L’accord censé mettre fin à la confrontation entre les États Unis et la république islamique d’Iran a été signé en grande pompe dimanche dernier en Suisse.
Enfin accord est un grand mot : il s’agit plutôt d’une feuille de route prévoyant soixante jours de négociations au cours desquelles les véritables problèmes seront abordés.
Il s’agit notamment de la fin du programme nucléaire des Ayatollahs et du sort de l’uranium enrichi à 60 degrés dont ils disposent.
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Malgré les assurances répétées du président américain, la partie est loin d’être gagnée d’autant que les dirigeants de Téhéran, qui se posent en vainqueurs, ne semblent pas disposés à transiger sur ce dossier.
Ils se montrent plus particulièrement préoccupés par la question du Liban et plus précisément de leurs fidèles alliés le Hezbollah, qu’ils financent et arment ; c’est d’ailleurs sur ordre de Téhéran que le mouvement terroriste a ouvert un nouveau front lors de la dernière confrontation avec Israël et a lancé drones explosifs et mortiers vers le nord de ce pays.
En réponse les soldats de Tsahal ont franchi la frontière pour chasser les terroristes et éloigner le danger.
Le cessez-le-feu les a laissés dans une zone tampon, périmètre de défense essentiel pour éviter le retour des militants du Hezbollah.
Les participants à la rencontre de Dimanche en Suisse, dont le Vice-Président Américain, avaient prévu la création de ce qu’ils qualifient d’une « cellule de déconfliction » incluant le gouvernement libanais afin de « garantir le respect de la fin des opérations militaires au Liban. »
On se demande comment fonctionnerait cette cellule conçue en l’absence des deux parties concernées, Israël et le Liban – sans parler du Hezbollah.
D’autant que cet accord à peine conclu, l’un des signataires et non des moindres puisqu’il s’agit des Etats Unis, vient d’en parapher un second plutôt contradictoire mais historique qui a provoqué colère et indignation chez les Mollahs.
Jugez-en.
L’entité sioniste honnie, cancer à éradiquer de toute urgence et objectif numéro un de tous les dirigeants iraniens depuis la révolution de Khomeini – il se disait même que c’était pour l’anéantir que Téhéran voulût obtenir la bombe – bref cet état maudit s’apprête à faire la paix avec le voisin libanais !
Finie la cellule de déconfliction chapeautée par Téhéran !
Sous le crépitement des flashes le Liban et Israël ont signé à Washington avec le Secrétaire d’Etat Marco Rubio, un accord cadre « pour une paix et une sécurité durables. »
Pire, cet accord cadre trilatéral n’exige même pas le retrait immédiat des forces israéliennes comme le réclamait Téhéran, et se contente de prévoir l’évacuation par lesdites forces de deux « zones pilotes » où elles seraient remplacées par l’armée libanaise chargée d’empêcher le retour du Hezbollah.
Le texte fait du désarmement complet du mouvement terroriste dans tout le Liban la condition du retrait israélien.
Faute de l’accord du Hezbollah, cet accord ne peut être appliqué et les accrochages se poursuivent.
Comme dans l’accord iranien américain…
© Michèle Mazel pour Israël 24 7.org

Michèle Mazel est diplômée de Sciences-Po et licenciée en Droit, et a été boursière Fullbright en science politique. Pendant plus de trente ans, elle a accompagné de par le monde son mari, le diplomate Zvi Mazel, qui fut notamment ambassadeur d’Israël en Egypte, en Roumanie et en Suède. Elle en a tiré la matière de nombreux ouvrages – thrillers et romans. Elle contribue régulièrement à plusieurs organes de presse.

