Khamenei, le Guide suprême de la révolution islamiques d’Iran, refuse de lâcher les rênes de l’État islamique, preuve de sa certitude/conviction de remplir son devoir envers sa foi et son Dieu. Les humains ne sont que des pions sur son échiquier.
Est-ce sa manière personnelle de démontrer au monde entier que sa voie, sa foi est celle qu’il faut adopter comme étant la foi élue de Dieu ? Son refus obstiné d’abandonner ce qu’il considère comme être sa mission et le devoir de tout musulman, même au prix de l’assassinat cruel de ses propres concitoyens, nous dirige imperceptiblement vers son vœu discret d’une quelconque sanctification, une gloire, une reconnaissance à laquelle il aura droit même après sa mort. Il rêve d’une auréole de lumière ceinte autour de sa tête – symbole de sa consécration, et sa rétribution pour avoir efficacement imposé les lois de Mahomet…
Il croit être la révélation/représentation sur terre du prophète… Il est la réincarnation même de Mohammed qui lui dicte les actes incontournables à maintenir.
Pour Khamenei, l’islam, sa religion, n’est pas un culte obsolète ou mortifère… Il est venu en ce bas monde afin d’exécuter les lois de Mahomet et d’islamiser tous les mécréants. Il n’est pas le seul… Certains se rattachent à la confrérie musulmane, d’autres, suivent un autre courant de l’islam, mais tous ont un seul et unique point commun, l’islamisation du monde entier. Qu’ils soient en vérité convaincus de leur mission ou simplement de véritables punaises de lit à la recherche d’opportunité… le mot de la fin, est l’Islam, vrai ou mimé.
Tout cela nous ramène en coup de vent des époques déjà vécues et ses séquelles… Isabelle la Catholique. Elle aussi voulait imposer sa foi, le christianisme, peu importe le prix à payer en vies humaines.
Dans l’Espagne de la fin du Moyen-Âge, cette souveraine, conseillée par l’inquisiteur Tomas de Torquemada, a chassé les Juifs et les musulmans hors du royaume.
Qui était Isabelle la Catholique, l’impitoyable reine derrière l’Inquisition espagnole ?
Après la prise de Grenade en 1492, les Rois Catholiques cherchent à homogénéiser leur royaume sous une seule foi, le christianisme. Le décret de l’Alhambra (1492) : Il donne aux Juifs un délai de trois mois pour quitter le pays ou se convertir. C’est la conversion forcée. Plus de la moitié des juifs choisissent l’exil vers le Portugal, l’Italie et l’Empire ottoman.
Conséquences : Marranes et Inquisition – les Marranes (convertis) continuent de pratiquer le judaïsme secrètement, devenant des cibles pour l’Inquisition. Puis, est mise en place une politique de « propreté de sang » pour vérifier l’absence d’ancêtres juifs – ces mesures marquent la fin de la présence juive structurée en Espagne.
Isabelle sur le trône, créé une milice (La Santa Hermandad, chargée de faire régner l’ordre. Les coupables arrêtés sont sévèrement condamnés. Les voleurs ont le pied coupé et les auteurs de meurtres sont exécutés à coups de flèches, ( cela vous rappelle quelque chose : La Charia).

Portrait de la reine Isabelle 1er par Joaquin Dominguez Becquer / Huile sur toile / 1859
Très pieuse, Isabelle s’entoure d’austères religieux qui deviennent ses conseillers et elle adopte des mesures en faveur des chrétiens. Elle autorise la prison pour les Juifs et les musulmans qui ont contracté des dettes auprès des chrétiens. Les Juifs doivent porter la rouelle comme signe distinctif alors qu’ils sont déjà persécutés, victimes de pogroms et obligés de vivre dans des ghettos.
Près de 200.000 juifs exilés
Parallèlement, Isabelle de Castille souhaite achever la Reconquista. La prise de Grenade au début de l’année 1492 a donc un énorme retentissement. À l’annonce de la nouvelle, les cloches sonnent à Londres, Paris et Rome. Les Juifs ont un mois pour se convertir au catholicisme ou quitter l’Espagne. Au moins 150.000 d’entre eux acceptent la conversion forcée et près de 200.000 préfèrent l’exil aux quatre coins de l’Europe mais aussi en Afrique du Nord et dans l’Empire ottoman. (Tiré de la collection spéciale « Les salauds de l’histoire de Vincent Parizot »).
Des Isabelle Catholique, des Hitler, des Khamenei, on en trouve à la pelle dans l’histoire de l’homme. On ne veut le juif nulle part, même pas sur ses terres ancestrales… Et de quel droit ? Qui s’est approprié le droit à la vie, quel Dieu aurait osé ces définitions ?
Tout être humain a une place sous l’astre solaire, c’est le droit principal de la création.
Peut-être le juif devrait-il considérer son départ à la lune ou à une autre planète ?
Non, la fuite a cessé et doit cesser. Le juif se battra pour sa minuscule patrie et vaincra. Que Trump s’aventure à fermer les yeux sur l’histoire et les menaces qui planent perpétuellement sur le peuple juif, pour ses propres intérêts, Israël ne peut pas se permettre le luxe de jouer à la roulette russe. S’il est l’ami que nous espérons tous qu’il soit, c’est le moment idéal de nous le prouver.
En ces récents jours, l’effervescence est à son paroxysme en Israël… Nous, les juifs, savons d’avance que nous serons les premiers à être ciblés par l’Iran. Nous n’avons plus peur. Notre foi, notre courage et notre détermination le contraindraient à battre en retraite.
Nos cœurs sont sincères et nos intentions immaculées… une auréole divine encercle nos soldats qui se battent pour la vie… car, comme le disait si bien Léon Tolstoï, aimer la vie est indissociable de l’amour de Dieu.
Nous n’avons nul besoin de votre pitié, de votre commisération outrageusement maquillée, de votre prétendue humanité, si bien entretenue par l’ONU… Nous n’avons rien de moins que vous, sinon, plus… Notre volonté et notre authenticité.
La preuve… Nous avons survécu à tous ceux qui voulaient notre mort.
© Thérèse Zrihen-Dvir
