En novembre, la cour a donné à l’État 45 jours pour montrer qu’il avait pris davantage de mesures pour punir les hommes ultra-orthodoxes refusant les ordres de conscription. Selon un rapport de la chaîne 14 d’Israël, les réfractaires juifs ultra-orthodoxes représentent moins de la moitié du nombre total d’Israéliens ayant reçu des avis de conscription qui ne se sont pas rendus aux centres d’incorporation.
Selon les chiffres du ministère de la Défense présentés aux ministres, il y a environ 90 000 citoyens éligibles à la conscription, âgés de 18 à 29 ans, qui ne se sont pas rendus aux centres d’incorporation malgré la réception d’avis de conscription. Parmi ceux-ci,
- Environ 45 % sont membres de la communauté ultra-orthodoxe.
- Ces chiffres n’incluent pas la majorité de la population arabe d’Israël, qui n’est pour la grande majorité pas éligible à la conscription.
Les chiffres étaient basés sur un briefing présenté aux ministres du gouvernement, y compris le Premier ministre Netanyahou, lors de délibérations sur des sanctions proposées pour les réfractaires.
Lors d’une audience, ce dimanche, les ministres du gouvernement ont envisagé des sanctions économiques pour ceux refusant les ordres de conscription, quelle que soit leur affiliation.
Depuis 2024, le gouvernement a du mal à respecter les quotas de conscription imposés par la Cour suprême à la communauté ultra-orthodoxe, un grand nombre d’étudiants en yeshiva – qui jusqu’à présent étaient éligibles à des reports annuels – refusant simplement de répondre aux avis de conscription.
La procureure générale Gali Baharav-Miara a plaidé pour des sanctions plus sévères contre les haredis qui refusent la conscription, et elle a déposé une requête auprès de la Cour suprême pour forcer l’État à adopter ses propositions, accusant le gouvernement d’ignorer les précédentes décisions de la cour.
Les législateurs ultra-orthodoxes, cependant, ont accusé le gouvernement d’application sélective des lois sur la conscription, ciblant les ultra-orthodoxes pour des sanctions alors qu’un grand nombre d’autres Israéliens ne se présentent également pas aux bureaux d’incorporation sans subir de sanctions similaires.
À la fin de la réunion, le Premier ministre Netanyahou a tranché, et pour la première dois, a appelé à la création d’une équipe ministérielle pour travailler avec la Direction des effectifs de Tsahal afin d’examiner comment la question devrait être traitée.
Les conclusions de l’équipe seront présentées à Netanyahou dans les 30 jours. Nous croisons les doigts pour que 1) le dossier soit examiné avec la transparence requise, 2) que les groupes qui refusent la conscription soient clairement identifiés, 3) que les haredis cessent d’être les boucs-émissaires d’un système qui cache la majorité des coupables, et 4) que la Cour Suprême n’interdise pas la création de la commission d’enquête dans le but d’empêcher l’identification de groupes qu’elle aime protéger.
© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org

