Nos partenaires de C.H.A.R., une association qui combat – pour de vrai – les antisémites et les racistes, est partie plaignante contre l’Union Juive des Français pour la Paix, qu’elle poursuit pour financement du terrorisme, ce qui a déclenché une enquête antiterroriste contre l’UJFP.
Résumé de l’affaire
L’Union juive française pour la paix (UJFP), une association antisioniste créée en 1994, fait l’objet d’une enquête préliminaire du parquet national antiterroriste pour les chefs de financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste.
Cette enquête a été ouverte le 8 août 2025, à la suite d’une plainte déposée le 2 juillet 2025 par l’association Contre la haine, l’antisémitisme et le racisme (Char).
Les éléments à l’origine de la plainte :
- Lors d’une conférence en juin 2025, deux responsables de l’UJFP ont déclaré avoir levé plus de 600 000 € destinés à Gaza et revendiqué des liens avec le Hamas – dont je rappelle qu’elle est classée comme terroriste par l’Union européenne.
- Ces propos ont été enregistrés par des participants, et l’avocate de Char les qualifie de « particulièrement alarmants », dénonçant une proximité organisationnelle entre l’UJFP et le Hamas.
Dans le droit fil de cette proximité,
- L’UJFP a justifié publiquement les attaques du 7 octobre 2023, ce qui avait déjà attiré une plainte pour apologie du terrorisme.
- Une perquisition a eu lieu en septembre 2025 chez le directeur de publication du site de l’association.
- L’UJFP affirme placer ses dons dans un cadre humanitaire, mais ses critiques soulignent que l’argent pourrait être en contact avec des acteurs contrôlés par le Hamas.
Rôle de Char
L’association Char, partenaire d’Israël24/7, est un acteur central de cette affaire : c’est elle qui a déposé la plainte motivant l’ouverture de l’enquête antiterroriste contre l’UJFP, en s’appuyant sur les éléments enregistrés lors d’événements publics où des membres de l’UJFP sont accusés d’avoir fait état de liens et de transferts de fonds vers des entités considérées comme terroristes par l’UE.
Pourquoi c’est si important aujourd’hui
1. Plainte de l’UJFP contre deux Franco-Israéliennes pour complicité de génocide
- L’UJFP s’est constituée partie civile dans des plaintes déposées à Paris pour « complicité de génocide » contre deux militantes franco-israéliennes (Nili Kupfer-Naouri et Rachel Touitou) soupçonnées d’avoir bloqué des camions d’aide humanitaire à Gaza.
2. Enquête contre l’UJFP pour financement du terrorisme
- Mais l’UJFP fait l’objet d’une enquête préliminaire ouverte par le Parquet National Antiterroriste (PNAT) pour financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste à la suite d’une plainte déposée par l’association Char.
3. Juridiquement, les deux affaires restent indépendantes
Sur le plan strictement juridique en droit pénal français :
- La plainte pour complicité de génocide ne dépend pas de l’enquête contre l’UJFP, même si cette dernière investit l’association dans un rôle défavorable.
- Une procédure pénale lancée contre l’UJFP ne « suspend » ni n’« annule » automatiquement une plainte déposée par elle-même. Chaque enquête/procédure est instruite par des magistrats différents, et l’existence de l’une ne neutralise pas automatiquement l’autre.
👉 En l’état, il n’existe aucun mécanisme légal automatique permettant de faire disparaître une plainte sous prétexte qu’une autre procédure pénale vise la partie civile.
Les démarches restent cumulatives jusqu’à un éventuel classement sans suite ou une décision judiciaire définitive.
4. Stratégie juridique et communicationnelle
Même si les procédures sont juridiquement autonomes, le dossier contre l’UJFP aura désormais un impact indirect très fort sur la plainte pour génocide.
5. Affaiblissement de la crédibilité de l’UJFP
L’UJFP, désormais visée par une enquête pour financement du terrorisme, se trouve dans une position stratégiquement et médiatiquement vulnérable. Cela peut :
- réduire sa capacité à mobiliser d’autres parties civiles ou des soutiens politiques et médiatiques,
- affaiblir la perception publique et institutionnelle de sa plainte pour génocide,
- Être exploité par les défenseurs des personnes visées par la plainte pour génocide pour contester la légitimité ou l’intérêt à agir de l’UJFP.
Ce genre d’effet n’est pas une “annulation juridique” mais un affaiblissement de l’impact stratégique dans l’arène judiciaire et médiatique.
6. Question de l’intérêt à agir (“locus standi”)
Si l’UJFP est affectée par une mise en examen ou une poursuite pour des faits graves, la défense des deux militantes franco-israéliennes pourrait contester :
- la qualité de l’UJFP à se constituer partie civile,
- son intérêt à agir dans l’affaire de génocide,
- Ou soulever des questions de partialité ou de crédibilité.
Cela ne « fait pas disparaître » la plainte, mais cela ouvre la voie à des arguments procéduraux pour la neutraliser ou la faire classer.
On dit quoi ? Merci Char, qui s’affiche résolument comme un acteur désormais incontournable dans la lutte contre le camp du Mal pendant que certains font les beaux dans les couloirs du Crif.
© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org

