Selon un rapport du Centre de Jérusalem pour la sécurité et les affaires étrangères (@JerusalemCenter), l’expression violence des « colons » est la nouvelle expression médiatique à la mode pour présenter des actes criminels isolés commis par des individus marginaux comme s’ils reflétaient la politique officielle du gouvernement israélien.
La violence d’où qu’elle vient doit être exposée et dénoncée, où qu’elle se produise, mais le fait d’apposer sur Israël une étiquette politique particulière s’inscrit dans une campagne plus large de double standard antisémite.
Accuser Israël en affirmant que « la violence des “colons” est une politique officielle de l’État israélien » est moralement équivalent à dire :
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« La politique officielle de la France est de vendre de la drogue dans les cités, d’organiser ou de tolérer les cris “Mort aux Juifs” dans les manifestations, de laisser des territoires entiers échapper au droit commun, d’encourager les émeutes anti-flics et de financer indirectement l’islamisme radical via les subventions aux Frères musulmans. »
- Dans les deux cas, on prend des actes criminels ou répréhensibles commis par des individus ou des groupes minoritaires (quelques pionniers violents en Judée-Samarie / quelques dealers, émeutiers, islamistes ou manifestants antisémites en France) et on les élève au rang de politique d’État délibérée et systématique.
- Dans les deux cas, on ignore volontairement que l’État réprime (ou tente de réprimer) ces actes :
- Israël arrête, juge et condamne régulièrement des pionniers violents (même si le processus est parfois trop lent), tout comme
- la France mène des opérations anti-drogue, disperse des manifestations illégales, interdit certains slogans et procède à des expulsions ou des interdictions d’associations (même si c’est très timidement et que les sanctions sont symboliques et non dissuasives)
- Dans les deux cas, on applique un double standard flagrant : on ne parle jamais de « politique officielle de violence policière » à chaque bavure, ni de « politique officielle de hooliganisme », ni de « politique officielle d’abandon des zones de non-droit » [encore que ce dernier exemple prête à discussion : il semble que ce soit devenu la politique officielle], alors que ces phénomènes existent bel et bien.
Accuser Israël des délits d’une minuscule minorité est une forme classique d’antisémitisme : diabolisation sélective : on criminalise l’État juif (et tout le peuple juif) en amalgamant les fautes de ses pires éléments avec sa politique officielle, tout en refusant d’appliquer le même raisonnement aux autres pays.
Si on relaie l’accusation contre Israël sous cette forme, on est antisémite, c’est aussi simple que çà. A moins d’accepter que la France mène une politique officielle de narcotrafic, d’antisémitisme d’État et de perte de souveraineté sur une partie de son territoire.
Pour la France, c’est évidemment absurde, exactement comme pour Israël.
La violence des « colons » [d’ailleurs ce ne sont pas des colons, mais des pionniers] n’est pas plus une politique d’Etat que ne l’est le trafic de drogue dans les cités.
