Depuis trop longtemps, un voile d’indifférence a été jeté sur une réalité lourde de conséquences pour la sécurité internationale et la France elle-même. Pendant des années, des structures associatives, sous couvert d’humanitaire, ont bénéficié d’une indulgence qui frise l’aveuglement judiciaire. C’est le cas du CBSP – Comité de Bienfaisance et de Soutien aux Palestiniens – rebaptisé aujourd’hui Humani’Terre. Malgré des éléments troublants quant à ses liens structurels, financiers et idéologiques avec le Hamas, la justice française a, en 2012, prononcé une acquittement qui reste à ce jour une tâche sur l’histoire judiciaire de notre pays.
Créé à la fin des années 1990, le CBSP s’était imposé sur la scène associative comme une organisation soutenant des causes palestiniennes. Très rapidement, des spécialistes du renseignement, des journalistes d’investigation et des associations de lutte contre le financement du terrorisme ont mis en avant des connexions inquiétantes entre certaines de ses branches, ses opérations financières et des réseaux du Hamas, organisation classée terroriste par l’Union européenne et les États-Unis.
Pourtant, en 2012, malgré des éléments qui auraient dû susciter une action ferme, ce qui aurait dû être une enquête approfondie s’est soldé par un acquittement de l’association. Une décision de justice qui a laissé de nombreux observateurs abasourdis et qui, pour beaucoup, a envoyé un message dangereux : en France, même lorsque des indices sérieusement établis pointent vers le financement indirect d’une organisation terroriste, l’appareil judiciaire peut choisir l’inaction.
Pendant plus d’une décennie, le CBSP a poursuivi ses activités sous son nom initial puis, subtilement, en adoptant une nouvelle identité : Humani’Terre. Ce changement de nom n’a pas dissipé les inquiétudes, mais il a permis à l’organisation de continuer à opérer, à collecter des fonds, à mobiliser des sympathisants sans que l’État n’exerce une surveillance renforcée ou ne réponde à l’urgence que représentaient les signaux d’alarme lancés depuis longtemps.
Ce n’est qu’en *2026, soit quatorze ans plus tard, qu’un tournant judiciaire intervient véritablement. Le **20 février 2026, cinq personnes en lien direct avec *Humani’Terre et Soutien Humani’Terre ont été mise en examen pour des accusations extrêmement graves : *financement d’une entreprise terroriste, **abus de confiance en bande organisée, et **blanchiment en relation avec une entreprise terroriste. Ces mises en examen ont été accompagnées de mesures concrètes : **saisies de deux immeubles, l’un à **La Courneuve, l’autre à *Paris, marquant enfin une réaction judiciaire forte.
Parmi les personnes impliquées figure une personnalité connue de l’ex-UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), ce qui met en lumière les réseaux institutionnels qui ont pu, de manière plus ou moins directe, favoriser ce qui s’apparente aujourd’hui à un relais financier et logistique du terrorisme islamiste.
Ce retournement est trop tardif ; il ne doit pas servir d’alibi à ceux qui ont minimisé le danger pendant des années. La France, patrie des droits de l’homme, ne peut tolérer que des structures servant de façade humanitaire deviennent des instruments de déstabilisation et de violence.
Aujourd’hui, il est urgent de tirer les leçons de cette affaire. Il est essentiel de renforcer les contrôles, d’affirmer sans compromis le principe que nul ne peut exploiter l’humanitaire pour financer le terrorisme et de soutenir sans réserve les alliés démocratiques, dont Israël, qui font face à ces mêmes dangers avec une détermination sans faille.
© Jean Vercor pour Israël 24/7.org

