Traduction par Magali Marc de l’article d’Amichai Stein, paru le 9 février dans le Jerusalem Post et mis à jour le 10 février.
Trump et Netanyahu vont définir une stratégie pour les négociations avec l’Iran et des solutions de rechange.
Les deux dirigeants doivent discuter des pourparlers actuels entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que de la possibilité d’une action militaire
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’est envolé mardi pour une brève visite aux États-Unis. Il doit rencontrer mercredi, le11 février, le président américain Donald Trump et des membres haut placés de son administration.
Les responsables israéliens décrivent cette réunion comme une « session de définition de la stratégie », ce qui signifie qu’elle portera non seulement sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran, mais aussi sur les conséquences d’un éventuel échec des pourparlers, y compris la possibilité d’une frappe militaire américaine.Le Premier ministre sera accompagné de son Secrétaire militaire, le Général de division Roman Gofman, et du directeur par intérim du Conseil national de sécurité (NSC), Gil Reich.
Les souhaits et les attentes des États-Unis concernant les négociations
Le Vice-Président américain JD Vance a déclaré lundi en Arménie qu’il n’y avait pas de lignes rouges à ce stade, mais que Trump recherchait un accord large et complet.
« S’il y a des lignes rouges dans les négociations avec l’Iran, c’est Trump qui les fixera », a déclaré le vice-président. « Il veut un accord significatif. Parvenir à un accord avec l’Iran serait bénéfique pour tout le monde. »
Dans le même temps, Washington a averti les navires battant pavillon américain de rester aussi loin que possible des eaux territoriales iraniennes lorsqu’ils transitent par le Détroit d’Ormuz, par crainte de provocations potentielles de la part de Téhéran.
Aussi, la République islamique a durci sa position.
Mohammad Eslami, directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (AEOI), a déclaré que le pays pourrait accepter de diluer ses stocks d’uranium enrichi à 60 % en échange de la levée totale de toutes les sanctions.De plus, Ali Larijani, le Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien et conseiller politique du guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, devrait arriver mardi à Oman pour poursuivre les discussions sur un éventuel accord avec les États-Unis.
Le Jerusalem Post a rapporté dimanche que l’administration américaine avait fait savoir à l’Iran qu’elle attendait de son Ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et de la délégation iranienne qu’ils se présentent à la prochaine réunion « avec un contenu substantiel », selon deux sources proches du dossier.
Les envoyés de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont rencontré vendredi à Oman M. Araghchi et d’autres hauts responsables, en compagnie du chef du Commandement central américain (CENTCOM), l’amiral Brad Cooper.Si cette première réunion a été qualifiée de « bonne réunion », axée principalement sur la manière dont les négociations seraient menées plutôt que sur les questions fondamentales elles-mêmes, les responsables américains attendent désormais des Iraniens qu’ils se présentent à la prochaine réunion prêts à faire des concessions sur la question nucléaire et d’autres sujets, selon les deux mêmes sources.Aucune autre réunion n’a encore été programmée, et l’on estime qu’elle ne sera fixée qu’après le sommet Trump-Netanyahou.
© Traduction et adaptation, Magali Marc pour Israël 24/7.org
Source : https://www.jpost.com/israel-news/article-886137

