Quand on lit les propos du juge Yitzhak Amit, révélés dans un reportage de Netael Bandel, on comprend exactement pourquoi une grande partie du public ne le considère pas comme un président légitime de la Cour suprême, et encore moins pourquoi ils ne veulent pas le voir à la tête d’une commission d’enquête nationale.
Regardez ce qu’il écrit à ses collègues juges :
« Le Premier ministre, qui est un homme politique… choisit lui-même le commissaire du service civil ».
Cette phrase révèle tout. Dans ses propos, Amit méprise simplement le public et ses élus.
À ses yeux, le fait que le Premier ministre soit un « homme politique » (c’est-à-dire un élu ayant reçu un mandat du peuple) est une insulte qui le disqualifie de nommer des fonctionnaires.
Voici donc une courte leçon de civisme pour le juge Amit :
- c’est ainsi que fonctionne la démocratie.
- Le public vote dans l’urne
- le gouvernement est élu pour gouverner
- Et c’est lui qui nomme les fonctionnaires pour mettre en œuvre sa politique.
Celui qui pense que les élus sont un « danger » à neutraliser est lui-même politicien de fait – du pire genre, car il n’a pas conscience de sa mégalomanie et de son absence d’autorité publique pour gouverner.
C’est la dictature judiciaire que la réforme judiciaire a tenté de corriger – maladroitement, en sous-estimant la force de résistance de l’Etat profond.
Le navire ne coule pas, il essaie simplement de naviguer dans la direction choisie par le peuple, et les capitaines en toge essaient de saboter le gouvernail.
