L’antisémitisme d’hier et celui d’aujourd’hui est le « même » et dérive d’une haine du juif sans fond et inexplicable.
De quoi accuse-t-on les juifs d’hier ? Les annales de l’histoire nous éclairent :
L’antisémitisme « d’hier » désigne une haine multiséculaire qui a muté à travers les âges. Ses causes se divisent en trois grandes racines historiques : l’antijudaïsme religieux (Moyen Âge), l’antisémitisme économique et politique (XVIIIe-XIXe siècles), et l’antisémitisme racial et biologique (XIXe-XXe siècles).
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L’antijudaïsme religieux (Moyen Âge) : Dans les sociétés chrétiennes, les Juifs étaient la seule minorité religieuse non chrétienne tolérée, mais marginalisée. L’accusation de déicide : Les Juifs étaient accusés d’avoir tué Jésus-Christ, ce qui a nourri une haine théologique durable. Les fantasmes et stéréotypes : L’exclusion sociale (interdiction de posséder des terres ou d’exercer certains métiers) a forcé les Juifs vers des professions liées à l’argent (comme le prêt), ce qui a donné naissance au mythe du Juif cupide et au stéréotype du complot.L’antisémitisme politique et complotiste (XVIIIe – XIXe siècle)
Avec la fin de la société féodale et l’émancipation des Juifs, de nouvelles formes d’hostilité sont nées : Le JUIF, bouc émissaire nationaliste : Lors de la construction des États-nations, les Juifs ont été perçus comme des citoyens déloyaux ou des « étrangers de l’intérieur », accusés de double allégeance. Les théories du complot : Ils ont été accusés simultanément de soutenir le capitalisme (la finance) et de fomenter des révolutions (le communisme), devenant le bouc émissaire idéal face aux bouleversements sociaux.
La biologisation de la haine a transformé le Juif d’une cible religieuse en une cible biologique inhérente. L’antisémitisme racial – La pseudo-science raciale : Inspiré par le darwinisme social, cet antisémitisme prétendait que les Juifs constituaient une « race » inférieure et nuisible, incompatible avec le reste de la population. Le mythe du complot mondial : Des faux comme Les Protocoles des Sages de Sion ont été massivement diffusés, servant à justifier les pogroms en Europe de l’Est, puis l’idéologie génocidaire du nazisme qui a culminé avec la Shoah.
L’antisémitisme réclamait la vie de tous les juifs – génocide – or, ils étaient dispersés sur toute la face du globe ce qui compliquait un nettoyage ethnique total et voulu.
L’idée de la création d’un foyer juif plafonna avec les accords de San Remo.
La résolution de San Remo, adoptée le 25 avril 1920, est un événement juridique international fondamental ayant reconnu le droit du peuple juif à établir un « foyer national juif » en Palestine. Les principales puissances alliées de la Première Guerre mondiale (Royaume-Uni, France, Italie) se sont réunies dans la ville italienne de San Remo pour démembrer l’Empire ottoman et répartir les territoires du Moyen-Orient sous forme de mandats.
La décision de permettre aux juifs de retourner à leurs terres ancestrales, s’affichait alors comme un acte noble, une réparation, une justice… En réalité, ce projet sous entendait la faisabilité de se débarrasser de tous les juifs de la diaspora et les parquer dans un même et unique ghetto appelé « Foyer Juif » réunissant tous les survivants de la shoah et ceux résidants dans les pays arabes en qualité de dhimmis.
En fait, ce projet avait marché comme sur des roulettes. Les survivants de la Shoah s’étaient rués vers cet étrange « Foyer Juif » qui leur tombait du ciel, sans trop se poser de questions, comme par exemple : Pourquoi n’avoir jamais initié, imposé, conditionné un accord entre les arabes de la région et les juifs ? Une entente quelconque ? NON… cela allait contre leurs plans d’anéantissement total des juifs.
Tous ces architectes/découpeurs de l’empire ottoman connaissaient bien la haine des arabes envers les juifs – dont les accords du mufti de Jérusalem avec Hitler, pour les ignorants ou sceptiques… Les placer là, en leur sein, n’était pas le fruit du hasard, mais bien le résultat d’un complot bien tissé contre les juifs…
D’ailleurs, les anglais étaient les premiers à aider la population arabe de Palestine et de Jordanie, en s’attelant à la formation de légions : la légion jordanienne, la légion égyptienne… D’un commun accord tous les arabes s’étaient ligués afin d’anéantir les juifs de Palestine la veille de la déclaration de la création de l’État d’Israël naissant en 1948.
Pendant la guerre de 1948, l’Égypte et la Jordanie (alors Transjordanie) ont envahi Israël, poursuivant des objectifs différents. La Légion arabe jordanienne, commandée par des officiers britanniques, était l’armée la mieux entraînée et a principalement combattu pour s’emparer de la Judée et Samarie et de Jérusalem-Est. L’Égypte a attaqué depuis le sud, occupant la bande de Gaza et le désert du Néguev.
L’implication de ces deux nations s’est déroulée selon des dynamiques distinctes :
La Légion Arabe Jordanienne, Commandement et force : Dirigée par le général britannique John Bagot Glubb (Glubb Pacha), c’était la force arabe la plus redoutable. Elle s’est concentrée sur la Judée et Samarie et Jérusalem. Elle a notamment causé de lourdes pertes aux forces israéliennes lors des sanglantes batailles de Latroun et a réussi à s’emparer de la Vieille Ville de Jérusalem.
Contrairement à d’autres pays de la Ligue arabe, le roi Abdallah de Jordanie avait des visées territoriales sur la Judée et Samarie et a, avant le conflit, mené des accords secrets avec les dirigeants juifs pour diviser le territoire. Son objectif n’était pas l’anéantissement total des forces juives, mais le contrôle du centre de la Palestine.
Quant aux égyptiens : Jeter les juifs à la mer. L’armée égyptienne a constitué la force la plus nombreuse de la coalition arabe lors de la guerre de 1948. Son offensive s’est déroulée en deux phases majeures, passant d’une invasion rapide à un encerclement progressif par les forces israéliennes. Le 15 mai 1948, environ 10 000 soldats égyptiens franchissent la frontière sous le commandement du général Ahmed Ali al-Mwawi. Une colonne principale progresse le long de la côte vers Tel-Aviv, tandis qu’une seconde colonne avance vers l’est via Beer-Sheva pour rejoindre les forces jordaniennes à Hébron et Jérusalem.
La progression égyptienne est retardée de plusieurs jours par la résistance désespérée de kibboutz isolés, notamment à Yad Mordechai, ce qui permet aux forces israéliennes (Tsahal) d’organiser leur défense. Fin mai, la colonne côtière atteint Isdoud (aujourd’hui Ashdod), à seulement 30 kilomètres au sud de Tel-Aviv, où elle est définitivement stoppée au niveau du pont d’Ad Halom.
Les armes ont été fournies par les Anglais, les Allemands et les Français : Le principal fournisseur d’armes des armées arabes en 1948 était le Royaume-Uni, suivi par la France pour certaines factions spécifiques. Les forces arabes disposaient d’un armement lourd conventionnel issu des stocks de la Seconde Guerre mondiale. Leurs approvisionnements se répartissaient ainsi :Le Royaume-Uni (Principal fournisseur) – Les bénéficiaires : La Transjordanie (Jordanie), l’Égypte et l’Irak.
Les Britanniques ont fourni des fusils, de l’artillerie, des véhicules blindés et des munitions directement issus de leurs bases et arsenaux du Moyen-Orient. Pour la Jordanie : La Légion arabe jordanienne était entièrement financée, équipée et encadrée par des officiers britanniques détachés (comme le général Glubb Pacha). Bien que l’ONU ait voté un embargo sur les armes en mai 1948, la Grande-Bretagne a honoré ses traités de défense préexistants avec ces nations arabes juste avant et au début du conflit.Les bénéficiaires de La France : La Syrie et le Liban. En tant qu’ancienne puissance mandataire dans la région, la France a laissé derrière elle des infrastructures et des équipements militaires. Elle a continué à fournir discrètement des armes légères et des munitions à la Syrie au début de la guerre. Les surplus locaux et le marché noir. L’Armée de libération arabe (ALA) : Cette force de volontaires arabes, ainsi que les milices palestiniennes locales, utilisaient un assortiment d’armes légères achetées sur le marché noir régional, récupérées auprès des forces britanniques sortantes ou fournies par la Ligue arabe via des stocks d’armes italiens et allemands abandonnés en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’antisémitisme d’aujourd’hui est le prolongement de celui d’hier. Rien n’a changé hormis le statut saisissant d’Israël de « Puissance Régionale » que ces vautours assoiffés du sang juif, ont du mal à digérer.
Les ennemis d’hier sont les mêmes aujourd’hui et les arabes d’hier sont aussi ceux d’aujourd’hui… les temps ont changé mais pas pour les Juifs… qu’ils aient un État ou pas… Ils seront toujours haïs pour plusieurs causes dont la plus contrariante est leur amour de la vie.
Franchement, pouvons-nous, nous les juifs, un jour regarder les allemands, les français, les anglais droit dans les yeux sans que la colère et le dégoût ne nous submergent ?
Ironie du sort ou justice Divine… Visiblement, les jours de ces puissances d’hier qui voulaient en finir avec les juifs, sont comptés.
© Thérèse Zrihen-Dvir
