Faut-il soumettre les plus hauts responsables judiciaires israéliens au polygraphe ?

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Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, par l’intermédiaire de son collègue de parti, le député Yitzhak Kreutzer, promeut une proposition de loi qui imposerait la réalisation de tests de polygraphe pour la conseillère juridique du gouvernement et le procureur général, tous les deux ans. Cette proposition sera débattue dimanche prochain lors de la réunion du comité des ministres chargés de la législation.

Dans l’exposé des motifs de cette proposition, il est mentionné que la confiance du public dans le système judiciaire est très faible. Cela est dû, entre autres, à des fuites incessantes, à une application sélective de la loi et à des intérêts personnels influençant la prise de décisions et la soumission d’accusations.

Dans les institutions de sécurité d’Israël – comme l’armée, le Shabak, le Mossad et d’autres agences de renseignement – ainsi que dans la police, des employés et des responsables passent régulièrement des tests de polygraphe pour détecter et prévenir des actions susceptibles de nuire gravement à la confiance du public. En revanche, les employés du ministère public et de la direction des conseils juridiques du ministère de la Justice ne sont pas soumis à des tests de polygraphe réguliers, malgré la sensibilité de leurs fonctions et leur accès à des informations classifiées.

Ainsi, il est proposé que, tous les deux ans, les employés du ministère de la Justice, y compris ceux de la direction des conseils juridiques et du ministère public, se soumettent à des tests de polygraphe. Ces tests viseront, entre autres, à éclaircir des questions relatives à la violation des lois et règlements, à la transmission d’informations à des tiers non autorisés et à la fuite d’informations classées.

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