Ce n’est pas une commémoration. D’ailleurs, on n’en parle qu’en Israël.
Il y a aujourd’hui exactement mille jours que les hordes fanatisées du Hamas, ivres de haine et de drogue, se sont ruées vers les villages et kibboutz frontaliers d’Israël.
Les terroristes n’ont pas cherché à dissimuler leurs forfaits. Ils ont eux-mêmes filmé et diffusé les atrocités commises ce 7 octobre 2023. Un spectacle insoutenable, toujours disponible sur le web.
Viols, tortures, assassinats : même les bébés n’ont pas été épargnés, le tout aux cris de « Allah Akbar ».
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Puis ils sont repartis, entraînant avec eux deux cent cinquante et un otages, parmi lesquels une jeune mère serrant dans ses bras ses deux très jeunes enfants.
Pourtant, ce n’est pas cela qui retient aujourd’hui l’attention hors d’Israël.
On préfère ne pas s’attarder sur cet épouvantable drame et chercher à l’oublier, sinon à l’oblitérer. À la rigueur, on l’admet à mi-voix pour lui trouver d’invraisemblables justifications.
Il est alors plus facile de condamner le réflexe de défense d’Israël qui, frappé dans sa chair vive, avait répliqué.
D’autant que le Hamas avait profité de son offensive pour lancer des milliers de missiles contre l’ensemble du territoire israélien.
Une campagne parfaitement orchestrée – peut-être préparée de longue date – a progressivement transformé les bourreaux en victimes, le Hamas en héros et vaillant combattant pour la Palestine, et Israël en monstre génocidaire.
Un manichéisme qui ne laisse aucune place au sort des otages, affamés et torturés dans les souterrains de Gaza.
Tout juste a-t-on vu naître un éphémère mouvement de compassion pour les deux petits bébés rouquins, étranglés à mains nues afin d’étouffer leurs pleurs.
Ce qu’il faut retenir aujourd’hui de ces mille jours, c’est qu’ils ne constituent ni un début ni une fin.
Le conflit qui a éclaté au grand jour le 7 octobre 2023 n’est qu’un nouvel épisode d’un affrontement engagé de longue date depuis la révolution islamique de 1979, qui transforma l’allié d’hier, l’Iran, en une théocratie islamique déguisée en république, faisant de la destruction d’Israël son objectif prioritaire.
Ce sont les Ayatollahs qui financent et arment le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban ainsi que les Houthis au Yémen.
Le rôle de ces mouvements est de harceler et d’affaiblir l’État juif tandis que Téhéran poursuit son programme nucléaire, dont l’aboutissement permettrait, selon les dirigeants iraniens, d’anéantir ce qu’ils présentent comme un « cancer » au cœur du Moyen-Orient.
Pour atteindre cet objectif, le régime est prêt à détourner les richesses de son propre pays, au détriment de son développement économique et du bien-être de sa population.
Israël affirme avoir identifié cette menace depuis de nombreuses années et ses gouvernements successifs n’ont cessé de la dénoncer.
Mais le danger ne concerne pas uniquement l’État juif.
Un accord destiné à limiter le programme nucléaire iranien avait été conclu sous l’égide du président Barack Obama par une coalition de puissances internationales. Jugé insuffisant par Donald Trump, qui décida de s’en retirer, il demeure aujourd’hui au cœur du conflit.
Les dirigeants iraniens continuent de défendre ce qu’ils présentent comme leur « droit » à poursuivre leur programme nucléaire et à conserver leur uranium enrichi.
© Michèle Mazel pour Israël 24 7.org

Michèle Mazel est diplômée de Sciences-Po et licenciée en Droit, et a été boursière Fullbright en science politique. Pendant plus de trente ans, elle a accompagné de par le monde son mari, le diplomate Zvi Mazel, qui fut notamment ambassadeur d’Israël en Egypte, en Roumanie et en Suède. Elle en a tiré la matière de nombreux ouvrages – thrillers et romans. Elle contribue régulièrement à plusieurs organes de presse.

