Écarter le ministre Ben Gvir avec un dossier vide : jusqu’où peut aller le pouvoir juridique de l’Etat profond

Actuellement, la conseillère juridique semble être en pleine tourmente.

La conseillère juridique du gouvernement israélien, Gali Baharav-Miara a soumis une pétition à la Cour suprême pour forcer le Premier ministre Benjamin Netanyahu à limoger Ben-Gvir, l’accusant d’abuser de son autorité et d’interférer dans l’indépendance de la police israélienne.

Ben-Gvir, de son côté, rejette ces allégations comme motivées par des divergences idéologiques plutôt que par des faits légaux, d’ailleurs l’AG n’a pas d’exemples d’actes illégaux.

Des leaders de la coalition, y compris Netanyahu, ont indiqué qu’ils pourraient défier une décision de la Cour suprême en faveur du limogeage, risquant une escalade constitutionnelle.

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de la réforme judiciaire ratée par le ministre Lévine.

Miara semble prête à tout pour faire tomber le ministre Ben Gvir. Avec ses alliés devant la Cour suprême, ils s’engagent dans une crise constitutionnelle, sans se soucier des conséquences, alors même que le Premier ministre et le ministre de la Justice ont annoncé qu’ils ne respecteraient pas les décisions de cette cour si elle décide de démettre le ministre.

Ce n’est pas une question de délit – il n’en a commis aucun, ni de suspicion – il n’en existe pas, ni même d’enquête – aucune n’est en cours. Il s’agit purement d’une tentative de limogeage par haine idéologique.

Ben Gvir agit, Baharav-Miara désapprouve

La réponse à cette situation ?

Écarter un ministre. Sans fondement juridique, en l’absence de la moindre loi, et sans vergogne car elle pense être protégée par la machine de l’Etat profond – la même machine qui fait dérailler l’enquête sur les fuites de vidéo de la prison Sdé Teimane.

Un ministre contre lequel il n’existe aucune accusation, aucune enquête, aucune preuve de malfaisance ou de corruption donc, c’est pire que les tentatives d’impeachment contre Trump, qui reposaient « au moins », sur des dossiers fabriqués (le dossier russe fabriqué Hillary Clinton).

Tout cela s’apparente à un pur coup d’Etat politique – par une personne qui affirme défendre la démocratie.

Question : cette stratégie pourrait-elle s’avérer être la goutte qui fait déborder le vase ? Leur plus grande erreur qui pourrait leur coûter cher – c’est à dire leur pouvoir de nuisance contre la voix du peuple ?

En s’opposant à Ben Gvir, la conseillère juridique pourrait bien créer le prochain leader de la droite forte. Si elle obtient gain de cause et que Ben Gvir est écarté, même ceux qui n’avaient jamais envisagé de voter pour lui pourraient changer d’avis et renforcer le camp de la droite.

Le résultat ?

Si cette dynamique se poursuit, qui sait ? Peut-être qu’il deviendra Premier ministre.

Devrions-nous encourager Miara à continuer dans cette voie ?

© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org

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