Les historiens et les chercheurs de demain rivaliseront sans doute de théories pour expliquer l’extraordinaire phénomène qui a suivi les atrocités du 7 octobre 2023 perpétrées à l’intérieur des frontières internationalement reconnues d’Israël.
Des actes d’une sauvagerie inouïe, des violences sexuelles épouvantables, le tout filmé et posté en direct – on ne le répétera jamais assez – par des terroristes du Hamas ivres de haine.
Pourtant les manifestations contre l’État juif se succèdent, mobilisant des foules ; les Juifs sont pris pour cible un peu partout dans le monde et les synagogues ne sont pas épargnées.
Aujourd’hui c’est l’État juif qui se retrouve au ban des nations, isolé sinon boycotté, et l’objet d’accusations aussi invraisemblables que perverses relayées complaisamment non seulement par des États dits éclairés mais encore par des médias engagés.
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Cette fois cependant il semble que toutes les bornes aient été dépassées comme le souligne le Telegraph britannique :
« Aucune personne sensée ne pourrait croire cette affirmation épouvantable, promue cette semaine par le New York Times, selon laquelle Israël “dresserait des chiens pour violer des Palestiniens”. Pourtant, ce n’est pas la première fois que des allégations absurdes sont portées concernant l’utilisation supposée d’animaux par Israël. En 2015, par exemple, le Hamas a annoncé avoir capturé un dauphin – qui, selon lui, agissait comme espion israélien. »
Faut-il souligner qu’alors que les abominations du Hamas sont toujours disponibles sur internet, les récits de prétendus abus israéliens évoqués dans le New York Times ne s’appuient que sur les témoignages de quatorze Palestiniens, sans le moindre début de preuve ?
Hélas, avez-vous déjà essayé de réfuter une accusation contre l’État juif, de mettre les choses au point ?
Trop souvent la réponse est un haussement d’épaules assorti d’une réflexion désabusée :
« Pure perte de temps. »
De fait, c’est le narratif parallèle, mensonger, qui triomphe, considéré comme la vérité révélée.
Autre essai, mais alors dans l’autre sens : critiquer ce qui paraît être une action répréhensible du gouvernement israélien, de la police ou de l’armée.
Même haussement d’épaules, assorti cette fois du commentaire :
« Allons, on trouve toujours quelque chose à nous reprocher. Vrai ou faux, inutile d’apporter de l’eau au moulin de nos ennemis. »
Facile – et tentant – de se laisser persuader, mais c’est une grave erreur.
Il est important de rétablir la vérité et, pour ce faire, il est indispensable de la présenter de façon claire et précise et surtout, documentation à l’appui.
Certes avec peu d’espoir d’arriver à convaincre les sceptiques – ne parlons pas des ennemis d’Israël.
Mais au moins avec la certitude d’aider les Juifs, les Israéliens, les amis d’Israël et les hommes de bonne volonté.
Ils ont besoin de ces atouts lorsqu’ils tentent à leur tour d’expliquer Israël ou à tout le moins de se défendre.
Il faut penser aussi aux jeunes, aux élèves et étudiants juifs confrontés quotidiennement, à l’intérieur des établissements qu’ils fréquentent, à des insultes et surtout à des accusations aussi outrancières que sans fondement.
© Michèle Mazel pour Israël 24 7.org
Michèle Mazel est diplômée de Sciences-Po et licenciée en Droit, et a été boursière Fullbright en science politique. Pendant plus de trente ans, elle a accompagné de par le monde son mari, le diplomate Zvi Mazel, qui fut notamment ambassadeur d’Israël en Egypte, en Roumanie et en Suède. Elle en a tiré la matière de nombreux ouvrages – thrillers et romans. Elle contribue régulièrement à plusieurs organes de presse.
