Selon des informations en provenance d’Iran, le président Pezeshkian aurait sollicité hier une rencontre avec le Guide suprême, lui demandant d’ordonner au CGRI de mettre fin à la reprise des attaques contre les pays du Golfe.
Il a également appelé à informer les médiateurs de la reprise des négociations en vue d’un accord.
Au lieu de ça, il s’est retrouvé en frontal contre le chef du CGRI, Ahmad Vahidi.
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Les sources affirment que Pezeshkian estime que l’Iran ne peut se permettre une nouvelle guerre, tandis que Vahidi pense le contraire.
La réalité que le président iranien n’est qu’une marionnette n’est pas une nouveauté. La personne occupant ce poste n’a aucun pouvoir réel et n’en a jamais eu. La nouveauté est que même lui ne sait pas, aujourd’hui, qui gouverne le pays et qui prend les décisions.
Le système politique iranien est une structure hybride théocratique-républicaine mise en place après la révolution islamique de 1979.
Le Guide suprême se tient au sommet, détenant l’autorité suprême en tant que chef de l’État, commandant en chef des forces armées et superviseur de toutes les grandes politiques.
Le président occupe la fonction de chef du gouvernement et gère les affaires courantes de l’exécutif, telles que la gestion du cabinet, l’application des lois et la conduite de certaines activités diplomatiques.
Cependant, la Constitution subordonne l’ensemble du pouvoir exécutif au Guide suprême.
Mais personne n’a ni vu ni entendu ce soi-disant guide soi-disant suprême.
Le chef du CGRI, Ahmad Vahidi, est à bien des égards beaucoup plus influent que Pezeshkian, car le CGRI est une force militaire parallèle qui a été séparée de l’armée régulière dans le seul but de sauvegarder la révolution islamiste et de mettre la dictature à l’abri d’un coup d’État.
Le CGRI rend compte directement au Guide suprême, et non au président, et contrôle les principaux actifs économiques, les programmes de missiles et toutes les opérations à l’étranger.
Il fait office de gendarme idéologique et de garde prétorienne du régime. Il n’est pas au service du pays mais des mollahs.
Dès le départ, le système a donné la priorité au velayat-e faqih (tutelle du juriste islamique), concentrant le pouvoir réel entre les mains du Guide suprême non élu afin de garantir la conformité idéologique et religieuse des responsables élus.
Les présidents peuvent être contredits, mis à l’écart et leurs ministres peuvent être bloqués dans leurs actions. Tout comme le parlement. Mais au moins, jusqu’à présent, l’origine des blocages était claire : c’étaient les ayatollahs.
Désormais, les éléments militaires et cléricaux radicaux dirigent l’Iran. Mais qui donne les ordres aux militaires et aux cléricaux ?
Personne, en Iran, ne le sait. Même pas le président.

