Initialement publié le 13 mars 2024 @ 16h38
Les quatre cartes trompeuses de la « perte des terres palestiniennes »
Ces quatre cartes, circulant sur les réseaux sociaux et présentées par Abu Mazen lors d’une Assemblée générale de l’ONU, prétendent prouver que « les Juifs ont volé la terre des Palestiniens ».
Cependant, une analyse approfondie révèle que chacune de ces cartes contient des inexactitudes significatives, des mensonges et des contre-vérités.
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1. Carte de 1946
- Elle est presque entièrement verte
- Légende : Vert = « terres Palestiniennes », Blanc = « Terre juive »
Réalité :
En 1946, il n’existait ni terres palestiniennes ni terres juives reconnues officiellement. La région était sous mandat britannique, que la SDN (Société des Nations, prédécesseur de l’ONU) lui avait confié en 1922 après la chute de l’Empire ottoman suite à la Première Guerre mondiale. Sa mission était d’établir un « foyer national juif » tout en respectant les droits civils et religieux des populations locales existantes.
Conclusion :
Cette carte est une supercherie destinée à justifier les tromperies des cartes suivantes.
2. Carte de 1947 : Plan de partage de l’ONU
La carte porte le titre (en bas à droite), de plan de partition de l’ONU de 1947.
Elle montre des territoires palestiniens (en vert) qui ont réduit en taille, et des territoires israéliens (en blanc) qui ont augmenté. Les territoires en vert ont rétréci, et ils s’appellent désormais, sur la carte : « Palestine ».
Réalité :
- Les Arabes ont rejeté ce plan de partage, donc les zones vertes de la carte n’ont jamais existé, elles n’ont jamais été établies.
- Le plan a été proposé aux Arabes, pas aux Palestiniens.
- Il n’existe pas de « Palestine » et d’Israël : toute la région, vert et blanche, est la Palestine.
- Le plan de partage proposait précisément de diviser cette Palestine mandataire en deux États : un Etat juif, et un Etat arabe. Il n’est pas question d’un Etat palestinien.
- Le mot « Palestinien » s’appliquait aux habitants juifs du Mandat (ex. : journaux, institutions, passeports « Palestinian » portés par beaucoup de Juifs de la région).
- En 1947, l’identité arabe primait : beaucoup aspiraient à une unité arabe plus vaste (« Grande Syrie », ou intégration dans un ensemble arabe). La Palestine était considéré par les Arabes comme la « Syrie du Sud ». Ils ne se considéraient pas alors comme un peuple palestinien.
Rashid Khalidi (historien « palestinien ») décrit bien cette réalité : les Arabes de Palestine avaient des identités superposées (locale, arabe, religieuse, syrienne, etc.), mais pas encore une « nation-État » palestinienne pleinement formée en 1947, ni peuple palestinien.
3. Carte de 1967
La carte montre que les zones vertes « palestiniennes » ont été encore plus grignotées.
Réalité :
- Il n’existe toujours pas de terres palestiniennes, puisque les Arabes ont refusé le plan de partage en 1947.
- La Judée-Samarie (représentée en vert avec le nom « palestine ») était sous contrôle jordanien depuis 1948 – pas sous contrôle palestinien, donc Israël – les Juifs – n’ont pas réduit la taille des terres « palestiniennes.
- Et Gaza était sous contrôle égyptien, pas palestinien.
4. Carte de l’an 2010
La carte suggère une perte massive de terres palestiniennes dont il ne reste que des fragments épars.
Réalité :
- Les zones vertes représentent les tout premiers territoires sous autorité palestinienne, établis temporairement par les accords d’Oslo. Ces territoires sont temporaires, sujets à négociation, ce qui veut dire que ce ne sont pas des territoires palestiniens, mais des terres dont le sort, qui est disputé, n’a pas été réglé.
- Pour le droit international, c’est-à-dire les accords d’Oslo, ces territoires ne sont pas palestiniens, ils ne sont pas Israéliens, leur statut final devant faire l’objet d’un accord entre deux parties : les Palestiniens (ainsi nommés dans les accords), et les Israéliens.
Conclusion
Voici la démonstration que chacune de ces cartes présente une vision déformée de l’histoire. Elles ne reflètent pas non plus la complexité de la situation géopolitique de la région au fil du temps, mais surtout, elles présentent les Juifs comme les voleurs des terres palestiniennes, raison pour laquelle les “antisionistes” (il n’existe pas d’antisionistes, seulement des antisémites) les trouvent très intéressantes.
Comme cette série de cartes n’est pas réfutée par les médias, elle est acceptée. C’est un des grands mensonges de l’histoire de la région. Il a coûté tant de vies humaines, et il fait le malheur de millions d’Arabes à qui on bourre le crane en leur faisant miroiter de vieilles clés rouillées qui un jour ouvriront la porte de leurs maisons sur leurs terres volées. Et tout est faux.
© Jean-Patrick Grumberg pour Israël247.org
