Des responsables iraniens ont admis en privé que le gouvernement est passé en mode « survie – panique » face à la vague massive de manifestations et d’agitation qui secoue la République islamique depuis fin décembre 2025, selon un rapport du New York Times publié le 4 janvier 2026. Cette crise est qualifiée par des officiels de « plus grand défi » jamais affronté par le régime, avec des admissions privées que l’État manque cruellement d’outils pour enrayer l’effondrement économique (inflation galopante >40 %, rial en chute libre, pénuries d’énergie et d’eau) ou pour prévenir de nouvelles frappes militaires extérieures.
Le rapport révèle que des figures de haut rang à Téhéran reconnaissent l’absence de stratégie cohérente pour stabiliser la situation. Le président Masoud Pezeshkian a publiquement admis ces dernières semaines n’avoir « aucune idée ni solution » pour résoudre les multiples problèmes du pays, allant jusqu’à déclarer que toute politique injuste est « condamnée à l’échec ».
Les manifestations, initialement déclenchées par la chute historique du rial et les hausses de prix, se sont intensifiées et politisées : des dizaines de villes touchées (désormais plus de 220 localités dans au moins 22 provinces), grèves des commerçants du Grand Bazar de Téhéran, blocages d’universités, slogans anti-régime (« mort au dictateur », « femme, vie, liberté »), et une répression croissante (usage de balles réelles, arrestations massives, au moins 10 à 20 morts confirmés selon des groupes de droits humains et médias iraniens).
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé un optimisme prudent, déclarant qu’Israël « s’identifie à la lutte du peuple iranien » et qu’il est « tout à fait possible » que les protestataires soient en train de « prendre leur destin en main » après des décennies de souffrance sous les ayatollahs. Il a réaffirmé le soutien d’Israël aux aspirations iraniennes à la liberté et à la justice.
Parallèlement, le président américain Donald Trump a multiplié les avertissements :
- Le 2 janvier 2026, il a posté sur Truth Social que si l’Iran « tire et tue violemment des manifestants pacifiques », les États-Unis « viendront à leur secours », ajoutant « nous sommes verrouillés et chargés, prêts à partir ».
- A partir de là, les États-Unis ont renforcé leur posture aérienne et navale au Moyen-Orient. Ces renforcements incluent le déploiement de ravitailleurs et d’autres aéronefs, ce qui élargit les capacités logistiques et de projection de force des forces américaines.
- 12 avions de transport militaire Boeing C-17 Globemaster III de l’US Air Force sont arrivés à la base aérienne RAF Fairford dans le Gloucestershire. Ce déploiement des forces américaines s’inscrit dans le cadre des préparatifs d’une nouvelle attaque contre l’Iran.
- Certains C-17 ont poursuivi leur route pour atterrir à la base aérienne Ramstein, en Allemagne, à destination du Moyen-Orient.
- Aucun ordre d’action militaire américaine massive n’a été donné à ce stade (niveaux de troupes inchangés au Moyen-Orient selon des officiels US), mais les forces américaines (environ 40 000 hommes dans la région) sont en alerte, et les menaces iraniennes de représailles contre les bases US ont fusé en réponse (le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, a qualifié toute ingérence de « chaos régional »).
Dans ce contexte de tension extrême, la peur semble s’effriter chez les manifestants : les funérailles de victimes se transforment en nouveaux rassemblements anti-régime, des voix s’expriment plus librement sur les réseaux, et un espoir grandi que les pressions internes et externes (États-Unis, Israël, sanctions renforcées) puissent enfin faire basculer la balance contre le régime.
Ce lundi après-midi, des vidéos nous parviennent montrant des milliers d’Iraniens criant « Mort à Khamenei ». En raison de la censure des réseaux sociaux et des fermetures d’internet, c’est une toute petite fenêtre ouverte sur le ce qui se passe dans le pays.
Le soi-disant Guide [s’il est guide, sa boussole est cassée] suprême [de volaille ?] Ali Khamenei a réagi en appelant à « parler aux protestataires », mais à « remettre les émeutiers à leur place », tandis que le régime tente de contenir la crise en limitant Internet et en organisant des contre-manifestations pro-gouvernement. Mais la BBC publie un autre récit, à savoir que le Guide a fait ses valises et serait prêt à tirer sa révérence façon Assad. Ils se retrouveront en Russie autour d’une tasse de thé pour parler des juifs.
La situation reste fluide et explosive : le régime est affaibli comme jamais depuis 2022, mais la répression brutale et l’absence de leadership alternatif clair pourraient encore prolonger son agonie.
