Dans une interview, le ministre de la Défense a expliqué refuser de faire partie d’un gouvernement Netanyahu, à la recherche d’une alternative viable.
De manière on ne peut plus ouverte, le chef du parti Kakhol lavan et ministre de la Défense, Benny Gantz, a appelé lundi l’ex-chef de Tsahal, Gadi Eizenkot, à rejoindre son parti en vue des prochaines élections.
Eizenkot, qui a succédé à Gantz comme chef d’état-major de l’armée israélienne en 2015, est considéré comme un candidat de poids, et certains sondages le créditent d’une solide base électorale susceptible de profiter au parti qu’il rejoindra.
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Par conséquent, Eizenkot est très courtisé, à la fois par le duo Gantz/Gideon Saar – les partis Kakhol lavan et Tikva Hadasha – et par le parti Yesh Atid du Premier ministre Yair Lapid. Le nom d’Eisenkot avait déjà circulé au moment des élections israéliennes de 2019-2020, mais il avait finalement décidé de ne pas se présenter.
S’adressant au site d’information Walla dans le cadre d’une série d’entretiens avec les principaux médias du pays, Gantz a clairement exprimé son désir qu’Eisenkot rejoigne son parti.
Il a nié que sa demande vise à l’empêcher de rejoindre et renforcer Yesh Atid.
« Mon intention n’est pas de faire du tort à Lapid. Je veux Gadi comme partenaire de Kakhol lavan. Nous nous connaissons depuis des dizaines d’années. Je sais exactement ce que Gadi pense de chaque sujet – défense, diplomatie, économie, société. J’espère vraiment qu’il viendra en politique : nous l’attendons », a déclaré Gantz.
Dans une interview accordée à la Treizième chaine, Gantz a déclaré que son but premier, pour les prochaines élections, était de s’assurer que la coalition du chef du Likud, Benjamin Netanyahu, n’obtienne pas les 61 sièges dont elle a besoin pour former une coalition à la Knesset.
« Si Netanyahu n’obtient pas 61 sièges, le jeu reste ouvert. Après, tout le monde fera ses calculs », a expliqué Gantz.
« Netanyahu ne doit pas revenir au pouvoir. Il ne doit pas être ni Premier ministre, ni même ministre », a-t-il ajouté.
Gantz n’a pas caché son refus de faire à nouveau partie d’un gouvernement avec Netanyahu, même si le chef du Likud obtient une majorité au Parlement. Il a rappelé que ces dernières années avaient été riches en occasions de former une coalition avec le Likud.
« J’aurais pu être Premier ministre et je ne le suis pas. Tout le monde comprendra que ce ne sont pas des paroles en l’air », a-t-il assuré.
Bien que des sondages récents montrent que l’alliance de Gantz avec Saar est à la traîne dans les sondages, le ministre de la Défense s’est déclaré convaincu que ses liens étroits avec les partis ultra-orthodoxes pourraient lui valoir le poste de Premier ministre.
« Je crois que je pourrais former un gouvernement large… sans pour autant reposer sur les extrémistes », a-t-il expliqué.
Pour Gantz, ces « extrémistes » incluent le parti arabe Raam, membre de la coalition actuelle. Il a indiqué que même s’il pouvait inclure Raam dans sa coalition potentielle, il ne « compterait pas sur eux » et n’inclurait le parti qu’à condition d’avoir au préalable une majorité de 61 sièges.
Rien n’indique à ce stade quelles sont les chances de Gantz de devenir Premier ministre.
Bien que notoirement peu fiables, les sondages ont montré à plusieurs reprises qu’un bloc dirigé par Netanyahu (Likud, Sionisme religieux, Shas et Yahadout HaTorah) remporterait de 59 à 61 sièges, alors que les partis de la coalition sortante (Yesh Atid, Kakhol lavan, Parti travailliste, Yisrael Beytenu, Tikva Hadasha et Raam) remporteraient environ 55 sièges.
(La Liste arabe unie à prédominance arabe, qui se partage le reste des sièges, n’est alignée sur aucun des deux blocs.)
© Equipe de rédaction Israel247.org.
Source : Timesofisrael
