Une architecture financière décentralisée que l’État français a commencé à démanteler … lentement
Le 4 décembre 2025, la République française a posé un acte décisif. Par arrêté conjoint du ministre de l’Intérieur et du ministre de l’Économie, l’État a ordonné le gel des avoirs de Humani’Terre et de ses structures satellites, sur le fondement des articles L. 562-2 du Code monétaire et financier — le cadre juridique réservé à la lutte contre le financement du terrorisme.
Cette décision n’émane pas d’Israël. Elle n’émane pas d’un think tank. Elle émane de la République française, sur la base des renseignements de la DGSI et de TRACFIN. Les services français ont établi que Humani’Terre finançait le Hamas. Les fonds ont été gelés. Les dirigeants ont été nommément désignés. Or Humani’Terre n’opérait pas seule. Elle s’inscrivait dans un écosystème plus vaste : celui de l’Association France Palestine Solidarité, qui conseille des dizaines de municipalités françaises sur leurs partenariats avec Gaza et la Judée-Samarie. Celui du Réseau de Coopération Décentralisée pour la Palestine, qui agrège les subventions de vingt-sept collectivités territoriales. Celui, enfin, de La France insoumise, qui neutralise politiquement toute tentative de contrôle en la requalifiant comme islamophobie ou complicité de génocide.
À trois mois des élections municipales, ce système continue de fonctionner. Et LFI continue d’investir sur ses listes des candidats aux profils révélateurs : le fils d’un imam expulsé pour antisémitisme, un colistier accusé de soutenir Dieudonné et de se moquer des otages du 7 octobre.
Cet article documente les faits. Il nomme les acteurs. Il établit les connexions.
EN BREF : LES FAITS ÉTABLIS
| Fait | Statut | Source officielle |
|---|---|---|
| Gel des avoirs de Humani’Terre pour financement du terrorisme | Confirmé | Arrêté du 4 décembre 2025, JORF réf. JORFTEXT000052995005 |
| Humani’Terre liée au Hamas | Établi par l’État français | DGSI, TRACFIN, arrêté ministériel |
| UAWC : employés condamnés pour attentat terroriste | Confirmé | Tribunaux israéliens, Commission européenne |
| Al-Haq, Addameer : dirigeants membres du FPLP | Documenté | Cour suprême israélienne, Ministère de la Défense israélien |
| Ces organisations sont partenaires de l’AFPS | Confirmé | Publications AFPS, rapports RCDP |
| Des municipalités françaises financent l’AFPS et le RCDP | Confirmé | Délibérations municipales publiques |
| LFI refuse de qualifier le Hamas de terroriste | Confirmé | Déclarations publiques post-7 octobre |
| LFI investit des candidats aux profils problématiques | Confirmé | Le Parisien, presse locale |
ARRÊTÉ DU 4 DÉCEMBRE 2025 : QUAND L’ÉTAT FRANÇAIS DÉSIGNE
L’arrêté publié au Journal Officiel (JORF) mérite d’être lu dans son intégralité, car il révèle bien plus qu’un simple gel d’avoirs. Trois organisations sont visées. La première, Soutien Humani’Terre, déclarée à Paris en 1990, portait avant 2018 le nom de Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens, et avant 2001 celui de Comité de Bienfaisance pour la Solidarité avec la Palestine. La deuxième, Humani’Terre, a été créée dans le Nord en 2018. La troisième, HRF France, opérait depuis Lyon. Ces changements de nom successifs ne sont pas anodins. Ils correspondent à des stratégies de dissimulation : à chaque fois que la pression des services de renseignement s’intensifiait, l’organisation changeait d’identité tout en conservant les mêmes réseaux, les mêmes circuits, les mêmes objectifs. L’arrêté désigne également quatre personnes physiques, avec leurs dates et lieux de naissance : Boubaker El Hadj Amor, Khaled Al Shouli, Hassan Houlla et Fatima Senhaji. Cette précision nominative est caractéristique des mesures antiterroristes. Elle signifie que l’État dispose de preuves individualisées contre chacun de ces dirigeants.
Le cadre juridique employé — les articles L. 562-2 du Code monétaire et financier — est le même que celui utilisé pour geler les avoirs de réseaux liés à Daech ou Al-Qaïda. La République française a donc officiellement classé Humani’Terre dans la catégorie des organisations finançant le terrorisme. Cette décision rend caduque l’argument selon lequel les accusations contre les partenaires de l’AFPS ne seraient que de la propagande israélienne. L’État français, souverainement, a tranché.
| Élément | Signification |
|---|---|
| Cadre juridique L. 562-2 | Même base légale que pour les réseaux Daech ou Al-Qaïda |
| Changements de nom successifs | Stratégie de dissimulation à chaque alerte des services |
| Désignation nominative des dirigeants | L’État dispose de preuves individualisées |
| Gel immédiat et interdiction de mise à disposition | Niveau de menace jugé élevé |
L’ARCHITECTURE DU FINANCEMENT : FRAGMENTATION, INTERMÉDIATION, PROTECTION
Le système qui permet à des fonds publics français de transiter vers des territoires contrôlés par le Hamas et le FPLP repose sur trois mécanismes complémentaires.
Vue d’ensemble du dispositif
| Pilier | Mécanisme | Effet |
|---|---|---|
| 1. Fragmentation | Chaque subvention reste sous 153 001 € | Pas de contrôle comptable renforcé, pas de consolidation nationale |
| 2. Intermédiation | L’AFPS sélectionne les partenaires palestiniens | Les municipalités ne choisissent pas directement les bénéficiaires |
| 3. Protection politique | LFI disqualifie toute vigilance comme « islamophobie » | Préfets et contrôleurs de légalité neutralisés |
La fragmentation des montants
Chaque subvention municipale reste systématiquement sous le seuil de 153 001 euros, qui déclencherait un régime de commissariat aux comptes renforcé et une publicité obligatoire des comptes consolidés. Cette fragmentation n’est pas le fruit du hasard budgétaire. Elle permet aux municipalités de financer des projets en Palestine sans déclencher d’alerte nationale, sans audit consolidé, sans visibilité sur les flux agrégés.
| Ville | Montant annuel | Seuil de contrôle | Résultat |
|---|---|---|---|
| Montreuil | 10 000 – 40 000 € | 153 001 € | Aucune alerte |
| Nanterre | 5 000 € (RCDP) | 153 001 € | Aucune alerte |
| Autre collectivité A | 15 000 € | 153 001 € | Aucune alerte |
| Autre collectivité B | 8 000 € | 153 001 € | Aucune alerte |
| Total agrégé | 265 700 € (RCDP seul) | — | Aucune consolidation nationale |
Une ville verse 10 000 euros. Une autre 25 000 euros. Une troisième 40 000 euros. Aucune ne franchit de seuil critique. Mais l’addition produit des centaines de milliers d’euros qui circulent vers des territoires sous contrainte armée (contrôle terroriste) — sans que personne ne dispose d’une vision globale.
L’intermédiation de l’AFPS
L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) joue un rôle central dans ce dispositif. Elle conseille les municipalités sur leurs partenariats. Elle sélectionne les ONG palestiniennes bénéficiaires. Elle organise les événements de solidarité qui légitiment politiquement ces financements. Or les partenaires palestiniens de l’AFPS ne sont pas des organisations humanitaires ordinaires. Plusieurs d’entre elles sont désignées comme organisations terroristes par Israël : Al-Haq, Addameer, l’UAWC, le Health Work Committee (HWC). Leurs dirigeants sont documentés comme membres du FPLP. Deux employés de l’UAWC ont été condamnés pour l’attentat de Dolev en août 2019, qui a coûté la vie à une adolescente israélienne. L’Union européenne a suspendu puis réduit son financement à l’UAWC après cette affaire. Et Humani’Terre, désormais visée par un gel d’avoirs français pour liens avec le Hamas (en cours) , faisait partie de ce réseau.
Les partenaires palestiniens de l’AFPS
| Organisation | Statut | Faits documentés | Source |
|---|---|---|---|
| UAWC | Financement UE suspendu | Deux employés condamnés pour l’attentat de Dolev (août 2019, adolescente tuée) | Commission européenne, tribunaux israéliens |
| Addameer | Désignée terroriste par Israël (2021) | Dirigée par Khalida Jarrar, membre condamnée du FPLP | Ministère de la Défense israélien |
| Al-Haq | Désignée terroriste par Israël (2021) | Dirigée par Shawan Jabarin, interdit de voyage pour appartenance au FPLP | Cour suprême israélienne |
| Health Work Committee | Désignée terroriste par Israël (2021) | Liens organiques avec le FPLP documentés | NGO Monitor |
| Humani’Terre | Gel des avoirs par la France (2025) | Financement du Hamas établi par la DGSI | JORF, réf. JORFTEXT000052995005 |
La protection politique de LFI
La France insoumise n’est pas l’opérateur direct de ces financements. Son rôle est plus structurant : elle produit les conditions politiques qui rendent le système intouchable. Après le 7 octobre 2023, les dirigeants de LFI ont refusé de qualifier le Hamas d’organisation terroriste, préférant parler d’actes terroristes ou de crimes de guerre. Cette distinction sémantique n’est pas innocente. Si le Hamas n’est pas terroriste, alors financer des territoires qu’il contrôle n’est pas problématique. La vigilance devient illégitime.
La rhétorique de disqualification
| Demande de vigilance | Requalification par LFI |
|---|---|
| Audit des partenaires palestiniens | « Propagande israélienne » |
| Contrôle de la destination des fonds | « Islamophobie » |
| Application des décisions de justice | « Complicité de génocide » |
| Questionnement sur les liens FPLP | « Criminalisation de la solidarité » |
Rôle de LFI dans le dispositif
| Fonction | Mécanisme | Effet |
|---|---|---|
| Disqualification sécuritaire | Refus de qualifier le Hamas de terroriste | Financer Gaza devient légitime |
| Pression sur les élus | Toute demande d’audit = « islamophobie » | Préfets et contrôleurs neutralisés |
| Mobilisation électorale | Campagne UJFP « Municipales 2026 » | Le financement devient un enjeu de vote |
| Désobéissance administrative | Maintien des drapeaux malgré la justice | La légalité républicaine devient négociable |
Dans les collectivités gouvernées ou influencées par LFI, toute demande d’audit ou de traçabilité est politiquement requalifiée en posture hostile, en islamophobie, en complicité avec Israël. Les préfets se retrouvent neutralisés. Les contrôleurs de légalité se taisent. Les élus modérés évitent le sujet. L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), proche de LFI, a d’ailleurs lancé en janvier 2026 une campagne intitulée « Municipales 2026 : je vote pour le respect du droit international en Palestine », incitant explicitement les électeurs à voter pour des candidats s’engageant à maintenir ou augmenter les financements. Le financement de Gaza est désormais un enjeu électoral assumé.
TROIS MUNICIPALITÉS, TROIS CONFIGURATIONS
| Critère | Montreuil (93) | Nanterre (92) | Chalon-sur-Saône (71) |
|---|---|---|---|
| Maire | Patrice Bessac (PCF/LFI) | Raphaël Adam (DVG) | Gilles Platret (ex-LR) |
| Positionnement | Pro-Palestine actif | Pro-Palestine institutionnel | Opposition au dispositif |
| Subventions AFPS/RCDP | 10 000 – 40 000 €/an | 5 000 € (RCDP) + mutualisation | 0 € (refus) |
| Rôle AFPS locale | Hub actif, conseille la mairie | Partenaire structurel | Implantation récente, contentieux |
| Désobéissance judiciaire | Oui (drapeaux maintenus) | Non documentée | Non (mais défaite en justice) |
| Coopération décentralisée | Beit Sira (Judée-Samarie) | Aïzaria (Judée-Samarie) | Aucune |
MONTREUIL : le laboratoire
Montreuil illustre parfaitement l’articulation entre financement municipal, intermédiation associative et protection politique.
La ville est gouvernée depuis 2020 par Patrice Bessac, maire PCF élu à la tête d’une coalition incluant LFI avec 51% des voix dès le premier tour. Pour les municipales de mars 2026, LFI présente sa propre liste, menée par Sayna Shahryari, ancienne suppléante d’Alexis Corbière. Mais sur le dossier Palestine, l’alliance de fait demeure.
L’AFPS Montreuil, basée avenue du Président Wilson, est l’une des antennes locales les plus actives de France. Elle organise des événements publics, conseille la mairie sur ses partenariats palestiniens, co-construit les narratifs politiques. Les subventions municipales récurrentes oscillent entre 10 000 et 40 000 euros par an, complétées par des mises à disposition d’infrastructures et le financement d’événements de solidarité. En février 2025, Patrice Bessac a signé un accord de coopération décentralisée avec la municipalité palestinienne de Beit Sira, en Judée-Samarie. Les projets annoncés — serres maraîchères, accès à l’eau, échanges culturels — semblent anodins. Mais ils s’inscrivent dans un territoire où le FPLP exerce une influence structurante, et où aucun financement ne circule sans interaction avec les acteurs armés.
La désobéissance judiciaire assumée par Montreuil est également révélatrice. En 2024, le tribunal administratif a ordonné le retrait des drapeaux palestiniens des bâtiments publics. Les maires LFI et alliés de Seine-Saint-Denis — Montreuil, Bobigny, Noisy-le-Sec, Bagnolet, Le Pré-Saint-Gervais — ont ouvertement refusé d’obtempérer. Ce geste officialise l’utilisation de la mairie comme outil de mobilisation pro-Palestine et montre que la légalité républicaine devient négociable dès qu’elle contrarie la cause.
| Ville | Maire | Réaction |
|---|---|---|
| Montreuil | Patrice Bessac (PCF) | Maintien des drapeaux |
| Bobigny | Abdel Sadi (PCF) | Maintien des drapeaux |
| Noisy-le-Sec | Olivier Sarrabeyrouse (PCF) | Maintien des drapeaux |
| Bagnolet | Tony music (EELV/LFI) | Maintien des drapeaux |
| Le Pré-Saint-Gervais | Laurent Baron (PCF) | Maintien des drapeaux |
NANTERRE : la continuité
Nanterre n’est pas gouvernée par LFI, mais par une coalition divers gauche héritière du PCF et du PS. Pourtant, la ligne pro-Palestine y est tout aussi institutionnalisée, et ce depuis deux décennies.
Patrick Jarry, qui a gouverné la ville pendant dix-neuf ans avant de démissionner en 2023, avait officialisé dès 2013 un partenariat avec la municipalité palestinienne d’Aïzaria. Il avait noué des liens structurels avec l’AFPS et le Réseau de Coopération Décentralisée pour la Palestine. Il participait personnellement aux événements de solidarité, aux côtés de l’ambassadeur palestinien. Son successeur, Raphaël Adam, poursuit sans rupture. En janvier 2026, la municipalité a publié une déclaration officielle réaffirmant sa solidarité avec le peuple palestinien et annonçant la poursuite des projets avec Aïzaria, notamment la rénovation du réseau d’eau potable.
| Date | Événement |
|---|---|
| 2013 | Patrick Jarry (PCF/PS) officialise le partenariat avec Aïzaria |
| 2016 | Partenariat structurel avec l’AFPS et le RCDP |
| 2023 | Démission de Jarry, élection de Raphaël Adam (DVG) |
| 2023 | Délibération DEL2023-169 : 5 000 € au fonds RCDP |
| Janvier 2026 | Déclaration officielle de solidarité, poursuite des projets avec Aïzaria |
Les financements passent par un mécanisme de mutualisation particulièrement opaque. En 2023, Nanterre a versé 5 000 euros au fonds géré par le RCDP et Cités Unies France, par délibération DEL2023-169. Ce fonds agrège les contributions de vingt-sept collectivités territoriales. Le montant total cumulé atteint 265 700 euros sur plusieurs années. La mutualisation dilue les responsabilités. Aucune collectivité isolée ne franchit de seuil critique. Mais l’agrégation produit un flux substantiel et durable vers des ONG sélectionnées par l’AFPS — les mêmes qui sont liées au FPLP.
Le mécanisme de mutualisation
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Nombre de collectivités contributrices | 27 |
| Montant versé par Nanterre (2023) | 5 000 € |
| Montant total agrégé RCDP/CUF | 265 700 € |
| Bénéficiaires finaux | ONG sélectionnées par l’AFPS |
| Contrôle consolidé | Aucun |
CHALON-SUR-SAÔNE : la résistance et ses limites
Chalon-sur-Saône offre un contre-exemple instructif. La ville est gouvernée par Gilles Platret, figure de la droite identitaire, opposé au communautarisme et à l’islamisme.
En janvier 2024, l’AFPS 71 s’est constituée localement et a immédiatement demandé à participer au forum des associations. Platret a refusé, au motif que l’AFPS est une association politique et revendicatrice. En juin 2025, après des incidents lors d’un match de football, il a pris un arrêté interdisant le drapeau palestinien sur la voie publique. L’AFPS 71, soutenue par la Ligue des Droits de l’Homme, ATTAC et le MRAP, a déposé un référé liberté. Le tribunal administratif de Dijon a suspendu l’arrêté et condamné la ville à verser 800 euros aux plaignants.
Chronologie du contentieux
| Date | Événement |
|---|---|
| Janvier 2024 | Constitution de l’AFPS 71 à Chalon |
| Avril 2025 | Demande de participation au forum des associations — refus du maire |
| Juin 2025 | Arrêté Platret interdisant le drapeau palestinien |
| Juin 2025 | Référé liberté déposé par AFPS 71 + LDH + ATTAC + MRAP |
| 4 juin 2025 | Tribunal administratif de Dijon : suspension de l’arrêté, 800 € de dommages |
Ce cas démontre que le dispositif AFPS fonctionne même en territoire hostile, grâce à une stratégie juridique offensive et à un réseau d’alliés associatifs (LDH, MRAP, ATTAC) capable de mobiliser rapidement les tribunaux ce qui confère une protection juridique nationale. À Chalon, un maire de droite peut perdre en justice ce qui démontre que les tribunaux administratifs ne sont pas un rempart. De plus, l’AFPS ne bénéficie d’aucune subvention municipale mais cela n’empêche pas l’implantation car elle s’insère dans le réseau national, qui finance les partenaires palestiniens controversés.
LES CANDIDATS DE L’ENTRISME : DENAIN ET TOURCOING
La stratégie de LFI ne se limite pas à la protection des financements. Elle s’étend à l’investiture de candidats dont les profils révèlent une tolérance assumée envers l’islamisme et l’antisémitisme.
Soufiane Iquioussen à Denain
Selon les informations du Parisien, Soufiane Iquioussen, fils de l’imam Hassan Iquioussen, est candidat sur une liste aux élections municipales de Denain, dans le Nord.

Hassan Iquioussen est l’imam franco-marocain expulsé de France en 2022, puis à nouveau en 2023, pour des prêches contenant des propos antisémites documentés. Ses vidéos, visionnées des millions de fois, propagent des théories du complot juif, relativisent la Shoah, accusent les sionistes de tous les maux. Les services de renseignement ont qualifié son discours de propagande islamiste. En investissant le fils sur une liste municipale, LFI envoie un message limpide. Le parti assume l’héritage. Il signale à l’électorat communautaire qu’il accueille les profils sulfureux. Il transforme l’expulsion du père en argument électoral pour le fils. Les adversaires de Soufiane Iquioussen dénoncent un entrisme. L’intéressé s’en défend. Mais sa candidature, objectivement, valide la filiation idéologique.
Dalil Diab à Tourcoing
À Tourcoing, toujours dans le Nord, LFI investit Dalil Diab comme colistier.
Deux accusations documentées pèsent sur lui. La première : il aurait publiquement soutenu Dieudonné M’bala M’bala, humoriste condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine antisémite, contestation de crimes contre l’humanité et injures raciales. La seconde : il se serait moqué d’une ancienne otage du Hamas, libérée après le massacre du 7 octobre 2023. Ces faits ne sont pas des dérapages isolés. Ils s’inscrivent dans un pattern. LFI sélectionne des candidats dont les positions sur Israël, sur le 7 octobre, sur les Juifs, flirtent avec l’antisémitisme — quand elles ne le franchissent pas ouvertement.



La stratégie est cohérente. En intégrant ces profils, LFI capte un électorat communautaire hostile à Israël. Elle banalise l’antisémitisme sous couvert d’antisionisme. Elle envoie un signal de solidarité aux réseaux islamistes. Et elle verrouille toute critique en la requalifiant immédiatement comme racisme anti-musulmans.
Ce que révèlent ces candidatures
| Pattern | Manifestation |
|---|---|
| Captation électorale | Ciblage de l’électorat communautaire hostile à Israël |
| Banalisation | L’antisémitisme devient acceptable sous couvert d’antisionisme |
| Signal aux réseaux | Solidarité affichée avec les milieux islamistes |
| Verrouillage critique | Toute dénonciation = « racisme anti-musulmans » |
Le pattern LFI : entrisme et complaisance
| Élément | Exemples documentés |
|---|---|
| Liens avec le CCIF | Organisation dissoute pour séparatisme en 2020 ; LFI avait dénoncé cette dissolution |
| Candidats désinvestis tardivement | Législatives 2024 : plusieurs candidats retirés après révélation de tweets antisémites |
| Candidats maintenus malgré les polémiques | Profils qualifiant Israël d' »État génocidaire » ou relativisant le 7 octobre |
| Rhétorique systématique | Refus de condamner le Hamas comme organisation terroriste |
LE SYSTÈME ET SES PROTECTIONS
Le dispositif documenté dans cet article ne fonctionne pas par accident. Il fonctionne parce qu’il est protégé:
- par la fragmentation juridique. Aucune collectivité ne franchit les seuils qui déclencheraient un contrôle renforcé. Les flux restent invisibles à l’échelle nationale. Aucune instance ne consolide les financements de coopération décentralisée vers la « Palestine ».
- par l’intermédiation associative. L’AFPS et le RCDP jouent le rôle de tiers de confiance. Les élus peuvent financer des causes sensibles sans assumer directement la sélection des bénéficiaires. La responsabilité se dilue.
- par la pression idéologique. LFI a imposé un cadre normatif où toute demande de vigilance est suspecte. Contrôler la destination des fonds devient de l’islamophobie. Auditer les partenaires palestiniens devient de la complicité avec le génocide à Gaza. Les préfets se taisent. Les contrôleurs de légalité détournent le regard. Les élus modérés évitent le sujet.
- par le réseau judiciaire. À Chalon-sur-Saône, l’AFPS a gagné en référé contre un maire de droite qui voulait interdire le drapeau palestinien. La LDH, le MRAP, ATTAC fournissent l’appui logistique et juridique. Le dispositif est capable de riposter à toute résistance locale.
L’État français a commencé à agir. Le gel des avoirs de Humani’Terre en décembre 2025 en témoigne. Mais cette action reste ponctuelle. Des dizaines de collectivités continuent de financer l’AFPS et le RCDP. Aucune consolidation nationale n’existe. Aucun audit systémique n’a été ordonné. Le système perdure.
CE QUE LES ÉLECTEURS DOIVENT SAVOIR
À trois mois des municipales, les faits sont établis.
Humani’Terre fait l’objet d’un gel d’avoirs par l’État français pour financement du terrorisme. L’arrêté du 4 décembre 2025, publié au Journal Officiel sous la référence JORFTEXT000052995005, constitue une preuve irréfutable. L’UAWC a vu son financement européen suspendu après l’implication de ses employés dans un attentat terroriste. Al-Haq et Addameer sont dirigées par des membres documentés du FPLP. L’AFPS sélectionne ces organisations comme partenaires. Des collectivités françaises les financent via des circuits fragmentés et opaques. LFI protège ce système en disqualifiant toute vigilance. LFI investit sur ses listes des candidats liés à l’islamisme ou accusés de positions antisémites.
La question n’est plus de savoir si ces connexions existent. Elle est de savoir ce que les électeurs veulent en faire.
Voter LFI ou ses alliés dans des villes comme Montreuil, Nanterre, Denain ou Tourcoing, c’est valider un système de financement décentralisé vers des territoires et des organisations sous emprise terroriste. C’est légitimer l’entrisme de profils islamistes dans la vie politique française. C’est accepter que des fonds publics transitent vers des réseaux que l’État français lui-même a commencé à démanteler.
Synthèse des faits établis
| Affirmation | Niveau de preuve | Source |
|---|---|---|
| Humani’Terre finançait le terrorisme | Établi par l’État français | Arrêté du 4 décembre 2025, JORF |
| Humani’Terre faisait partie du réseau AFPS | Documenté | Publications, événements communs |
| L’UAWC est liée au FPLP | Confirmé | Condamnations judiciaires, suspension UE |
| Al-Haq et Addameer sont dirigées par des membres du FPLP | Documenté | Cour suprême israélienne, renseignement |
| Des municipalités françaises financent l’AFPS | Confirmé | Délibérations publiques |
| LFI protège ce système politiquement | Documenté | Déclarations, votes, désobéissance |
| LFI investit des candidats problématiques | Confirmé | Le Parisien, presse locale |
Ce que signifie un vote LFI ou allié dans ces villes
| Ville | Ce qu’un vote LFI/allié valide |
|---|---|
| Montreuil | Financement AFPS, coopération avec Beit Sira, désobéissance judiciaire |
| Nanterre | Financement RCDP, mutualisation opaque, continuité pro-Palestine |
| Denain | Candidature du fils d’un imam expulsé pour antisémitisme |
| Tourcoing | Candidature d’un soutien de Dieudonné accusé de se moquer des otages |
Les électeurs disposent d’une information que leurs prédécesseurs n’avaient pas : l’arrêté du 4 décembre 2025. L’État français a tranché. Humani’Terre finançait le terrorisme. L’AFPS promouvait Humani’Terre. Les municipalités finançaient l’AFPS. LFI protégeait le système.
L’État français a commencé à agir. Le gel des avoirs de Humani’Terre en témoigne. Mais cette action reste ponctuelle. Des dizaines de collectivités continuent de financer l’AFPS et le RCDP. Aucune consolidation nationale n’existe. Aucun audit systémique n’a été ordonné.
Le 15 mars 2026, chaque bulletin de vote sera un choix.
© Fundji Benedict. Reproduction interdite sans autorisation écrite de l’auteure
Sources
Journal Officiel de la République française, arrêté du 4 décembre 2025, référence JORFTEXT000052995005 • Code monétaire et financier, articles L. 562-2 et suivants • Le Parisien, « Municipales 2026 dans le Nord : à Denain, le fils de l’imam Iquioussen candidat » • NGO Monitor, documentation sur l’UAWC, Al-Haq, Addameer, Health Work Committee • Commission européenne, décisions relatives au financement de l’UAWC • Délibérations municipales de Nanterre, référence DEL2023-169 • Tribunaux administratifs de Montreuil et de Dijon • Cour suprême israélienne, décisions relatives à Shawan Jabarin • Ministère de la Défense israélien, désignation d’octobre 2021 • Info-Chalon • Le Journal de Saône-et-Loire • Site officiel de La France insoumise, liste des candidats municipales 2026

