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Ce que les médias oublient d’expliquer au sujet des frappes israéliennes sur le pétrole iranien

09 Mar 2026
Ce que les médias oublient d’expliquer au sujet des frappes israéliennes sur le pétrole iranien

Voici un important éclaircissement concernant les frappes israéliennes contre le pétrole en Iran, que bien entendu les médias ne vont pas se bousculer pour être les premiers à vous expliquer.

Israël ne cible pas l’infrastructure énergétique de l’Iran : les raffineries, les installations de production, ni les systèmes nécessaires à la relance future du pays. Les frappes visent principalement les réserves de pétrole.

Pourquoi ?

La distinction entre infrastructures pétrolières et réserves stockées

Dans la guerre moderne, il existe une différence importante entre :

  • Infrastructure énergétique structurelle (raffineries, puits, pipelines, terminaux d’exportation)
  • Capacité de stockage ou flux logistique immédiat (réservoirs, dépôts, tank farms, terminaux de chargement)

Cibler les stocks plutôt que les capacités de production poursuit plusieurs objectifs en phase avec les objectifs israéliens :

  1. Assécher les liquidités immédiates du régime
  2. Limiter l’impact humanitaire à long terme
  3. Préserver l’économie d’un futur gouvernement

C’est ce que fait et veut Israël, et c’est une logique intelligente qui a déjà été utilisée :

  • par les États-Unis contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak par des frappes sur des camions-citernes et dépôts. On se souvient cependant qu’Obama avait refusé de bombarder les dépôts de pétrole de l’Etat islamique au cœur de sa puissance et des exécutions publiques qu’il diffusait par vidéo au monde entier, et ce par peur pour la pollution.
  • Pendant la Guerre du Golfe, où certaines infrastructures ont été volontairement épargnées pour la reconstruction.

Donc l’argument stratégique d’Israël est cohérent. C’est une stratégie qui exerce une pression financière rapide sans transformer l’Iran en État économiquement détruit pendant des décennies. Et le président Trump l’a parfaitement compris, lorsqu’il a déclaré, la nuit dernière, que les prix du pétrole redescendront rapidement et que c’est un tout petit prix à payer pour la paix globale et la sécurité.

CRUDE AWAKENING: President Trump said rising oil prices tied to the conflict with Iran are "a very small price to pay" for global safety and peace, predicting prices will fall once the nuclear threat is eliminated. pic.twitter.com/NuhO3E54cg

— Fox News (@FoxNews) March 8, 2026

Pourquoi c’est important

Les réserves pétrolières étant utilisées par le régime pour financer sa machine de guerre et soutenir ses opérations militaires, il était important pour Israël de les assécher.

L’objectif d’Israël n’est pas de détruire la capacité de l’Iran à fonctionner comme un État à l’avenir. L’objectif est de priver le régime de la principale source financière qu’il utilise en ce moment pour financer le terrorisme, les missiles et l’agression régionale.

En ciblant les réserves pétrolières accessibles au régime – plutôt que l’infrastructure elle-même – la pression s’exerce directement sur le système au pouvoir, et non sur le futur à long terme du peuple iranien. Cette distinction est particulièrement importante. Le jour où le régime actuel aura disparu (s’il disparaît), l’Iran disposera toujours de l’infrastructure nécessaire pour se reconstruire et prospérer.

Israël ne travaille pas directement à faire tomber le régime totalitaire islamique (il est d’ailleurs possible qu’il ne tombe pas, même si la guerre est clairement gagnée et que l’Iran est écrasé), mais il ne veut pas entraver les chances que cela se produise. De plus, il veut préserver la perspective d’un avenir meilleur pour le peuple iranien. Israël a clairement montré, par les cibles de ses attaques, que ce conflit ne vise pas le peuple iranien. Il vise un régime qui cause des souffrances au monde entier et est la source de l’instabilité dans toute la région.

Malgré cela, le sénateur Graham, un ami de l’Etat juif, s’oppose à toute attaque contre les installations pétrolières iraniennes et dit aux Israéliens : « Choisissez vos cibles avec soin. »

Graham :

« Veuillez être prudents concernant les cibles que vous choisissez. Notre objectif est de libérer le peuple iranien d’une manière qui ne paralysera pas ses chances de commencer une vie nouvelle et meilleure lorsque ce régime s’effondrera. L’économie pétrolière de l’Iran sera essentielle à cet effort. »

Graham n’a pas compris la différence importante que j’explique ci-dessus entre les réserves de pétrole et l’infrastructure. Ce qu’il dit est seulement vrai en partie, mais ce qu’il ne dit pas est tout aussi vrai : si le pétrole explose, les biens de consommation vont monter, l’inflation va augmenter, le coût de la vie va monter, et contrairement à l’époque Biden où ils sont restés très discrets quand le prix de l’essence s’est envolé, là les médias feront un matraquage continu sur le sujet, et ce pour faire perdre au président Trump les élections de mi-mandat, car le prix du pétrole influence directement les élections américaines et le prix de l’essence est un indicateur psychologique majeur pour l’électeur.

A l’approche des midterms, un pic du pétrole sera un angle d’attaque politique majeur.

Le chaînon manquant

Il y a cependant un facteur stratégique majeur que les analystes ne mentionnent pas : Le marché peut compenser une perte iranienne. Si la production iranienne chute fortement, plusieurs acteurs peuvent compenser :

  • Arabie saoudite
  • Émirats arabes unis
  • États-Unis
  • éventuellement Irak
  • réserves de l’OTAN

Les producteurs disposent de capacités de réserve. Autrement dit : une destruction partielle du pétrole iranien ne provoquerait pas automatiquement une explosion durable des cours.

La désinformation est partout, lorsqu’il s’agit de faire des juifs les boucs émissaires

C’est là que l’on doit comprendre que le marché pétrolier ne réagit pas au bombardement par Israël, mais qu’à leur habitude, les médias et les dirigeants bien intentionnés ont sauté sur l’occasion pour faire porter le chapeau à Israël. En réalité, la hausse des cours est due à la perception de risque dans le détroit d’Ormuz, beaucoup plus qu’à la production iranienne.

Le vrai déclencheur d’une flambée serait la fermeture ou menace sur le détroit d’Ormuz.

Au final

Israël n’a pas forcément un intérêt fort à bombarder les puits de pétrole de l’Iran, même si cela permet d’assécher très vite les ressources des mollahs pour la guerre, car il a besoin d’un allié fort aux mains libres pour la suite des événements : n’oublions pas que Gaza doit être nettoyé de l’armement du Hamas et des autres organisations terroristes, et que c’est loin d’être accompli. Si le parti républicain perd le Congrès en novembre prochain – et novembre arrive très vite, en politique, le président Trump sera entravé par une foule d’initiatives destinées à le paralyser, sans compter les nouvelles tentatives de destitution.

La seule faiblesse des analystes est de supposer qu’une frappe d’Israël sur l’économie pétrolière iranienne provoque nécessairement une crise pétrolière mondiale. Ce n’est pas garanti. En revanche, la faiblesse israélienne repose sur la perception du risque global — alors que l’Etat juif n’a aucun contrôle aujourd’hui autour du détroit d’Ormuz, dont la fermeture pourrait effectivement créer un choc pétrolier, devenir un problème politique pour Washington, auquel je peux cependant vous assurer que le président Trump et le Premier ministre Netanyahou ont déjà pensé et prévu les ripostes.

© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org

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