Des accusations selon lesquelles une grande banque libanaise aurait aidé le Hezbollah à financer des attaques contre des Américains suscitent de nouveau l’attention après que la diplomate Morgan Ortagus a entamé une relation avec le président de la banque, Anton Sehnaoui, selon Ynet.
La plainte américaine de 2019, déposée contre la SGBL et plusieurs autres institutions libanaises, affirmait que ces banques avaient facilité des canaux financiers ayant soutenu les opérations du Hezbollah en Irak entre 2004 et 2011. La SGBL avait rejeté les allégations à l’époque, et des personnes proches de Sehnaoui l’ont décrit comme un « sioniste ».
Cette affaire apparaît quelques semaines après le divorce d’Ortagus en novembre, ert des fuites, y compris des factures de chez Tiffany, étayent le dossier.
Sa nouvelle relation aurait commencé après la séparation et a été signalée par les procédures gouvernementales. Agée de 43 ans, Ortagus a été une figure importante dans les cercles de politique étrangère républicains pendant plus d’une décennie, ayant notamment occupé le poste de porte-parole du département d’État sous Donald Trump.
Sehnaoui, 53 ans, dirige un réseau bancaire présent au Liban, Chypre, en Jordanie et à Monaco. Il a pris le contrôle de la SGBL en 2007 et en a élargi les opérations à Abu Dhabi, en France et au Colorado, construisant une institution détenant des actifs estimés à environ 26 milliards de dollars.
Son parcours inclut la production cinématographique et l’édition, avec des racines familiales remontant à l’Émir Bashir Shihab II, dirigeant du Liban au début du XIXe siècle. Élevé à Beyrouth, il a ensuite déménagé aux États-Unis pour étudier les affaires et la banque à l’Université de Californie du Sud.
Bien que des associés insistent sur le fait que les allégations de la plainte américaine déforment les opinions de Sehnaoui, l’attention entourant l’affaire et sa nouvelle relation avec une diplomate de haut niveau alignée sur Trump a remis la question sous les feux des projecteurs.
Sehnaoui s’est également impliqué directement dans le soutien d’une initiative américano-israélienne visant à relier les grands opéras, tout en se déclarant ouvertement comme un fervent partisan d’Israël.
Selon Laura Loomer, activiste politique américaine de droite pro-israélienne, l’administration Trump a mis Ortagus en « congé administratif » en raison de cette relation.
