Sanctions européennes – des représentants franco-israéliens interpellent Paris : « Pourquoi l’Europe ne sanctionne-t-elle que des Israéliens ? »

La liste Avec les Patriotes d’Israël, qui représente une part significative de la communauté française d’Israël, prend acte de la décision adoptée lundi 11 mai à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, sur impulsion notamment du ministre français Jean-Noël Barrot, de geler les avoirs et d’interdire d’entrée dans l’Union sept «colons israéliens » et quatre organisations.

Nous ne contestons pas le principe selon lequel toute violence contre des civils, quels qu’en soient les auteurs, doit être combattue et sanctionnée. Nous saluons d’ailleurs que ce même paquet vise également douze dirigeants du Hamas, organisation terroriste responsable du massacre du 7 octobre.
Mais qui commet des violences?

Mais nous dénonçons avec la plus grande fermeté la logique de deux poids, deux mesures qui sous-tend la partie israélienne de ce dispositif.

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Seuls des citoyens israéliens font l’objet, depuis 2024, de ce traitement d’exception. Cette singularité interroge — et elle inquiète légitimement les Français d’Israël que nous représentons.
Nous rappelons par ailleurs :

Nous demandons en conséquence :

  1. ⁠La transparence complète sur les critères, les pièces et la procédure ayant conduit à l’inscription nominative de chaque personne et organisation sur la liste européenne ;
  2. ⁠L’ouverture, par le ministère des Affaires étrangères, d’un canal de dialogue formel avec les représentants qui seront élus des Français d’Israël (Conseil consulaire, conseillers) sur l’impact concret de ces sanctions pour nos compatriotes binationaux ;
  3. ⁠Que la France porte, avec la même énergie, des initiatives nominatives contre les responsables et financiers du terrorisme palestinien, ainsi que contre les situations d’occupation comparables traitées avec une indulgence remarquée par les institutions européennes.

    Les Français d’Israël ne demandent pas un régime de faveur. Ils demandent l’égalité de traitement — qui est, précisément, le premier principe républicain au nom duquel la France prétend agir.

© Professeur Michael Ayache, Avec les Patriotes d’Israël
Michaelayache@patriotes-israel.com

Sanctions européennes contre des citoyens israéliens : deux poids, deux mesures

Professeur Michael Ayache

La liste Avec les Patriotes d’Israël, qui représente une part significative de la communauté française d’Israël, prend acte de la décision adoptée lundi 11 mai à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, sur impulsion notamment du ministre français Jean-Noël Barrot, de geler les avoirs et d’interdire d’entrée dans l’Union sept «colons israéliens » et quatre organisations.

Nous ne contestons pas le principe selon lequel toute violence contre des civils, quels qu’en soient les auteurs, doit être combattue et sanctionnée. Nous saluons d’ailleurs que ce même paquet vise également douze dirigeants du Hamas, organisation terroriste responsable du massacre du 7 octobre.
Mais qui commet des violences?

Mais nous dénonçons avec la plus grande fermeté la logique de deux poids, deux mesures qui sous-tend la partie israélienne de ce dispositif.

Seuls des citoyens israéliens font l’objet, depuis 2024, de ce traitement d’exception. Cette singularité interroge — et elle inquiète légitimement les Français d’Israël que nous représentons.
Nous rappelons par ailleurs :

Nous demandons en conséquence :

  1. ⁠La transparence complète sur les critères, les pièces et la procédure ayant conduit à l’inscription nominative de chaque personne et organisation sur la liste européenne ;
  2. ⁠L’ouverture, par le ministère des Affaires étrangères, d’un canal de dialogue formel avec les représentants qui seront élus des Français d’Israël (Conseil consulaire, conseillers) sur l’impact concret de ces sanctions pour nos compatriotes binationaux ;
  3. ⁠Que la France porte, avec la même énergie, des initiatives nominatives contre les responsables et financiers du terrorisme palestinien, ainsi que contre les situations d’occupation comparables traitées avec une indulgence remarquée par les institutions européennes.

    Les Français d’Israël ne demandent pas un régime de faveur. Ils demandent l’égalité de traitement — qui est, précisément, le premier principe républicain au nom duquel la France prétend agir.

© Professeur Michael Ayache, Avec les Patriotes d’Israël
Michaelayache@patriotes-israel.com

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