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Un journaliste israélien de gauche constate les succès de Smotrich en Judée Samarie – et les déplore

20 Fév 2026
Un journaliste israélien de gauche constate les succès de Smotrich en Judée Samarie – et les déplore

Raviv Drucker, présentateur de l’émission « Zone électorale d’Azor » sur la chaîne 13, a consacré une partie de son programme à la politique promue par le ministre Smotrich et à l’ampleur de son succès à reprendre le contrôle de la Judée Samarie, qu’il a déploré.

« Bezalel Smotrich a fièrement annoncé une révolution dans les ‘territoires’. Il n’exagère pas : la décision prise par le gouvernement concernant le mode d’enregistrement des terres dans les ‘territoires’ s’inscrit dans le cadre d’une révolution insensée que Smotrich mène dans ces mêmes ‘territoires’ : création de nouvelles communes, arrêt de l’évacuation des avant-postes illégaux, modification des lois d’urbanisme et de construction, des budgets et annexions de facto », a affirmé Drucker.

Le journaliste vedette ajoute qu’il a du mal à comprendre pourquoi, compte tenu de ces résultats, le parti de Smotrich stagnait dans les sondages, à la limite du seuil électoral.

Drucker en conclut – à tort – que la révolution en Judée-Samarie n’a pas d’importance pour un large électorat. Il affirme que le faible nombre de mandats remportés par Smotrich prouve que le public ne se soucie guère de cette question.

« Les pionniers font beaucoup de bruit, ils ont un poids politique considérable, mais ils ne représentent pas suffisamment d’électeurs pour que ce sujet ait une réelle importance à leurs yeux. Et la situation politique de Smotrich en est la preuve flagrante,» conclut Drucker.

Drucker a raison sur plusieurs points concrets :

  • Bezalel Smotrich mène effectivement une politique très agressive et systématique en Judée-Samarie, qualifiée par lui-même et par de nombreux observateurs de « révolution ». Les mesures récentes incluent une facilitation massive de l’enregistrement des terres au profit des Israéliens, la création ou la légalisation de nouvelles implantations, l’arrêt quasi-total des évacuations d’avant-postes illégaux, des changements dans les règles d’urbanisme et de construction, et une augmentation des budgets alloués au secteur.

    Smotrich lui-même parle ouvertement de souveraineté, d’annulation des accords d’Oslo et d’« encouragement à l’émigration » des Arabes.
  • Les sondages récents (début-février 2026) montrent effectivement que le parti ציונות דתית (Religious Zionism) stagne ou se trouve très souvent sous le seuil électoral de 3,25 % (souvent entre 1,9 % et 2,6-2,8 %. Dans certains cas, il atteint péniblement 4-5 mandats, mais la tendance dominante est très faible, voire menaçante pour sa survie politique indépendante.

Là où l’analyse de Drucker devient discutable ou incomplète :

  1. La conclusion « le public israélien ne se soucie pas de la Judée-Samarie » est réductrice et déshumanisante.
    Le fait que Smotrich personnellement et son parti peinent électoralement ne prouve pas que l’électorat juif-israélien rejette globalement l’expansion en Judée Samarie ou une annexion de facto. Plusieurs éléments contredisent sa lecture simpliste :
    • Une grande partie de l’électorat de droite (Likud inclus) soutient ces politiques sans pour autant voter Smotrich. Le Likud reste fort (souvent 25-27 mandats dans les sondages de gauche récents) et Netanyahu n’a jamais freiné Smotrich sur ce dossier. Au contraire, le gouvernement autorise et finance ces avancées.
    • L’électorat « nationaliste religieux modéré » de Bennett s’est largement détourné de Smotrich vers d’autres options (Bennett lui-même, Otzma Yehudit de Ben-Gvir, ou même le Likud). Smotrich a perdu une partie substantielle de sa base de 2022 sans que cela signifie un rejet de sa ligne idéologique « Judée-Samarie ».
    • Otzma Yehudit (Ben-Gvir) reste souvent à 7-10 mandats dans les sondages, et son discours est encore plus tranché sur certains aspects sécuritaires et nationalistes. Une partie de l’électorat « dur » préfère Ben-Gvir (plus charismatique, plus médiatique) à Smotrich, qui fait souvent des gaffes et s’excuse ensuite.
    En résumé : le public de droite soutient majoritairement un retour renforcé sur la Judée-Samarie, mais il n’est pas disposé à donner autant de pouvoir à Smotrich personnellement.
  2. Confusion entre poids électoral direct et poids politique réel.
    Drucker dit que « les pionniers font beaucoup de bruit, mais ne représentent pas assez d’électeurs ». C’est partiellement vrai numériquement (les pionniers représentent ~7-8 % de l’électorat juif), mais politiquement faux.

    Depuis 2022, une petite faction solide (Smotrich + Ben-Gvir) a obtenu un levier disproportionné grâce au système de coalition israélien et à la faiblesse électorale de Netanyahu. Même si Smotrich tombe sous le seuil en 2026, les politiques qu’il a impulsées (et que le gouvernement a validées) perdureront sous une forme ou une autre, car la droite, fortement majoritaire (environ 65% de l’électorat) restera probablement au pouvoir malgré les divisions dues aux égos des chefs de partis politiques.
  3. Biais émotionnel.
    La gauche vomit la présence juive en Judée Samarie. Elle la veut tout entière pour les Arabes. D’une part, elle a une tendresse particulière pour les « Palestiniens », qu’elle considère comme opprimés par Israël, d’autre part, les pionniers représentent politiquement tout ce qu’ils rejettent. L’emploi répété par le journaliste de termes comme « révolution insensée », « déplorer », « modification des lois », etc., montre une position normative très marquée (opposition claire à ces politiques). Cela n’invalide pas les faits, mais affaiblit la prétention à une analyse neutre. Drucker passe de « Smotrich réussit sur le terrain » à « donc le public s’en fiche », sans explorer les explications alternatives réalistes (échec personnel de Smotrich, dispersion des voix à droite, lassitude post-guerre, priorisation d’autres sujets comme l’économie ou la conscription).

Bilan

Drucker identifie correctement le paradoxe apparent : Smotrich obtient des résultats concrets très importants pour l’idéologie nationaliste-religieuse, mais son parti s’effondre dans les sondages.

Cependant, sa conclusion (« le sujet n’a pas d’importance pour le large électorat ») est trop ancrée dans son désir de confirmer son biais, et elle ignore la fragmentation de la droite israélienne, le transfert de voix vers d’autres acteurs (Likud, Ben-Gvir, Bennett), et le fait que les acquis territoriaux de Smotrich sont soutenus par une coalition beaucoup plus large que son seul parti – y compris ce que les médias appellent la « majorité silencieuse » – qui est en fait la majorité qu’ils ne veulent pas faire entendre au public.

En clair : la « révolution » de Smotrich a réussi sur le plan idéologique, et elle est en train de réussir sur le plan opérationnel – et ce, bien plus qu’électoralement. Cela ne signifie pas que le public juif-israélien rejette l’idée, mais que Smotrich, en tant que leader, paye cher son style, les conflits internes à la droite, et la concurrence féroce dans son propre camp. Enfin, Drucker oublie que Smotrich est en ce moment aux premières lignes de la lutte contre les monopoles : celui du lait, et la suppression des droits d’importation par les particuliers en dessous de 150 dollars.

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