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Des juifs belges non-sionistes se croient à l’abri en reniant les leurs

03 Fév 2026
Des juifs belges non-sionistes se croient à l’abri en reniant les leurs

Screenshot

Lire sur RTBF un article1 du journaliste Daniel Fontaine, consacré avec un délice non-feint aux membres de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique, est douloureux – en pensant à eux. Il y est question de « Juifs, belges, progressistes et non-sionistes » qui « ne se reconnaissent pas nécessairement dans cet Etat [Israël] et dans ses politiques ».

Evidemment : un média dont le contenu est presque à 100% hostile à Israël ne pouvait pas accoucher d’autre chose, mais là n’est pas mon sujet (Si je devais développer les raisons pour lesquelles les médias se servent d’Israël pour inciter les antisémites à se défouler sur les juifs de leurs pays, et les encouragent – sans mot dire – à leur faire payer les crimes dont les journalistes accusent Israël, j’en aurais pour des jours, et cela ne ferait aucune différence : ils bénéficient de l’impunité totale procurée par la liberté de la presse.)

Je me suis arrêté, pendant la lecture de cet article où les juifs de gauche servent d’idiots utiles aux goys de gauche. J’ai dû faire une pause. Tant de haine de soi, d’aveuglement et de dérive mentale affichés avec la fierté de se dire dans le camp du bien et de la morale universelle, juste parce qu’on leur a dit que la gauche incarne l’humanisme. Triste. Je crois qu’on ne peut pas trouver, chez des juifs, une boussole morale plus déréglée que celle de ces Juifs progressistes belges. La même boussole déréglée des juifs qui ont voté Mamdani à New York, et des Israéliens d’extrême gauche qui réclamaient qu’on cesse d’utiliser le dôme de fer au nom de l’égalité : puisque les Arabes de Gaza n’en avaient pas, les Juifs ne devaient pas en bénéficier. Ils sont tous très impressionnants.

Je comprends cependant : ce mécanisme de défense était déjà présent avec les bourgeois juifs européens qui se désolidarisaient du mouvement sioniste naissant, à la fin du 19e siècle, par peur de perdre leurs places et leur statut dans la société – peur d’être assimilés à ces juifs qui osent rêver d’un autre pays que le leur et être rejetés par la bonne société à laquelle ils appartenaient. Puis les juifs allemands qui soutenaient que le nazisme ne leur ferait rien de mal dans un pays si cultivé, si évolué et si progressiste, prirent le même chemin. J’ai vu ensuite ces juifs ayant subi la Shoah changer de nom, renier le judaïsme, se marier avec des femmes non-juives et s’assimiler, un doux mot aux allures généreuses qui veut dire en réalité « disparaître », effacer son histoire, sa culture, son passé et l’histoire tri millénaire de son peuple dans l’espoir d’être épargné par l’antisémitisme.

J’ai vu tout cela et quel est le résultat ? Aucun juif n’est jamais assez converti, progressiste, antisioniste et hostile à Israël pour être épargné par la haine des juifs.

Ils sont, disent-ils, « Juifs, belges, progressistes et non-sionistes ». Ils « gardent leurs distances à l’égard de l’Etat d’Israël ». Ils « critiquent même ouvertement la politique israélienne » (sur ce point, ils sont en harmonie avec les 10 millions d’Israéliens !).

Ils se disent tout ça, et ils me font penser à cette allégorie : si un taureau vous charge, essayez de lui dire que vous êtes végétarien.

Ils se disent tout ça, et pourtant, chacun d’eux, y compris Daniel Fontaine, l’auteur de l’article, sait que face à des islamistes – certes, il existe très peu de chances d’en croiser dans un pays européen et encore moins dans le plat pays – face à des islamistes, ils pourront crier tant qu’ils veulent leur haine d’Israël – s’ils en ont le temps – ils ne les apaiseront pas d’un pouce. D’ailleurs, combien parmi ces juifs ont-ils été victimes de l’antisémitisme – parions qu’ils ne le diront pas.

Une analyse raisonnable de leurs arguments laisse entrevoir des trous béants dans une cuirasse qu’ils croient solide

1. L’illusion de la dissociation morale

Le discours de ces Juifs non-sionistes repose sur une croyance quasi magique selon laquelle se dire non-sioniste, progressiste ou « critique d’Israël » aurait un effet protecteur réel sur le monde extérieur.

Or l’antisémitisme ne fonctionne pas par critères idéologiques, mais par assignation identitaire.
On n’attaque pas « le sionisme » quand on agresse un Juif, on assouvit sa haine des juifs, et Israël n’est qu’un prétexte contemporain.

2. La confusion volontaire entre critique politique et négation existentielle

Ils affirment « critiquer Israël », ce qui est légitime. Mais l’article (et le courant qu’il représente) glisse en réalité vers autre chose :

  • une mise à distance ontologique de l’État juif,
  • Une négation de son caractère nécessaire, et non de ses politiques.
  • C’est une critique asymétrique : aucun autre peuple n’est sommé de justifier l’existence même de son État pour être fréquentable.

3. Le privilège de l’abstraction confortable

Ces juifs européens parlent depuis :

  • un espace relativement sécurisé par l’État-nation,
  • une situation de minorité protégée par des institutions,
  • Un confort matériel et symbolique.
    Ils peuvent se permettre une morale abstraite précisément parce que d’autres juifs vivent dans la réalité concrète de la violence terroriste, en Israël.

Leur discours est donc possible par délégation du risque.

4. L’effacement du facteur islamiste

Etrangement, l’article évacue totalement :

  • l’islamisme comme idéologie globale,
  • sa dimension théologique antijuive,
  • Sa centralité dans l’antisémitisme contemporain européen.

Ce silence n’est pas innocent : il permet de maintenir un récit confortable où l’ennemi est toujours abstrait, diffus, « systémique », jamais nommé.

5. L’instrumentalisation morale du mot « progressiste »

  • le progressisme est devenu un label de pureté morale,
  • Il est utilisé comme certificat d’innocence identitaire.
  • Mais l’Histoire juive montre que l’adhésion aux valeurs dominantes n’a jamais protégé :
    ni l’émancipation, ni le socialisme, ni l’universalisme, ni la République, ni la culture, ni la science.

6. La négation de la continuité historique juive

Le discours non-sioniste européen repose sur une rupture artificielle :

  • le judaïsme serait religieux ou culturel,
  • Le sionisme serait une anomalie politique tardive.

Or le sionisme est la traduction moderne d’une continuité historique, pas une parenthèse.
Refuser cela, c’est réécrire l’histoire juive selon des catégories européennes.

7. La contradiction morale ultime

Ils se veulent universalistes, mais :

  • refusent aux juifs ce qu’ils accordent à tous les autres peuples : le droit à l’autodétermination armée,
  • Tout en exigeant d’Israël une morale de perfection inaccessible.
    C’est une exigence morale discriminatoire, même lorsqu’elle se drape de bonnes intentions.

C’est triste donc, de voir l’auto-destruction portée en médaille avec fierté.

Mais qu’ils le sachent : demain, ils devront fuir, car cela deviendra invivable, pour les juifs belges. Et où iront-ils ? Je n’ai pas besoin de répondre, mais de préciser : le seul pays au monde qui leur ouvrira les bras sans leur garder rancune de tant de haine, qui les protègera, ce seul pays au monde sera là, fort, puissant, fier d’être celui des juifs, peuplé de juifs fiers, et ils leur ouvriront les bras, les étreindront, les accueilleront et les protègeront. Eux, leurs parents, leurs grands-parents, leurs enfants et les petits-enfants, et même leurs conjoints non-juifs ainsi que ceux qui se seront convertis : la loi du retour stipule que si vous êtes assez juif pour Hitler, vous êtes assez juif pour Israël.

© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org

  1. https://www.rtbf.be/article/juifs-belges-progressistes-et-non-sionistes-depuis-80-ans-l-upjb-fait-entendre-sa-difference-11670948 ↩︎
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