Alors que la monnaie iranienne continue de chuter, l’échoppe traditionnelle du pays, le bazar, est redevenue un centre de révolte. Durant deux jours, les commerçants de Téhéran, Karaj et Malard ont fermé leurs magasins pour protester contre la débâcle économique et le chaos du marché des chang
Ce qui a commencé comme une protestation économique s’est rapidement transformé en mouvement politique.
Du Grand Bazar de Téhéran à la station de métro Saadi, les citoyens ont scandé des slogans visant directement le cœur de la République islamique. Des cris de « À bas le dictateur » résonnaient aux côtés de slogans soutenant l’héritage Pahlavi.
Au quartier Marlik de Malard, des manifestants ont déclaré : « C’est la bataille finale, Pahlavi va revenir. » Au centre de Téhéran, des chants « Reza Shah, repose en paix » montraient clairement que ce n’était pas simplement une question d’inflation ou de dollar – il s’agissait de légitimité.
Comme prévu, le régime a réagi non pas avec des solutions, mais avec la force. Une forte présence des forces de sécurité a été déployée à Téhéran et dans d’autres villes, les unités de sécurité étant envoyées pour réprimer les manifestations. Pendant ce temps, divers syndicats et groupes étudiants ont lancé des appels à des manifestations nationales, signalant que ce mécontentement est loin d’être terminé.
La tromperie de Masoud Pezeshkian
Dans ce contexte, Masoud Pezeshkian, le soi-disant président « réformiste » de la République islamique, continue de jouer un acte familier de tromperie politique.
« J’ai été élu pour servir le peuple, » affirme Pezeshkian. « J’en ai la responsabilité, mon devoir est de résoudre leurs problèmes. »
Il parle de faim, de pauvreté et de justice, jurant par Dieu et le Prophète que des solutions sont possibles s’il y avait seulement unité de langage et de vision.
Cependant, lors de sa dernière interview télévisée, Pezeshkian est revenu à la plus ancienne excuse du régime : blâmer Israël et les États-Unis. Il a prétendu que Washington et Jérusalem mènent une attaque totale pour faire plier l’Iran.
Ce récit s’effondre sous le poids de la réalité.
- Israël et les États-Unis sont-ils responsables du chômage de milliers de jeunes Iraniens diplômés ?
- Sont-ils responsables de plus de 2 200 exécutions réalisées en Iran rien que l’année dernière ?
- Israël et l’Amérique ont-ils vendu la richesse nationale de l’Iran pour financer des milices islamistes, des guerres par procuration et le chaos régional au Moyen-Orient ?
- Ont-ils été derrière la campagne de manipulation médiatique de Londres à Los Angeles par des « réformistes » liés au régime qui ont ouvertement promu Pezeshkian pour fabriquer des votes ?
Chaque promesse faite par le soi-disant camp réformiste pour placer Pezeshkian au pouvoir s’est avérée être un mensonge. Lorsque ces promesses s’effondrent, le régime pointe automatiquement du doigt l’étranger. Mais la responsabilité se trouve à l’intérieur.
Alors, nous devons demander : Qui mettra vraiment l’Iran à genoux ?
Les fondations historiques de l’Iran n’étaient pas l’absolutisme clérical, mais la souveraineté et la royauté iraniennes, raffinées au fil des siècles. La République islamique est une aberration toxique, un greffon étranger imposé à une civilisation profondément enracinée. Pourquoi les Iraniens devraient-ils continuer à supporter cette tache ?
La réponse est de plus en plus claire.
Une nouvelle génération a commencé une nouvelle révolte.
Et cette fois, les vieilles ruses du régime – la peur, les mensonges et les boucs émissaires étrangers – ne fonctionnent plus aussi bien.
