Actuellement, la conseillère juridique semble être en pleine tourmente.
La conseillère juridique du gouvernement israélien, Gali Baharav-Miara a soumis une pétition à la Cour suprême pour forcer le Premier ministre Benjamin Netanyahu à limoger Ben-Gvir, l’accusant d’abuser de son autorité et d’interférer dans l’indépendance de la police israélienne.
Ben-Gvir, de son côté, rejette ces allégations comme motivées par des divergences idéologiques plutôt que par des faits légaux, d’ailleurs l’AG n’a pas d’exemples d’actes illégaux.
Des leaders de la coalition, y compris Netanyahu, ont indiqué qu’ils pourraient défier une décision de la Cour suprême en faveur du limogeage, risquant une escalade constitutionnelle.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de la réforme judiciaire ratée par le ministre Lévine.
Miara semble prête à tout pour faire tomber le ministre Ben Gvir. Avec ses alliés devant la Cour suprême, ils s’engagent dans une crise constitutionnelle, sans se soucier des conséquences, alors même que le Premier ministre et le ministre de la Justice ont annoncé qu’ils ne respecteraient pas les décisions de cette cour si elle décide de démettre le ministre.
Ce n’est pas une question de délit – il n’en a commis aucun, ni de suspicion – il n’en existe pas, ni même d’enquête – aucune n’est en cours. Il s’agit purement d’une tentative de limogeage par haine idéologique.
Ben Gvir agit, Baharav-Miara désapprouve
- Baharav Miara désapprouve les décisions punitives de Ben Gvir qui ont retiré le bien-être aux terroristes en prison.
- Elle a accusé Ben-Gvir d’obstruction à la justice en refusant de promouvoir un officier de police impliqué dans le procès pour corruption du Premier ministre Netanyahu. Elle a qualifié cela de « violation flagrante » des principes d’un accord légal contraignant qu’il avait conclu avec elle – accord dont il a nié l’existance.
- Mont du Temple. Baharav-Miara a condamné les interventions de Ben Gvir concernant la gestion sécuritaire du Mont du Temple, les qualifiant de violations « potentielles » des normes légales et d’abus d’autorité qui « pourraient » miner la neutralité des forces de l’ordre. Sauf que les normes légales ont été respectées et la neutralité des forces de l’ordre n’a pas été minée.
- Baharav-Miara a déclaré que les directives de Ben-Gvir pour disperser les blocages de routes (par exemple, lors de manifestations) étaient « dépourvues de toute validité légale », arguant qu’elles outrepassaient ses pouvoirs et ignoraient les principes constitutionnels de proportionnalité et de respect des droits civils.
- Elle s’oppose à sa gestion des affaires dans le Néguev où il a décidé de ramener l’ordre dans les régions bédouines où les gangs, les armes, le trafic, le vol ont remplacé l’état de droit,
- Elle est outrée par le soutien des policiers envers Ben Gvir – soutien réciproque.
La réponse à cette situation ?
Écarter un ministre. Sans fondement juridique, en l’absence de la moindre loi, et sans vergogne car elle pense être protégée par la machine de l’Etat profond – la même machine qui fait dérailler l’enquête sur les fuites de vidéo de la prison Sdé Teimane.
Un ministre contre lequel il n’existe aucune accusation, aucune enquête, aucune preuve de malfaisance ou de corruption donc, c’est pire que les tentatives d’impeachment contre Trump, qui reposaient « au moins », sur des dossiers fabriqués (le dossier russe fabriqué Hillary Clinton).
Tout cela s’apparente à un pur coup d’Etat politique – par une personne qui affirme défendre la démocratie.
Question : cette stratégie pourrait-elle s’avérer être la goutte qui fait déborder le vase ? Leur plus grande erreur qui pourrait leur coûter cher – c’est à dire leur pouvoir de nuisance contre la voix du peuple ?
En s’opposant à Ben Gvir, la conseillère juridique pourrait bien créer le prochain leader de la droite forte. Si elle obtient gain de cause et que Ben Gvir est écarté, même ceux qui n’avaient jamais envisagé de voter pour lui pourraient changer d’avis et renforcer le camp de la droite.
Le résultat ?
- Ben Gvir pourrait franchir la barre des 15 sièges à la Knesset,
- Cela pourrait donner naissance à un « Ben Gvir amplifié », qui deviendrait peut-être même ministre de la Justice.
Si cette dynamique se poursuit, qui sait ? Peut-être qu’il deviendra Premier ministre.
Devrions-nous encourager Miara à continuer dans cette voie ?
© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org

