« Tresser un nœud de nos propres doigts mène à devoir le défaire avec nos propres dents » – proverbe que feue ma mère, n’omettait jamais de me répéter lorsque je dérapais vers une affaire bâclée et douteuse.
Les USA, principalement Jimmy Carter, ancien Président des États-Unis, dans sa hâte d’instaurer un Iran démocratique, a soutenu la destitution du Shah Mohammed Reza Pahlavi… N’ayant aucun indice sur les faits sur place, ni sur ce qui se tramait dedans, au sein du peuple iranien, la résolution adoptée était aventureuse. Pourtant, une simple enquête sur les éléments qui ont engendré le chaos culminant par la fuite du Shah d’Iran, aurait sans doute contribué à le détourner de sa manœuvre infantile.
Mais comme le dit si bien le philosophe, nos dirigeants sont de véritables crétins qui jonglent avec le futur et la vie de leurs concitoyens, avant de s’offenser, de se draper d’une cape d’orgueil et se réfugier dans des paradis fiscaux.
La politique des droits de l’homme de Jimmy Carter a affaibli le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, précipitant sa chute lors de la révolution de 1979. Le Shah a été remplacé par l’ayatollah Ruhollah Khomeini, marquant la fin de la monarchie et l’instauration de la République islamique d’Iran-un résultat non anticipé par l’Administration américaine
L’Ayatollah Rouhollah Khomeini n’a pas été nommé par une autorité officielle, mais s’est imposé comme le leader de la révolution iranienne en 1979, entraînant la chute du Shah Mohammad Reza Pahlavi. Khomeini revient de l’exil et s’empare du pouvoir, instaurant la République islamique d’Iran.
Et comme les crétins ne nous font généralement pas défaut sur le créneau, il a fallu que la France y mette du sien, en offrant l’asile à Khomeini qui deviendra sitôt installé sur le siège de chef d’État d’Iran, l’ennemi juré de toutes les démocraties, du monde libre, de l’Occident, des Juifs, des Chrétiens et des Kuffars (mécréants).
C’est à Neauphle-le-Château,en France que Khomeini propage ses idées par le biais de conférences organisées à son domicile mais aussi, principalement, sous la forme de cassettes audio diffusées et dupliquées largement dès leur arrivée en Iran. Cette diffusion massive et furtive permit aux opérations d’échapper au contrôle du gouvernement iranien sur les médias classiques.
En fait, c’est le soutien populaire massif qui a permis à Khomeini de s’imposer.
Bête féroce qu’il ne fallait jamais éveiller de son sommeil, et qui entend nous guider vers des guerres de religion, des théocraties fermentant depuis des siècles surtout au sein des pays arabo-musulmans et qui n’attendaient qu’un audacieux vienne allumer la mèche.
En remerciement à la France et aux Américains, Khomeini instaure sans tarder sa république islamique dont la Constitution reconnaît le chiisme duodécimain comme religion d’État et précise que la loi iranienne doit être en accord avec la charia.
Excellent départ. Des étudiants membres d’un groupe appelé « Partisans de la ligne de l’Imam » enlèvent 52 citoyens des USA qu’ils retiennent en otage dans l’ambassade américaine à Téhéran durant 444 jours. Suite à l’échec de l’opération Eagle Claw-Serre d’aigle- appelée aussi opération « Evening light ou opération Rice Bowl », menée par le président Carter, Huit militaires américains y trouvent leur mort, sous un lit de documents compromettants des agents de la CIA abandonnés sur place dans les ruines des hélicoptères accidentés, lors de la tentative d’évacuation.
Ce n’est là qu’une esquisse de ce que la république islamique prépare au monde libre et aux USA en particulier. La convoitise des Mollahs iraniens ne connaît aucune limite : Khomeini commence à appeler de ses vœux la propagation de la révolution islamique aux autres pays musulmans. Ambitionnant d’occuper les zones pétrolifères d’Iran (en particulier le Khuzestân) et opposé à la diffusion d’un chiisme militant tel qu’il est promu par Khomeini, la république laïque irakienne, dirigée par Saddam Hussein, envahit l’Iran, déclenchant ce qui deviendra pendant une décennie la guerre Iran-Irak.
La guerre terminée, Khomeini ordonne l’exécution des prisonniers politiques. En l’espace de trois mois, plusieurs milliers de prisonniers sont exécutés.
En fin de compte, l’expansion des Mollahs d’Iran sous forme de proxys au Liban, en Irak, en Syrie, au Yémen, additionnée à leur course effrénée pour l’arme atomique, font de la république musulmane une hydre assoiffée de sang et infréquentable tant pour l’Occident que pour ses propres ressortissants. Menace que les occidentaux ont tenté à maintes reprises de résoudre par d’infructueuses négociations qui se soldent aujourd’hui par la nécessité d’une offensive armée de grande envergure.
L’attaque des USA qui se prépare à l’heure actuelle, cible plusieurs objectifs, dont le principal est la chute d’un régime théocratique totalitaire et néfaste au monde libre… La seconde, c’est tuer dans l’œuf, les ambitions hégémoniques des pays arabo-musulmans. Non moins importante est la démonstration des capacités américaines, dont l’objectif est de déjouer les complots en herbe contre la première puissance du monde. Et enfin la consécration des USA, comme Premier Policier du monde libre et occidental.
Déterrer la hache de guerre et s’en sortir vainqueur est aussi un jeu de poker, duquel nul d’entre-nous ne peut présager ses effets collatéraux.
Israël va devoir se coltiner une attaque contre l’Iran au cas où le président des USA temporise ou fléchit comme il l’a, à maintes reprises, fait entendre en menaçant le Hamas de lui ouvrir les « portes de l’enfer… »
Tout peut basculer ou alors se dissoudre selon l’humeur volatile du locataire de la Maison Blanche.
© Thérèse Zrihen-Dvir

