Comment Israël vient d’éliminer le chef du Hamas, ce chien. Tous les détails de l’opération

Un communiqué sobre de Tsahal confirme l’élimination du chef du Hamas. Nous avions l’information depuis vendredi soir.

Il s’agissait du plus haut responsable du Hamas. Il a été éliminé par Israël. Il était le dernier haut dirigeant du Hamas encore présent à Gaza à avoir participé directement à la planification des événements du 7 octobre (les autres sont soit décédés, soit à l’étranger – pas pour longtemps). La frappe a eu lieu dans le contexte du cessez-le-feu. Après la frappe, l’armée israélienne a placé ses forces en état d’alerte renforcé (terrestres, maritimes et aériennes).

Porte parole de Tsahal :

Izz al-Din al-Haddad, chef de la branche militaire du Hamas et l’un des derniers hauts commandants impliqués dans la planification du massacre du 7 octobre.

Après l’élimination de Mohammed Sinwar, Haddad a pris la relève et s’est employé à reconstruire les capacités du Hamas, planifiant de nombreuses attaques terroristes contre des civils israéliens et les troupes de l’armée israélienne.

Tout au long de la guerre, Haddad a été impliqué dans la détention de nombreux otages israéliens par le Hamas et a géré le système de détention des otages du Hamas en s’entourant d’otages afin d’empêcher son élimination.

L’opération menée par les Forces de défense israéliennes (Tsahal) visant à éliminer Izz al-Din al-Haddad (Abu Suhaib, alias « le Fantôme d’al-Qassam ») s’est déroulée dans la soirée du 15 mai 2026, dans le quartier d’al-Rimal de la ville de Gaza.

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Al-Haddad était le chef de facto du Hamas à Gaza et le commandant de sa branche militaire (les Brigades Izz al-Din al-Qassam) depuis mai 2025, après l’élimination de son prédécesseur Mohammed Sinwar.

Il était l’un des principaux architectes et organisateurs du massacre du 7 octobre 2023, responsable du meurtre, de l’enlèvement et des blessures infligées à des milliers de civils israéliens et de soldats de l’armée israélienne ainsi que de la supervision des opérations de prise d’otages. Depuis le cessez-le-feu, il est la figure derrière le rejet du désarmement du Hamas.

Contexte et planification

Des années de collecte de renseignements + une surveillance continue en temps réel

Cette frappe a été rendue possible grâce à des années de collecte de renseignements militaires menées par le Commandement du Sud et la Direction du renseignement militaire (Aman) de l’armée israélienne. Cette accumulation de données sur le long terme leur a permis de cartographier ses habitudes, bien qu’il changeait constamment de cachette.

Après avoir obtenu l’accord politique (environ 10 jours), al-Haddad a été placé sous « surveillance continue ». La frappe a été autorisée dès que les agents du renseignement ont reçu des informations en temps réel sur sa position exacte dans le bâtiment Al-Mu’taz.

Il s’était déplacé entre de nombreuses cachettes tout au long de la guerre et s’était délibérément entouré d’otages (dont des observatrices et des soldats de surveillance de Nahal Oz) pour s’en servir de boucliers humains afin de dissuader les frappes israéliennes. Cette tactique, destinée à assurer sa sécurité personnelle, a finalement échoué lors de cette opération.

L’opération de diversion (nouveaux détails)

Avant la frappe, l’armée de l’air israélienne a mené une « opération de diversion » spécifique (approuvée par le général de brigade Omer Tischler, chef de la division des opérations de l’armée de l’air).

Son objectif : empêcher le Hamas de remarquer une activité inhabituelle des avions israéliens dans l’espace aérien du Néguev occidental et au-dessus de Gaza, tout en maintenant le cercle restreint d’al-Haddad et les Brigades Qassam en état de faible alerte. Cela a permis de masquer le déploiement et de garantir que la cible reste dans l’ignorance jusqu’à ce que les avions de combat soient déjà en approche. Et quand ils ont senti que l’aviation était proche, il était déjà trop tard.

Exécution de la frappe

Victimes et conséquences immédiates

Le Hamas a officiellement confirmé la mort d’al-Haddad (annoncée par un communiqué des Brigades Qassam et par les mosquées de Gaza proclamant son « martyre »). Un haut responsable du Hamas l’a confirmé à Reuters.

Les funérailles d’al-Haddad, de sa femme, de sa fille et d’autres personnes ont eu lieu à Gaza ce 16 mai.

Les figures du Hamas encore présentes à Gaza

Parmi les figures militaires et politiques marquantes du Hamas encore en vie à Gaza figurent : Imad Aqel, Muhammad Odeh, Mohanad Rajab, Mohammed Al-Bream, ainsi que divers commandants de bataillon et responsables de la sécurité intérieure. Les informations les plus récentes indiquent que ces dirigeants restants maintiennent la ligne dure du Hamas : refus catégorique du désarmement exigé dans le cadre du plan de paix américain.

Le chef d’état-major Eyal Zamir :

« Il s’agit d’un succès opérationnel majeur pour les FDI, sous la direction du Commandement du Sud, des services de renseignement militaire, de l’armée de l’air et du Shin Bet.

C’est une étape importante qui vient boucler la boucle. Dans toutes les conversations que j’ai eues avec les otages libérés – hommes et femmes –, le nom du grand meurtrier, Izz al-Din Haddad – l’un des principaux responsables du massacre du 7 octobre et chef de la branche militaire du Hamas –, est revenu sans cesse.

Aujourd’hui, nous avons réussi à l’éliminer.

L’armée israélienne continuera à traquer nos ennemis, à frapper et à régler ses comptes avec tous ceux qui ont pris part au massacre du 7 octobre. Nous ne baisserons pas les bras tant que nous ne les aurons pas tous atteints : c’est notre devoir envers tous les otages libérés et envers tous les citoyens de l’État d’Israël. »

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