Disons les choses clairement : les journalistes français sont des clowns, des blaireaux, des crétins. Par obsession anti-américaine et anti-israélienne, ils prennent leurs désirs pour des réalités. Ils ont passé des années à décrire les dirigeants islamistes d’Iran comme des « conservateurs » tandis qu’ils décrivent Netanyahou comme un « extrémiste de droite ».
Disons autre chose clairement : Militairement, l’Iran n’est pas en position d’« écraser » les États-Unis et Israël. C’est tellement déconnecté de la réalité que c’en est désopilant.
Dans l’état actuel des analyses stratégiques, aucun centre militaire sérieux ne considère que l’Iran domine militairement le conflit.
- Les frappes américaines et israéliennes ont dégradé des capacités clés iraniennes, notamment des navires, des sites nucléaires et des infrastructures militaires.
- L’Iran subit des dizaines de bombardements aériens quotidiennement, qu’il ne peut pratiquement pas empêcher, faute de supériorité aérienne.
- La stratégie américano-israélienne vise à détruire les missiles balistiques, la marine iranienne et les capacités de projection du régime. Et même si le président Trump a tendance à fanfaronner et exagérer, il n’est pas irréaliste de supposer que près de 90% de l’arsenal de missiles balistiques et de drone a été détruit.
En termes de puissance brute, l’écart est tellement massif, qu’on se demande si les médias français vont chercher leurs informations dans des pochettes surprises ou qu’ils le font au doigt mouillé.
- budget militaire américain ≈ plusieurs centaines de milliards
- supériorité aérienne et satellitaire totale
- capacités cyber et ISR (renseignement, surveillance, reconnaissance)
C’est d’ailleurs pourquoi la guerre ne se déroule pas comme une confrontation conventionnelle symétrique.
Confusion entre « capacité de nuisance » et « victoire »
Si l’Iran tire encore des missiles ou ferme le détroit d’Ormuz, certains militants journalistes peuvent présenter cela comme :
« l’Iran tient tête »
« l’Iran inflige un revers »
alors que ce sont des actions de harcèlement, et certainement pas une domination militaire !
Focalisation sur les effets spectaculaires
Les médias couvrent davantage :
- les missiles qui tombent sur Israël et les pays du Moyen-Orient
- les drones
- les attaques de proxies
Et ils cachent presque totalement :
- les destructions d’infrastructures iraniennes
- les pertes militaires iraniennes
- la supériorité opérationnelle occidentale
Cela crée un biais destiné à influencer le public.
Tradition critique de la presse française envers les interventions américaines
Ce phénomène n’est pas nouveau. Lors de la guerre d’Irak, certains critiques avaient déjà accusé la presse française de narratif très pessimiste sur les opérations américaines, lié à une culture politique critique de Washington et une jalousie crasse envers celui qui gagne.
Voici de quoi se faire une petite idée de quoi on parle
Répartition approximative des moyens aériens américains relevant du Commandement des forces américaines en Europe (ou utilisant son espace aérien)

A cela, il convient d’ajouter les moyens aériens américains relevant du CENTCOM :

Puis nous avons deux porte-avions : le Gerald Ford,

Et l’Abraham Lincoln.

A cela, s’ajoute la force navale Eucom :

Et la force navale du Centcom :

Conclusion
L’Iran ressemble aujourd’hui à un pays militairement affaibli, mais encore capable de riposter dangereusement. Et rien de plus, ce qui n’est pas rien.


Excellent article, qui mérite d’être largement diffusé.