Le Liban tremble. Aoun a peur de serrer la main de Netanyahou

Le Liban tremble. Aoun a peur. Serrer la main de Netanyahou à Washington, comme le promet Trump, c’est peut-être signer sa peine de mort. Le Hezbollah l’a averti : il subira le même sort que Hariri. Quand la peur du Hezbollah dicte la diplomatie, c’est le Hezbollah qui dicte la diplomatie, ce n’est plus l’homme le plus puissant du monde.

Le président Joseph Aoun vient de demander à Washington d’empêcher toute rencontre directe entre lui et Benjamin Netanyahou. Même une simple poignée de main à la Maison-Blanche est impensable. Trop dangereux. Trop explosif sur la scène intérieure libanaise. Mon avis : Trump va plier. Il y aura une entrevue Aoun-Trump, bien sage pendant que l’État libanais continue officiellement de laisser le hezbollah tirer sur Israël.

Le message est clair : lors d’un entretien avec Marco Rubio, Aoun a fermement refusé tout « contact direct » avec le Premier ministre israélien. Et si vous voulez mon avis, cela ne vient pas de lui, mais les Américains ont compris. Trump pousse encore un peu, mais pour l’instant, la ligne rouge libanaise est celle du Hezbollah.

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Pourquoi cette peur panique ? Parce qu’une photo d’Aoun à côté de Netanyahou serait vécue comme une trahison par le Hezbollah et ses milices chiites, les véritables maîtres du pays parce qu’ils ont les armes, que ce sont des terroristes islamistes, et que rien n’arrête un terroriste islamiste armé. Et puis l’Iran l’interdit.

Un État otage du Hezbollah

Voilà où en est le Liban en 2026 : un État souverain qui n’ose pas parler à son voisin sans demander la permission à une organisation terroriste iranienne. Un président, pourtant issu de l’armée, qui doit courber l’échine devant la réalité du Hezbollah, armé par Téhéran, et qui tient le pays en otage. Et personne à Beyrouth n’a le courage d’ouvrir la bouche. Sans parler que le parrain Macron a pris le parti du Hezbollah et s’est rangé du côté de l’Iran.

Cette « sensibilité à la scène intérieure » dont on nous rebat les oreilles n’est rien d’autre que la peur viscérale d’une nouvelle guerre civile ou d’un coup de force du Parti des fous de Dieu. Le Liban n’est plus un pays, c’est un champ de bataille iranien où les chrétiens, les sunnites et les druzes survivent comme ils peuvent sous la botte du Hezbollah. Et c’est cet équilibre de la terreur que l’Occident continue de ménager, par lâcheté ou aveuglement, ou stupidité diplomatique.

Israël impose la réalité, le Liban s’enfonce dans la peur

Pendant ce temps, Israël a détruit une grande partie de l’infrastructure militaire du Hezbollah, mais l’impression est que plus il en détruit, plus il en découvre – comme à Gaza où un autre tunnel terroriste vient d’être repéré. Israël, heureusement, a démontré une fois de plus qu’il ne plie pas devant les menaces islamistes et qu’il sait rejeter les demandes du président Trump lorsqu’elles ne collent pas d’assez près à sa sécurité.

La réalité est cruelle pour les Libanais qui rêvent encore d’un État normal, et encore plus pour ceux qui se voient enfin en paix avec le voisin du sud dont ils rêvent d’aller goûter à la joie de vivre. Tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé et chassé du pouvoir, le Liban restera un non-État, un Etat fantoche, incapable de faire la paix, incapable de faire la guerre, incapable de se libérer de l’étreinte iranienne, incapable de se regarder en face, et incapable de dire la vérité publiquement.

Joseph Aoun le démontre parfaitement.

Son refus d’une rencontre avec Netanyahou n’est pas une position de principe, c’est un aveu de capitulation totale. Le Liban a peur. La milice le tient en otage. Sa peur continue d’écrire son destin tragique. Son seul espoir est ironique : c’est Israël, seul capable de le libérer du joug terroriste.

Le Hezbollah a besoin que le Liban et Israël soient en guerre pour exister.

© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org

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