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La diplomatie de l’assoiffement 

04 Fév 2026
La diplomatie de l’assoiffement 

Quand l’Afrique du Sud criminalise l’accès à l’eau pour préserver son narratif anti-israélien

Le 30 janvier 2026, le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération (DIRCO) a déclaré Ariel Seidman, chargé d’affaires d’Israël en Afrique du Sud, persona non grata et lui a donné 72 heures pour quitter le territoire. Les motifs invoqués tiennent à des « attaques insultantes » visant le président Cyril Ramaphosa sur des canaux officiels, à des manquements de notification concernant des visites de responsables israéliens, et à ce que Pretoria qualifie d’« abus grossier des privilèges diplomatiques » au regard de la Convention de Vienne. L’expulsion d’Ariel Seidman est bien plus qu’un incident diplomatique périphérique : elle révèle la cristallisation d’une pathologie politique où un État, incapable d’assurer les services vitaux à ses citoyens, sanctionne ceux qui y parviennent à sa place. Cette décision, officiellement présentée comme la défense d’une souveraineté nationale bafouée, dissimule en réalité l’instrumentalisation systématique de la détresse hydraulique des populations noires au service d’une croisade idéologique contre Israël. L’analyse de cette affaire permet de mettre au jour les mécanismes par lesquels certains régimes du Sud global convertissent leurs défaillances structurelles en capital symbolique international, transformant l’incurie domestique en vertu géopolitique. En effet, l’épisode a immédiatement pris la forme d’une escalade réciproque : Israël a annoncé une mesure de représailles en expulsant Shaun Edward Byneveldt, diplomate sud-africain. Mais l’essentiel, ici, n’est pas le ballet protocolaire : c’est ce que cet acte dit du rapport contemporain entre souveraineté, légitimation morale et faillite de l’État social — en particulier dans un pays où la crise de l’eau est devenue un fait politique total.


L’anatomie d’une faillite : du cadre deployment à la criminalisation de la compétence

La dégradation des services publics sud-africains n’est plus une simple hypothèse militante : elle est documentée, discutée et désormais assumée jusque dans des échanges parlementaires. Le 25 novembre 2025, le vice-président Paul Mashatile a reconnu, en s’appuyant sur des données du Département de l’Eau et de l’Assainissement, une baisse de la fiabilité moyenne nationale de l’approvisionnement à 68%, ainsi qu’une détérioration de la qualité de l’eau dans environ 60% des systèmes. La crise hydraulique sud-africaine ne procède nullement d’une fatalité climatique ou d’un sous-développement hérité, mais d’un choix politique délibéré et documenté : la subordination méthodique de la compétence technique à la loyauté partisane. Le système de cadre deployment, par lequel l’ANC place ses militants aux postes stratégiques sans considération de qualification, a été formellement identifié par la Commission Zondo sur la capture de l’État comme l’une des causes structurelles de l’effondrement institutionnel sud-africain. Autrement dit : l’effondrement ne procède pas uniquement de tuyaux vétustes, mais d’une ingénierie politique de la médiocrité administrative, où l’incompétence devient une ressource — parce qu’elle rend dépendant. Cette pratique, juridiquement contestable au regard de la Constitution de 1996 qui garantit l’impartialité de la fonction publique, a transformé les Water Boards – organismes censés garantir l’approvisionnement stratégique en eau – en véhicules de patronage politique où les nominations relèvent davantage des comités de déploiement partisan que de critères professionnels.

Les données officielles établissent l’ampleur du désastre avec une précision accablante. En novembre 2025, le vice-président Paul Mashatile reconnaissait que la fiabilité nationale du réseau d’eau était tombée à 68 %, avec une dégradation qualitative affectant 60 % des systèmes d’approvisionnement. Parallèlement, le secrétaire général de l’ANC, Fikile Mbalula, admettait en septembre 2025 que « la corruption, les infrastructures vétustes et le manque de capacités » minaient structurellement la distribution d’eau, en dépit d’un taux de raccordement théoriquement en augmentation – aveu qui souligne le décalage entre les statistiques administratives et la réalité vécue par les populations.

Or, une analyse de l’Université du Witwatersrand publiée en octobre 2025 dévoile une dimension supplémentaire de cette crise : des cartels criminels – les « water tanker mafias » -, organiquement liés aux réseaux locaux de l’ANC, ont pris le contrôle de pans entiers de l’infrastructure hydraulique, profitant des défaillances municipales, convertissant les camions-citernes d’urgence en modèle économique clientéliste pérenne. Cette économie politique de la pénurie organisée a contraint le Trésor national à émettre une circulaire interdisant aux municipalités de s’en remettre durablement à ces solutions palliatives, précisément parce qu’elles perpétuent un système où la rareté elle-même génère des rentes de position, appelant les municipalités à ne pas substituer le camion-citerne à la réparation structurelle.

C’est sur ce terrain — et non dans les seuls couloirs du droit diplomatique — que l’affaire Seidman devient lisible. Plusieurs récits médiatiques situent l’irritation politique autour d’échanges menés dans l’Eastern Cape avec le roi abaThembu Buleyekhaya Dalindyebo, à propos d’offres d’assistance (eau, agriculture, santé), jugées par les autorités provinciales et nationales comme contournant les canaux étatiques. En effet, les systèmes solaires de pompage d’eau et d’irrigation au goutte-à-goutte, installés en partenariat transparent avec les autorités traditionnelles et surveillés en temps réel depuis Israël, ne constituent pas simplement une assistance technique : ils fonctionnent comme un contre-modèle épistémologique insupportable. Ces installations démontrent de manière empiriquement vérifiable que là où convergent expertise technique, intégrité procédurale et responsabilité opérationnelle, l’eau coule ; inversement, là où le déploiement partisan se substitue à la compétence, les communautés rurales meurent de soif. L’État sud-africain ne sanctionne donc pas Ariel Seidman pour violation de la Convention de Vienne, mais pour avoir rendu visible, par la simple efficacité de son action, l’ampleur sidérante de sa propre faillite institutionnelle.

Le génocide à géométrie variable : incohérences d’un moralisme sélectif

La dissonance cognitive qui traverse la posture sud-africaine atteint ici des proportions vertigineuses. Pretoria a engagé une procédure contre Israël devant la Cour internationale de Justice pour « violation de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide » (affaire: Application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide dans la bande de Gaza (Afrique du Sud c. Israël) et la CIJ a rendu, notamment, une ordonnance de mesures conservatoires le 26 janvier 2024. Le président Cyril Ramaphosa justifiait cette démarche en invoquant l’expérience historique sud-africaine de « dépossession, discrimination, racisme et violence sponsorisée par l’État », positionnant ainsi son pays « du bon côté de l’Histoire ». Cette rhétorique mémorielle mobilise le capital symbolique de la lutte anti-apartheid pour légitimer une action juridique internationale d’ampleur inédite.

Toutefois, tandis que l’appareil d’État sud-africain mobilise des ressources juridiques et diplomatiques considérables pour établir l’intention génocidaire présumée d’Israël à Gaza, ce même gouvernement laisse des centaines de milliers de citoyens noirs – c’est-à-dire les bénéficiaires théoriques de la « libération » de 1994 – privés d’accès à l’eau potable, droit d’accès à un eau suffisante pourtant explicitement garanti par la Constitution sud-africaine (section 27). Plus troublant encore : il criminalise activement les initiatives qui sauvent concrètement des vies africaines, au nom d’une souveraineté formelle vidée de tout contenu substantiel. La dissonance n’est pas seulement morale ; elle est normative : l’État qui revendique le langage le plus élevé du droit international peine à garantir, sur son sol, un droit socio-économique constitutionnalisé — et sanctionne un acteur diplomatique au moment même où celui-ci est associé, dans l’espace public, à des projets d’assistance perçus comme palliatifs à la défaillance locale.

Israël, de son côté, a qualifié à plusieurs reprises l’initiative sud-africaine à La Haye d’exploitation politique, allant jusqu’à parler d’un rôle de « bras juridique » du Hamas. Mais, au-delà de la rhétorique bilatérale, ce que révèle la séquence est plus structurel : l’internationalisation du conflit sert aussi — volontairement ou non — de dispositif de recadrage interne. Cette contradiction ne relève nullement de l’incohérence tactique ou de l’erreur de communication, mais procède d’une stratégie de diversion parfaitement rationalisée. L’antisionisme d’État fonctionne ici comme écran de fumée idéologique, destiné à occulter méthodiquement l’incapacité domestique par la surenchère morale internationale. En fabriquant un ennemi extérieur absolu – Israël, réinventé comme incarnation contemporaine simultanée de l’apartheid et du génocide – et en mettant sur pied unthéâtre moral total (le Bien contre le Mal) l’ANC opère un transfert symbolique qui détourne l’attention de sa propre responsabilité dans la désintégration des services vitaux, neutralisant de cette manière des questions trivuales et pourtant vitales telles que Pourquoi l’eau ne coule-t-elle plus ? Qui a capturé les budgets ? Qui prospère sur l’urgence ?. La soif des citoyens de l’Eastern Cape devient ainsi le dommage collatéral acceptable d’une croisade symbolique internationale, menée au nom de principes que le régime foule quotidiennement sur son propre territoire.

L’ironie politique tient alors à ceci lorsqu’on confronte l’accusation de génocide à la réalité opérationnelle de la coopération israélienne en Afrique subsaharienne : les technologies et ONG associées à Israël opèrent en Afrique sur un registre radicalement concret. Innovation: Africa, ONG israélienne spécialisée dans les projets hydrauliques et agricoles, a installé plus de 880 systèmes solaires et hydriques, touchant plus de 4,2 millions de personnes dans des zones rurales abandonnées par leurs États respectifs, avec une logique de maintenance et de suivi qui vise précisément à éviter la déperdition, la capture et l’abandon. Des partenaires comme Water4Mercy, organisation caritative américaine s’appuyant sur des technologies israéliennes, affirment, dans un horizon de cinq ans, avoir apporté de l’eau potable à 50 000 personnes dans douze villages subsahariens, via des pompes solaires et des systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte, pilotés en temps réel. Ces initiatives ne relèvent aucunement de la philanthropie cosmétique ou du soft power opportuniste : elles constituent le transfert systématique et documenté de savoir-faire technique dans des environnements où l’État est structurellement absent ou prédateur.

L’expertise israélienne en gestion de l’eau sous contrainte hydrique sévère – acquise dans un contexte semi-aride où chaque goutte fait l’objet d’une valorisation maximale – trouve bel et bien une application directe en Afrique subsaharienne, où 400 millions de personnes demeurent privées d’accès à l’eau potable. Ces projets reposent sur trois piliers technologiques et méthodologiques : autonomie énergétique par captation solaire, efficience agricole par irrigation au goutte-à-goutte, et formation de formateurs locaux pour garantir la pérennité des installations. Autrement dit, Israël ne vend pas seulement des équipements : il transfère une capacité d’action autonome aux communautés bénéficiaires, précisément ce que le système clientéliste de l’ANC, fondé sur la perpétuation de la dépendance, ne peut structurellement tolérer.

Le renversement moral est ainsi complet : l’État accusé de génocide construit des infrastructures vitales pour des Africains que leur propre gouvernement laisse mourir de soif, tandis que l’État accusateur criminalise cette aide au nom d’une dignité nationale abstraite. Cette inversion révèle que pour l’ANC contemporain, la souveraineté ne désigne plus la capacité effective à servir ses citoyens, mais le monopole symbolique sur leur misère – monopole qu’aucun acteur extérieur, a fortiori israélien, ne saurait briser sans commettre un sacrilège politique. Dans une société où la pénurie alimente des rentes, cette forme d’aide n’est pas neutre : elle réduit la dépendance, donc elle contrarie des équilibres informels. En ce sens, l’expulsion de Seidman, présentée comme une défense de la souveraineté, peut aussi être lue comme un réflexe de protection d’un ordre politique où la souveraineté se confond avec le contrôle des circuits de distribution — et, au bout du compte, avec le contrôle social que rend possible la rareté.

Vers une diplomatie de l’assoiffement : l’eau comme instrument de contrôle politique

Les motifs officiels de l’expulsion d’Ariel Seidman méritent une analyse sémiologique minutieuse. Le ministère sud-africain des Affaires étrangères invoque des « commentaires désobligeants » à l’égard du président Ramaphosa sur les réseaux sociaux, l’invitation de responsables israéliens sans autorisation préalable, et surtout un « abus grossier de privilèges diplomatiques ». Ces accusations, qui relèvent davantage du grief protocolaire que de la violation caractérisée du droit international, dissimulent à peine le véritable reproche : Seidman a osé démontrer empiriquement que l’eau pouvait couler là où l’État avait structurellement échoué.

Cette criminalisation de l’aide humanitaire par un État défaillant constitue un précédent inquiétant dans le droit diplomatique contemporain. Rarement un diplomate se voit déclaré persona non grata pour avoir financé et organisé l’accès à l’eau potable en coopération transparente avec des autorités locales légitimes. Significativement, l’ANC, qui tolère sans état d’âme la présence diplomatique de régimes ouvertement répressifs – Iran, Venezuela, Russie – et observe un silence complice face aux massacres de manifestants perpétrés par ses « alliés » idéologiques, invoque soudain une hypersensibilité protocolaire lorsqu’il s’agit d’Israël. Le South African Jewish Board of Deputies a justement souligné cette application radicalement sélective des principes de droits humains : pourquoi Pretoria s’indigne-t-il des « commentaires désobligeants » d’un diplomate israélien tout en accueillant chaleureusement des représentants de régimes qui assassinent méthodiquement leurs opposants ? La réponse à cette question excède le cadre de l’hypocrisie diplomatique ordinaire : l’antisionisme fonctionne désormais comme exception morale absolue, suspendant les règles habituelles du jugement politique. Israël devient l’ennemi ontologique dont toute action, fût-elle sauver des vies humaines, doit être réinterprétée comme agression déguisée. Cette logique paranoïaque, qui transforme la bienfaisance en complot et l’efficacité en impérialisme, révèle l’épuisement intellectuel et moral d’un régime incapable de justifier son existence autrement que par la désignation rituelle d’un bouc émissaire international.

L’affaire Seidman transcende largement le cadre bilatéral Israël–Afrique du Sud. Elle illustre une pathologie politique désormais structurante d’une partie significative du Sud global : l’instrumentalisation des droits humains à géométrie variable, où la rhétorique de la justice internationale sert simultanément à légitimer l’oppression domestique et à détourner l’attention des faillites structurelles. L’ANC, qui invoque rituellement son héritage de lutte contre l’apartheid pour se draper dans une légitimité morale internationale inattaquable, a méthodiquement détruit les institutions qu’il contrôle depuis 1994 par la corruption systémique, le déploiement de cadres incompétents et la capture clientéliste de l’État. La crise hydraulique, l’effondrement d’Eskom (électricité), la déliquescence des services de santé et de sécurité témoignent d’un projet politique qui a progressivement substitué la révolution idéologique permanente à la gouvernance effective.

Dans cette perspective, expulser le diplomate qui apporte l’eau n’est nullement une aberration : c’est la conséquence logique et prévisible d’un régime qui préfère maintenir ses citoyens dans une pénurie contrôlée plutôt que de renoncer au monopole symbolique sur leur détresse. L’eau qui coule grâce à Israël n’est pas simplement une solution technique parmi d’autres : elle constitue une menace existentielle pour un système fondé sur la gestion politique de la dépendance. Quand un État qui ne parvient plus à garantir l’eau constitutionnellement promise expulse un diplomate associé — à tort ou à raison — à des projets qui “font fonctionner” ce que l’administration ne parvient plus à faire, il ne s’agit pas seulement d’un incident diplomatique. C’est un symptôme : celui d’une souveraineté redéfinie non par la capacité à servir, mais par la capacité à interdire — interdire les contournements, interdire les contre-modèles, interdire les preuves visibles de la faillite. Dès lors, la vraie question n’est plus de savoir si l’Afrique du Sud de Cyril Ramaphosa se situe du « bon côté de l’Histoire », mais d’établir si elle ne s’est pas déjà placée, silencieusement mais irréversiblement, du mauvais côté de l’humanité – celui où la soif elle-même devient instrument de contrôle politique, et où l’assoiffement délibéré des populations se pare des habits respectables de la souveraineté nationale.

Qu’advient-il d’un régime lorsque la protection de sa légitimité passe par la criminalisation implicite de l’eau qui coule ?

© Fundji Benedict

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