L’Argentine classe la Force Al-Qods comme organisation terroriste : un tournant majeur dans la lutte internationale contre le terrorisme iranien
Buenos Aires, janvier 2026 — Le gouvernement argentin, sous la présidence de Javier Milei, a signé un décret classant officiellement la Force Al-Qods, branche extérieure du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) d’Iran, comme organisation terroriste. Cette décision historique s’inscrit dans une dynamique renouvelée de lutte contre le terrorisme international et honore la mémoire des victimes d’attentats qui ont profondément marqué l’histoire récente de l’Argentine.
Une décision ancrée dans la mémoire des attentats de Buenos Aires
L’IRGC et sa Force Al-Qods ont été directement associés dans le décret argentin aux attaques terroristes qui ont frappé Buenos Aires dans les années 1990. L’attentat contre l’ambassade d’Israël en 1992, qui a fait 30 morts et des centaines de blessés, a été l’un des premiers grands actes terroristes sur le sol argentin. Deux ans plus tard, l’attaque contre le centre communautaire juif AMIA a causé 84 morts et plus de 230 blessés, devenant l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays.
En avril 2024, une cour fédérale argentine a désigné l’Iran comme commanditaire des deux attentats, qualifiant l’attentat de l’AMIA de crime contre l’humanité et reconnaissant le rôle de groupes terroristes comme Hezbollah dans leur exécution.
Qui est la Force Al-Qods ?
La Force Al-Qods (Quds Force) est l’unité d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, chargée des opérations extérieures et reconnue pour former, armer et coordonner des groupes armés alliés à travers le Moyen-Orient et au-delà. Cette structure militaire et de renseignement opère directement sous l’autorité du Guide suprême iranien et a été désignée comme organisation terroriste par plusieurs pays, dont les États-Unis, le Canada, Israël, l’Arabie saoudite et Bahreïn.
Historiquement, la Force Al-Qods a été dirigée par des figures telles que Qassem Soleimani, tué en 2020, et a contribué à la formation de milices comme le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza et d’autres forces de la région, avec des implications étendues sur les conflits syriens, irakiens et yéménites.
Un classement terroriste qui donne des effets juridiques concrets
Le décret argentin inclut la Force Al-Qods dans le Registre public des personnes et entités liées au terrorisme et à son financement, avec pour conséquence l’application de sanctions financières et de restrictions opérationnelles ciblées. Cela vise à limiter la capacité de cette organisation à agir, tout en protégeant le système financier argentin contre toute utilisation en faveur de ses activités présumées.
Parmi les personnes nommément visées figure Ahmad Vahidi, ancien commandant de la Force Al-Qods et actuellement haut responsable de l’IRGC, qui est recherché par Interpol et cité dans le décret comme lié aux attaques historiques en Argentine.
Une impulsion internationale
La décision argentine s’inscrit dans un contexte où plusieurs gouvernements renforcent la pression sur les structures iraniennes, notamment en Europe où certains États membres, dont l’Allemagne, appellent à l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.
Un précédent fort pour la région et au-delà
Des pays d’Amérique latine comme le Paraguay avaient déjà cherché à inscrire l’IRGC dans des listes de terrorisme, illustrant une tendance régionale à reconnaître les risques liés aux réseaux soutenus par l’Iran.
Pour de nombreux experts, cette initiative argentine pourrait encourager d’autres États à franchir le pas, en nommant explicitement les organisations terroristes par leur nom et en utilisant leurs cadres juridiques nationaux pour limiter les activités transnationales qui menacent la sécurité internationale.
Le Ministre des Affaires Etrangères Israélien Gideon Sa’ar a invité l’hôte du Quai d’Orsay à condamner et classer à son tour l’organisation terroriste en comptant sur l’influence diplomatique de l’hexagone.
Se trouvera-t-il une voix pour clamer la vérité en Français ?
© David Nataf pour Israel247.org
