Une citoyenne belge vivant au-delà de la « ligne verte », près de Jérusalem, s’est vu refuser le renouvellement de son passeport par le consulat belge.
L’affaire, un antisémitisme institutionnel comme l’Europe n’en avait pas vu depuis la guerre, concerne une décision récente de la Belgique de suspender les services consulaires pour ses citoyens résidant dans ce qu’ils ont décidé d’appeler – en contradiction avec le droit international – les « territoires occupés » au-delà de la Ligne Verte (Judée Samarie, Jérusalem-Est, soit la zone C réservée à Israël par les accords d’Oslo, qu’on les aime ou pas). Cela inclut le refus de renouveler des passeports, d’enregistrer des naissances ou mariages, et d’autres services administratifs. Cette mesure fait partie d’une politique plus large adoptée par la Belgique pour ne pas reconnaître la légitimité de ces territoires sous le droit international, en alignement avec des positions européennes et onusiennes qui considèrent ces zones comme « occupées ».
Les dirigeants de la communauté juive ont condamné cette décision.
Ralph Pais, vice-président du Centre juif pour l’information et la documentation (JID), a déclaré que cette décision constitue une punition politique à l’encontre d’un ressortissant belge. Il a souligné que le refus du consulat cible un citoyen belge domicilié en Israël uniquement à cause de sa situation résidentielle. Pais a ajouté que l’accès aux passeports représente un droit fondamental et ne devrait pas être soumis à des considérations de politique étrangère, arguant que cette mesure revient à sanctionner ce citoyen belge de facto.
Cet incident se produit alors que la Belgique commence à mettre en œuvre certaines parties d’un cadre de sanctions préparé en septembre par le Premier ministre Bart De Wever, durant une période de turbulences internes au sein de sa coalition. À l’époque, De Wever faisait face à des menaces d’effondrement du gouvernement et à une pression croissante au sein de son propre parti, ce qui l’a conduit à avancer un paquet de sanctions de 12 points, centrées sur la limitation des liens avec Israël.
Ce plan comprenait des interdictions sur les biens produits en Judée-Samarie ainsi qu’à Jérusalem-Est, des embargos sur les armes et des matériaux à double usage, des interdictions de visa pour les Israéliens résidant en Judée-Samarie, et des restrictions sur l’espace aérien belge pour les avions militaires.

