sur 5.

B. National Committee for the Administration of Gaza (NCAG)

(Les lecteurs m’excuseront d’employer le mot « palestinien », mais il ressort du texte original)

  • Nature : Gouvernement technocratique transitoire palestinien pour Gaza.
  • Rôle :
    • Administration quotidienne des services publics.
    • Reconstruction infrastructurelle et gestion civile.
    • Mise en place d’institutions palestiniennes hors de l’autorité de Hamas.
  • Leader : Dr. Ali Sha’ath (technocrate palestinien).
  • Dépendance : Rend compte au Board of Peace via le High Representative.

Mon estimation : 1/5 Pro-Israël

  • Organe palestinien apolitique censé remplacer l’autorité de Hamas et réduire le rôle du terrorisme.
  • Pas du tout pro-Israël, mais aligné sur la démilitarisation et la neutralité politique : je lui donne une note de 1 sur 5, mais certains me trouveront trop généreux et je ne les contredirais pas : j’ai hésité entre 0 et 1.

C. High Representative for Gaza

  • Titre : H.E. Nickolay Mladenov (ancien envoyé de l’ONU pour la région).
  • Rôle :
    • Lien opérationnel entre le Board of Peace et le NCAG.
    • Veiller à la coordination civilo-sécuritaire.

Mon estimation : 2/5 Pro-Israël

  • Fonction mise en place pour superviser une transition efficace, mais pas naturellement pro-Israël — plutôt neutre avec une expertise diplomatique. J’ai publié sur Israël24/7 un portrait détaillé de cette créature issue de l’ONU et validée par le Premier ministre Netanyahou1.

D. International Stabilization Force (ISF)

  • Nature : Force internationale de stabilisation mandatée par l’ONU (Rés. 2803).
  • Confié au général Jasper Jeffers2.
  • Rôle :
    • Assurer la sécurité au sol dans Gaza.
    • Soutenir la démilitarisation (formation de police, neutralisation des armes).
    • Faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et la reconstruction.
    • Jeffers doit diriger la force internationale chargée de la sécurité à Gaza,
    • soutenir la démilitarisation,
    • Faciliter la sûreté de l’aide humanitaire et de la reconstruction.
    • C’est une fonction militaire américaine, mais avec mandat international (UNSCR 2803) et opérationnellement coordonnée avec les partenaires régionaux et Israël.

Pro-Israël estimé : 4/5

  • Son mandat de démilitarisation et de sécurité s’aligne sur les priorités israéliennes d’une bande de Gaza sans capacités terroristes, tout en restant international.

E. Gaza Executive Board

  • Nature : Organe de soutien opérationnel complémentaire au Board.
  • Rôle :
    • Appuyer la gouvernance effective du NCAG (gestion de services civils, coordination internationale).
  • Membres notables :
    • Steve Witkoff, Jared Kushner (figures associées aux États-Unis).
    • Reem Al-Hashimy (Émirats), Hakan Fidan (Turquie), Sigrid Kaag (Pays-Bas), etc.

Pro-Israël estimé : 2/5

  • Certains membres d’États arabes et européens sont critiques, voire hostiles à Israël.

2) Dépendances et hiérarchie (simplifiée)

Président Trump (Chair, Board of Peace)
↓
Board of Peace
↓
High Representative ↔ Gaza Executive Board
↓
NCAG
↓
International Stabilization Force (coordonné à côté du mandat de l’ONU)

  • NCAG dépend du Board of Peace pour directives et orientation politique.
  • High Representative relie direction stratégique → exécution sur le terrain.
  • L’ISF opère avec mandat de l’ONU, mais en coordination étroite avec Board et NCAG.

3) Évaluation générale des positions vis-à-vis d’Israël

Corps / OrganismeÉvaluation pro-Israël (1=faible, 5=forte)Justifications
Board of Peace4Dominé par US et alliés occidentaux ; soutien clair au plan, alignement avec Netanyahu.
NCAG1Organe palestinien technocratique critique envers Israël.
High Representative2Diplomate international aujourd’hui plutôt neutre, validé par Netanyahou.
ISF4Mandat fort de démilitarisation, motivé par la sécurité d’Israël.
Gaza Executive Board2International, mélange de perspectives ; certains membres neutres, d’autres très critiques.

4) Avantages pour Israël de cette architecture

A. Sécurité accrue et démilitarisation

  • Le mandat de l’ISF pour démanteler les capacités terroristes réduit les menaces directes.
  • Coordination internationale limite la reprise d’organisations armées.

B. Allégement politique et responsabilité partagée

  • Partage du fardeau diplomatique et sécuritaire avec les États-Unis, l’ONU et autres pays partenaires.
  • Permet à Israël de se projeter comme coopérant à une solution stable.

C. Reconstruction et développement

  • Reconstruction supervisée par un mécanisme international structuré et financé, potentiellement réduisant l’instabilité économique qui alimente les conflits.

5) Risques pour Israël

A. Souveraineté et perception de contrôle étranger

  • La direction internationale de Gaza peut être perçue comme une tutelle sur les affaires régionales, affaiblissant la souveraineté légitime.
  • Exclusion de certains acteurs palestiniens peut coûter en légitimité sur le terrain.

B. Réactions régionales négatives

  • Certains États arabes ou organisations internationales peuvent critiquer le rôle central des États-Unis, ce qui risque de polariser davantage.
  • L’absence initiale de voix palestiniennes significatives dans les conseils stratégiques peut entraîner rejet et radicalisation.

C. Dépendance à la coopération internationale

  • Si les autres acteurs clés (UE, pays arabes) se retirent ou contestent le plan, l’architecture peut s’effondrer sous ses propres contradictions.

6) Le point central : désarmement de Gaza

La démilitarisation effective du Hamas est le point décisif du plan. Sans neutralisation des armes, des tunnels et des capacités de commandement, toute l’architecture civile et internationale devient décorative. La question des recours d’Israël pour le cas où le désarmement n’est pas convaincant est donc centrale.

1. Le cadre de référence : ce que le plan implique juridiquement

Le plan Trump et la résolution onusienne qui l’accompagne reposent sur un principe implicite, mais fondamental :

La démilitarisation est une condition suspensive de la suite du processus.

Autrement dit :

  • La reconstruction,
  • la gouvernance civile,
  • la réduction de la présence militaire israélienne,

ne sont pas inconditionnelles.

Cela crée, pour Israël, des leviers de sortie légitimes en cas d’échec.


2. Scénarios d’échec de la démilitarisation

On peut distinguer trois niveaux, car les recours ne sont pas identiques :

  • A. Échec manifeste (armes lourdes, tunnels actifs, commandement intact)
  • B. Échec partiel (désarmement incomplet, réseaux résiduels)
  • C. Échec dissimulé (armes cachées, tunnels dormants, reconstitution lente)

Le plan prévoit pour Israël des réponses différentes selon le degré d’échec.


3. Recours juridiques et diplomatiques d’Israël

3.1. L’invocation du droit à la légitime défense d’Israël selon article 51 de la Charte de l’ONU a été inscrite dans la résolution 2803 de l’ONU

C’est le recours le plus solide.

  • Si le Hamas conserve des capacités militaires,
  • ou si les tunnels ne sont pas neutralisés,
  • ou si des armes continuent d’entrer à Gaza,

Israël n’est pas lié par une abstention militaire permanente. Israël peut notifier formellement :

  • l’ONU,
  • les États-Unis,
  • Le Board of Peace,

Que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies. Cela réactive automatiquement le droit à l’action préventive.


3.2. Suspension unilatérale de certaines obligations du plan

Israël peut légalement :

  • geler les allègements de restrictions,
  • suspendre certaines coopérations civiles,
  • bloquer des flux logistiques sensibles,

Et ce, sans sortir officiellement du cadre du plan. C’est une arme politique importante :

Israël reste « dans le plan », mais conditionne son application.


3.3. Mise en cause des organes internationaux

Israël peut exiger :

  • des audits indépendants,
  • des inspections renforcées,
  • un changement de mandat ou de commandement de la force internationale,

en arguant que :

  • la mission n’est pas remplie,
  • Où qu’elle est entravée politiquement.

Ce levier est particulièrement efficace vis-à-vis de Washington, mais soyons honnêtes, il l’est bien moins vis-à-vis d’ONU anti-israélienne.


4. Recours militaires et opérationnels

4.1. Reprise ciblée des opérations militaires

En cas d’échec partiel ou dissimulé, Israël peut légitimement recourir à :

  • frappes ciblées,
  • opérations spéciales,
  • raids ponctuels contre tunnels ou dépôts d’armes,

sans reconquête totale de Gaza. C’est probablement le scénario le plus réaliste.

4.2. Reprise d’un contrôle militaire partiel ou sectoriel

En cas d’échec grave, Israël peut :

  • établir des zones tampons élargies,
  • assurer le contrôle militaire temporaire de certains secteurs,
  • Prendre le contrôle de points stratégiques (axes, frontières, zones de tunnels).

C’est un dernier recours, politiquement coûteux, mais juridiquement défendable.


5. Le levier américain : clé réelle du système

Le recours le plus décisif pour Israël n’est ni l’ONU ni le droit international, mais :

La relation bilatérale avec les États-Unis.

Si Israël démontre :

  • mauvaise foi du Hamas,
  • complaisance ou incapacité des mécanismes internationaux,

Washington peut :

  • modifier le mandat,
  • soutenir des actions israéliennes,
  • Bloquer des condamnations au Conseil de sécurité.

Clairement, sans soutien américain, le plan devient politiquement fragile. Avec lui, Israël garde une liberté d’action substantielle.


6. Ce qu’Israël ne peut PAS faire sans coût majeur

Il faut être lucide :

Israël ne peut pas, sans coût diplomatique élevé :

  • ignorer totalement les mécanismes internationaux,
  • reprendre une occupation militaire sans justification claire,
  • Agir massivement sans démonstration documentée de l’échec.

D’où l’importance cruciale pour Israël de documenter chaque violation, et si Israël fait bien son travail, de les faire accepter par l’ONU, une après l’autre.


7. Évaluation stratégique finale

Avantage majeur pour Israël

Le plan ne désarme pas Israël juridiquement.
Il lui offre au contraire :

  • une légitimité conditionnelle,
  • un filet diplomatique,
  • Une possibilité de retour à l’action.

Risque principal

Le vrai danger n’est pas juridique, mais politique :

  • La pression pour « déclarer la mission accomplie », même si la démilitarisation est incomplète.
  • La tentation internationale de fermer les yeux sur un Hamas affaibli, mais survivant.

Conclusion claire

Si la démilitarisation du Hamas échoue, Israël dispose de :

  1. Un droit juridique intact à l’autodéfense qui n’était pas nominément exprimé avant le vote de la résolution 2803.
  2. Des leviers diplomatiques.
  3. Une palette d’actions militaires ciblées.
  4. Un soutien américain déterminant.

Mais tout repose sur un point : la capacité d’Israël à prouver, documenter et démontrer que l’échec est réel, structurel et dangereux pour sa sécurité.


7) Réponses aux principales critiques que vous lirez ici et là dans la presse

1. « Trump nous vend pour un accord “historique” », mais il a vendu son âme au Qatar.

Critiques complémentaires :

  • Trump aime les accords symboliques et se fiche de la suite.
  • Il sacrifie les besoins sécuritaires israéliens pour un prix Nobel.

Réponse raisonnable

  • Malgré ses insistances sous les pressions du Qatar, Trump n’a jamais contraint Israël militairement sur une ligne rouge existentielle.
  • Rappelons la réalité historique :
    • Reconnaissance de Jérusalem,
    • reconnaissance du Golan,
    • pression maximale puis bombardement de l’Iran,
    • Absence d’imposition d’un État palestinien.
  • Le plan ne crée aucune souveraineté palestinienne, seulement une administration conditionnelle.
  • La démilitarisation est une condition explicite, non une promesse vague.

Résumé

Le plan Trump n’est pas Oslo, ni Annapolis, (ni Obama). C’est un plan transactionnel, réversible, et non idéologique.


2. « On confie notre sécurité à l’ONU et aux Européens »

Réponse raisonnable

  • L’ISF ne remplace pas Tsahal, elle crée une couche intermédiaire.
  • Israël n’a pas été requis de renoncer à l’article 51 (légitime défense).
  • Si l’ISF échoue, Israël retrouve une légitimité accrue, pas diminuée.
  • Les forces internationales servent surtout de paratonnerre diplomatique.

3. « Le Hamas va tricher, comme toujours, il ne va pas désarmer »

Réponse claire

  • Que le Hams refuse de désarmer ou fasse semblant est une certitude prise en compte, pas une hypothèse minimisée.
  • Le plan n’est pas basé sur la confiance dans le Hamas, mais pour Israël sur :
    • inspections,
    • surveillance,
    • conditionnalité,
    • réversibilité.
  • La question n’est pas « vont-ils tricher ? », mais : « Avons-nous le droit d’intervenir quand ils trichent ? »
  • Et la réponse prévue dans le plan et la résolution est clairement oui – juridiquement et militairement.

Pour être encore plus précis

Ce plan n’élimine pas le mensonge du Hamas, mais celui de l’Occident. Il élimine le déni occidental.


4. « On fige une entité palestinienne hostile aux portes d’Israël »

Réalité

  • Aucune souveraineté n’est prévue à Gaza :
    • pas d’armée,
    • pas de frontières,
    • pas de diplomatie indépendante.
  • Gaza devient un territoire administré, pas un État.
  • Le statut est temporaire et conditionnel, pas constitutionnel.

Différence fondamentale :

Oslo a créé des droits irréversibles – qui n’ont pas été finalisés faute d’accord.
Ce plan crée des obligations révocables.


5. « Trump peut changer d’avis, ou perdre le pouvoir »

Risque

  • Dépendance excessive à un homme dont le mandat expirera dans 3 ans, et qui pourrait être remplacé par son vice-président bien moins amical envers Israël.
  • Risque de retournement si une administration démocrate est élue.

Raisonnablement, voici ce qu’il convient de rappeler

  • Israël n’a jamais basé sa doctrine sécuritaire sur la permanence d’un président américain ami, et cela ne change pas, bien au contraire, puisque Netanyahou vient d’annoncer la mise en place d’un vaste programme de développement d’une infrastructure d’armement locale.
  • Le plan de Trump crée :
    • des faits sur le terrain,
    • une documentation juridique,
    • des précédents diplomatiques.
  • Même une administration hostile héritera d’un cadre existant contraignant.

Point de vue réaliste

Le plan n’est pas une garantie éternelle, car les seules choses éternelles sont l’antisémitisme européen et le désir de l’islam de régner sur terre et de massacrer les juifs, chétiens et laïcs, mais c’est un nouvel espace de manœuvre.

8) Même si vous êtes rassuré par ce plan, voici les questions que vous n’avez pas le droit de ne pas vous poser


1. Que se passe-t-il si le Hamas refuse officiellement la démilitarisation ?

  • Le refus explicite permet de refuser immédiatement toute aide internationale (sauf si la droite molle israélienne cède à la gauche dure).
  • Israël retrouve une liberté d’action totale, avec soutien américain.
  • Le plan devient un instrument de légitimation de l’offensive, pas un frein.

2. Qui contrôle les frontières, les ports, l’espace aérien ?

  • Israël conserve le contrôle sécuritaire ultime.
  • Aucune autonomie douanière militaire.
  • Tout relâchement est conditionné et réversible.

3. Que fait-on des cadres du Hamas ?

  • Israël a clairement indiqué qu’une amnistie générale était une ligne rouge.
  • Neutralisation, exil ou poursuites ciblées.
  • Sinon, la démilitarisation est une fiction.

4. Quid de l’UNRWA et de l’endoctrinement ?

  • Fin de l’UNRWA à Gaza ou transformation radicale.
  • Réforme éducative vérifiable.
  • Lien direct entre financement et contenus scolaires.

5. Gaza peut-elle redevenir une base terroriste iranienne ?

  • Réponse : seulement si Israël baisse la garde et si les États-Unis s’en désintéressent.
  • Importance de la maintenue du contrôle maritime et financier.
  • Le rôle central du renseignement israélien ne doit pas disparaître en s’endormant sur les conforts du plan.

6. Que se passe-t-il si le plan « réussit » trop bien ?

Voilà un paradoxe rarement abordé.

Ma crainte : que les pressions internationales en profitent pour généraliser le modèle vers la Judée-Samarie et réclamer un Etat palestinien et que les successeurs de Netanyahou subissent le « syndrome Giuliani » 3

7. Dé-radicalisation et éducation à Gaza

Question clé : la démilitarisation sans dé-radicalisation est-elle une illusion ?

Vous touchez ici le point le plus sous-estimé par les diplomaties occidentales, mais le mieux compris par la droite israélienne : Une Gaza désarmée, mais idéologiquement intacte est une bombe à retardement.

Ce que prévoit réellement le cadre du plan

Même si ce n’est pas formulé clairement, le plan repose sur trois leviers concrets, et non sur des slogans :

  1. Contrôle des financements éducatifs
  • Les budgets éducatifs et médiatiques passent par le NCAG sous supervision internationale.
  • Tout financement est conditionné :
    • aux programmes scolaires,
    • aux manuels,
    • aux contenus diffusés par médias publics.
  • Cela permet un mécanisme simple : pas de réforme → pas d’argent.
  1. Marginalisation institutionnelle de l’endoctrinement
  • Le Hamas est exclu de toute structure éducative officielle.
  • Les enseignants, directeurs d’école, cadres culturels peuvent être révoqués s’ils violent les lignes rouges (glorification du terrorisme, antisémitisme explicite).
  1. Substitution progressive des récits
  • Le plan ne vise pas l’« amour d’Israël », soyons réalistes – nous avons affaire à des musulmans – mais :
    • la neutralisation de la haine active,
    • l’abandon du culte du martyr,
    • une approche utilitariste : stabilité = prospérité.
  • C’est une logique de dé-mobilisation idéologique, pas de rééducation morale : ils apprendront toujours la haine du juif avec le lait de leur mère.
  1. Limite assumée
  • La dé-radicalisation prendra au moins une génération, pas cinq ans.
  • Israël ne doit pas attendre une « réconciliation », mais une fatigue idéologique de la vieille clef accrochée sur le mur du salon avec le fantasme du « droit au retour »

8. Rôle des États-Unis post-Trump

Question critique : que reste-t-il du plan quand Trump s’en va ?

Les trois mécanismes de survie du plan

  1. Une future administration américaine peut :
  • ralentir,
  • nuancer,
  • réinterpréter,
    mais pas effacer facilement ce qui existe déjà.
  1. Création de coûts de sortie
  • Une administration anti-Israël devrait :
    • démanteler une force internationale,
    • provoquer une reprise du chaos à Gaza,
    • assumer une nouvelle guerre.
      C’est politiquement coûteux, même pour un camp hostile.
  1. S’aligner avec des États arabes clés
  • Sauf que l’Égypte, les Émirats, l’Arabie saoudite et dans un proche avenir, le Liban voire même la Syrie si ses intérêts dominent sa politique, ont intérêt à :
    • contenir l’islamisme,
    • empêcher une nouvelle bande de Gaza iranienne.

© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org


  1. https://israel247.org/qui-est-nikolay-mladenov-le-directeur-general-du-conseil-de-la-paix-designe-par-trump-pour-gaza-268992.html ↩︎
  2. Le Major General Jasper Jeffers est un officier supérieur de l’U.S. Army, actuellement commandant du Special Operations Command Central (SOCCENT), la structure américaine qui supervise les opérations spéciales au Moyen-Orient, en Afrique de l’Est et en Asie centrale. Il a servi dans des théâtres comme l’Irak, l’Afghanistan ou la Syrie, avec une longue expérience en opérations de combat et en coordination multinationale. ↩︎
  3. Le « syndrome Giuliani » tel que je l’ai observé : le succès spectaculaire de Rudy Giuliani (1994-2001) dans la réduction de la criminalité à New York a créé une sorte de bien-être générationnel. Les New-Yorkais suivants ont considéré la sécurité comme un non-sujet car elle était acquise, réelle, et ils ont voté pour des maires plus progressistes/laxistes (notamment Bill de Blasio et maintenant Mamdani), et ils se retrouvent désormais avec une remontée inquiétante de la violence, de la criminalité et de l’insécurité. ↩︎

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