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Les Juifs doivent-ils à tout prix réhabiliter des antisémites ? 

12 Jan 2026
Monsieur le Grand Rabbin Korsia, faites plutôt renoncer Macron à son complot contre le peuple d’Israël

Rabbin Haim Korsia et le président Macron

par Jean-Marc Lévy, vice-Président d’Israël is Forever Alsace

« La naïveté politique des Juifs est sans limites, et cela est incroyable ; ils ne comprennent pas cette règle très simple, qui veut qu’on ne doive jamais faire le premier pas en direction d’une personne qui ne veut pas de vous ».

Vladimir Zeev Jabotinsky

A la suite du pogrom d’Hébron en août 1929 qui fit soixante-sept morts et des centaines de blessés, Vladimir Jabotinsky, qui s’était depuis longtemps démarqué des positions pacifistes et droit-de-l’hommistes des sionistes socialistes, ne manqua pas de fustiger ceux qui battaient leur coulpe, et qui cherchaient en eux-mêmes la raison du massacre voire une éventuelle culpabilité. En novembre 1929, il réagit dans l’opus n°44 de la revue Rasviet, en publiant un article intitulé « La Paix », écrivant :

« Ces derniers jours parmi les sionistes on entend les hurlements des pacifistes, qui essayent d’arriver à une situation de paix avec les Arabes (mais en adressant leur sermon uniquement aux Juifs !). Il est difficile de se débarrasser d’un sentiment de dégoût : au lendemain d’une tuerie aussi vile que lâche, on nous demande de nous confesser de nos péchés et de supplier qu’à l’avenir on cesse de nous frapper. Et bien, malgré tout mon dédain organique envers une bonne moitié des cadres militaires sionistes, je dois dire que j’ai été surpris par un tel degré de bassesse. »

Plus de quatre-vingts ans après la Shoah et vingt-cinq ans après le retour de l’antisémitisme en France, revenu – faut-il le rappeler – par la Gauche, cette bassesse qu’évoquait Jabotinsky n’a pas disparu, puisqu’il se trouve toujours des Juifs pour tendre la main aux antisémites ou aux plus grands ennemis du peuple juif. La situation actuelle des Juifs de France dont la pérennité et la présence séculaire sinon millénaire sont en jeu comme elles ne l’ont plus été depuis les années 1940 est aussi, à la marge, le résultat des prises de position de tous ces « représentants » et autres « responsables » qui n’ont strictement rien fait contre la montée de l’antisémitisme depuis vingt-cinq ans, accompagnant l’envolée incessante des statistiques par des paroles creuses, des vœux pieux ou des silences coupables sans jamais remettre en cause la volonté et l’action de tous ces politiques qu’ils appelaient à élire ou avec lesquels ils prenaient joyeusement la pose pour la postérité, ceci de manière à ne perdre ni leurs subventions, ni leur « notabilité » ni leurs décorations. Depuis des années en effet, les « représentants » et autres « responsables » communautaires, CRIF en tête, ont systématiquement fait profession de se taire quand ils auraient dû parler et ont choisi de parler quand ils auraient dû se taire.

Des silences répétés du CRIF destinés à escamoter le caractère antisémite des meurtres de Sarah Halimi (entre-deux tours de l’élection présidentielle de 2017) et de Jérémy Cohen survenu quelques semaines (4 avril 2022) avant l’élection présidentielle de 2022, comme face à l’alliance des cavaliers de l’Apocalypse PS-LFI-EELV (Hidalgo-Pulvar-Autain-Bayou) aux élections régionales de 2021 ou suite à la comparaison abjecte d’Anne Hidalgo des musulmans de France en 2021 avec les Juifs des années 1930, jusqu’au soutien inconditionnel à la « solution à deux Etats », dont même les Israéliens les plus à gauche ne veulent plus, les positions catastrophiques et les symboles de la servilité des « représentants communautaires » abondent. Même les gestes les plus infâmes n’auront pas été épargnés par le CRIF aux Juifs qu’il prétend « représenter » : que ce soit l’insulte faite aux victimes de Mohamed Merah et du terrorisme en associant Eric Dupond-Moretti – avocat engagé et défenseur du frère du terroriste, ancien ministre du sentiment d’insécurité et du déni de justice – à la cérémonie d’hommage aux victimes juives de l’Hypercacher, le 9 janvier 2022, et en lui faisant allumer la bougie en mémoire des victimes juives du terroriste ou encore tous les hommages rendus au terroriste Arafat à Paris, à Strasbourg ou dans des pèlerinages sur son tombeau à Ramallah devenus de grands classiques de ceux qui donnent volontiers des gages à des postures politiques officielles ou partisanes systématiquement anti-israéliennes en fermant invariablement les yeux sur le terrorisme « palestinien ». Pour quels gains ? A quel prix ?

En réalité cette politique poursuivie depuis des années par ces « représentants » n’a contribué qu’à fragiliser la position des Juifs de France, au sein d’une société devenue communautariste, c’est-à-dire soumise à la loi du nombre, où la fraternité, l’égalité puis finalement la liberté républicaine ont été bradées aux plus extrémistes islamo-gauchistes, avec la complicité des pouvoirs en place, spécialement de gauche. Toujours dupes de service, toujours aptes à décerner des brevets de respectabilité à des antisémites de gauche, regardant systématiquement l’avenir en arrière en cherchant des pétainistes là où ils ne sont plus, tout en refusant de voir où ils sont vraiment, les « représentants » et autres « responsables » du judaïsme français ont toujours été bon public de cette duplicité politique et sont devenus depuis longtemps les exégètes complaisants des plus grands ennemis du peuple juif, acceptant à Paris comme en province, un compagnonnage douteux avec l’islamo-gauchisme.

Le must depuis plusieurs années, semble être pour des Juifs médiatiques ou « représentatifs » de gauche – pléonasme ! – de réhabiliter les plus grands antisémites contemporains. Il est en effet devenu très tendance d’offrir tribunes ou micros à ceux qui ont fait de la haine d’Israël (et par extension des Juifs, même si ceux-ci se refusent à l’admettre) leur combat permanent. Le pluralisme bien connu des médias communautaires qui allait de la gauche à l’extrême-gauche s’étend désormais à l’antisémitisme : la dérive d’Akadem, site du FSJU, qui a reçu en majesté Vincent Lemire ou fait la promotion de Jean-Pierre Filiu, dont les ouvrages sont écrits au fiel et à l’encre biliaire, ou encore de Charles Enderlin, à qui la résurgence de l’antisémitisme en France au début des années 2000 doit énormément, est à cet égard emblématique. Même quand l’antisémitisme cible des Juifs de gauche, ceux-ci choisissent souvent et sciemment de le minorer, à l’exemple de Madame Braun-Pivet : objet de l’antisémitisme rabique du parti LFI et de son chef, la Présidente de l’Assemblée Nationale s’est toujours déclarée incapable de décrire l’origine et les mécanismes de l’antisémitisme islamo-gauchiste à l’œuvre dans la société depuis 2017. Mais pourquoi dénoncer l’antisémitisme de LFI, quand leurs candidats peuvent être les alliés objectifs d’une macronie en déroute qui, dans des élections à deux tours, se reporte systématiquement sur des candidats du parti antisémite qu’elle fait élire directement ou en se désistant à leur profit ?

Même le remarquable Arno Klarsfeld, qu’on a connu plus inspiré, s’est senti obligé de rédimer Emmanuel Macron de son absence à la manifestation du 12 novembre 2023 et de lui tendre la main pour une autre manifestation contre l’antisémitisme, alors qu’il est le président le plus hostile aux Juifs depuis Pétain et a toujours fait le jeu de l’antisémitisme jusqu’à l’escamoter. Emmanuel Macron a choisi d’instrumentaliser l’antisémitisme à des fins partisanes et politiciennes, avec l’aval objectif des Juifs de cour. Dès lors, quel est l’intérêt de réhabiliter un président néo-pétainiste, antisémite, révisionniste, négationniste, dont les références philosophiques se trouvent chez son mentor Paul Ricœur, philosophe pétainiste dont il fut l’assistant, chez Jürgen Habermas passé par les jeunesses hitlériennes avant de devenir marxiste, et chez Carl Schmitt, juriste nazi et philosophe de l’état d’urgence ?

Les élections municipales de 2026 offriront aux « représentants » et autres « responsables » communautaires une occasion supplémentaire de réhabiliter des antisémites notoires. A Strasbourg, la contribution aux élections municipales d’un CRIF en mal de publicité se concrétise par l’organisation de quatre soirées électorales (correspondant à une sélection arbitraire de « quatre candidats principaux ») où la pluralité ira de la gauche à l’extrême-gauche. Jamais en reste d’une infamie, le CRIF-Alsace offrira ce dimanche 11 janvier 2026 une réhabilitation très malvenue à la maire sortante, Jeanne Barseghian qui, tout sourire et aux anges, recevait d’une délégation « palestinienne » fin mai 2025 un « cadeau » ayant la forme d’une carte de géographie négationniste et révisionniste du Proche-Orient, sans Israël – la « Palestine » de la rivière à la mer – et qui avait déjà rejeté la définition IHRA de l’antisémitisme en mars 2021.

Que tous ceux qui accompagneront le CRIF dans cette réhabilitation infâme n’oublient ni leur étoile jaune ni leur pyjama rayé !

Depuis des années, les « représentants » et autres « responsables » communautaires, CRIF en tête, trahissent les intérêts collectifs des Juifs de France. Son président actuel, Yonathan Arfi, réélu en juin 2025, à l’applaudimètre, dans des conditions discutables et contestables, n’est qu’un laquais du pouvoir, chargé d’appliquer la stratégie de SOS Racisme. Le CRIF n’a qu’une fonction : maintenir les apparences, faire taire les revendications légitimes des Juifs de France et toute voix dissidente, escamoter la montée de l’antisémitisme et faire voter les Juifs à gauche.

Que valent encore les positions pseudo-morales et les consignes de vote de toutes ces « organisations représentatives », CRIF en tête, qui, il y a trente ans, s’étaient ralliées au totem moral de Robert Badinter, pour faire silence sur le passé vichyste trouble et ambigu de François Mitterrand, entre Cagoule et Francisque, refusant alors de prendre leurs distances avec l’ancien président et qui, depuis 2017, escamotent la face sombre, révisionniste, négationniste et antisémite d’Emmanuel Macron et de ses alliés objectifs ?

Quand la « représentation » des Juifs de France croit devoir réhabiliter des antisémites ou s’incliner devant la sépulture d’un tueur de Juifs à Ramallah, quand un petit aumônier devenu Grand Rabbin de France choisit de décerner un prix de lutte contre l’antisémitisme à un président néo-pétainiste et se place sur le chemin de l’apostasie en déclarant se sentir « chez lui » à Notre-Dame, allant jusqu’à citer le prophète Isaïe pour présenter ce lieu comme une « maison de prière pour tous les peuples » (texte faisant référence au Temple de l’ère messianique), quand nos « guides » deviennent les symboles de la déshérence et du déshonneur du judaïsme français, la fin des Juifs en France cesse d’être une hypothèse ; elle devient une certitude !

Reproduction autorisée avec mention : © Jean-Marc Lévy pour Israël24/7 et Israël Is Forever Alsace

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