À la veille de l’opération « Lion en éveil », les services de renseignement israéliens avaient évalué que l’Iran possédait environ 3 000 missiles balistiques et cherchait activement à étendre son arsenal.
L’estimation était qu’en l’espace de deux ans, l’Iran atteindrait 8 000 missiles balistiques, avec 5 000 prévus d’ici la fin de l’année 2025.
Cela constituait une menace existentielle réelle et était l’une des raisons principales du lancement de l’opération.
Pendant l’opération, environ 550 missiles ont été tirés. Des dépôts de missiles ont été frappés, environ 35 installations de production ont été détruites et près de 50 % des lanceurs ont été éliminés, dont beaucoup portaient déjà des missiles.
À l’issue de l’opération, les services de renseignement ont réévalué la situation : l’Iran disposait toujours d’environ 1 300 missiles balistiques.
Que s’est-il passé depuis juin ?
L’évaluation actuelle est que l’Iran a restauré une partie de ses capacités de production et a augmenté son rythme de fabrication. Si le développement d’une arme nucléaire prend des années, un missile balistique est rapidement disponible, relativement peu coûteux et de nature conventionnelle.
Ce soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a présenté l’évaluation israélienne actualisée : dans quelques semaines, l’Iran disposera d’environ 1 800 à 2 000 missiles balistiques.
En d’autres termes, l’Iran aura produit environ 700 missiles balistiques en moins d’un an.

