Le président iranien, et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf auraient demandé le limogeage du ministre des Affaires étrangères Araghchi.
L’accusation : il aurait reçu des ordres directement du commandant des Gardiens de la Révolution, Vahidi, dans le cadre des négociations sur le nucléaire, écartant ainsi complètement le président.
Pezeshkian aurait déclaré à ses proches qu’il limogerait Araghchi si cela continuait.
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La situation s’envenime donc, et confirme les déclarations du vice-président américain disant qu’il ne sait pas qui gouverne l’Iran, et celles du président Trump disant que les dirigeants iraniens non plus, ne savent pas qui dirige le pays.
L’IRGC aurait retiré à Pezeshkian le pouvoir de nommer des remplaçants pour les responsables tués pendant la guerre, Vahidi ayant déclaré que tous les postes clés devaient être occupés par les Gardiens jusqu’à nouvel ordre.
L’équipe de négociation iranienne est également en pleine fracture.
Ghalibaf aurait démissionné de son poste de négociateur en chef après avoir été réprimandé, les députés partisans de la ligne dure ont refusé de signer une déclaration soutenant l’équipe, et Araghchi manœuvre désormais pour prendre le contrôle des négociations qu’il aurait lui-même sapées.
Le cessez-le-feu tient. Le gouvernement qui le soutient, c’est moins sûr. Et le président Trump évalue la meilleure suite à donner aux opérations, tout en maintenant le blocus sur le détroit d’Ormuz, qui selon moi est une bombe à retardement.
C’est précisément l’une des principales raisons pour lesquelles Trump cherche stratégiquement à faire traîner les choses ou à prolonger le cessez-le-feu selon ses propres conditions. Il l’a d’ailleurs clairement exprimé, tant en public que par l’intermédiaire de ses représentants : l’Iran est « profondément divisé », « se déchire comme chien et chat » et « a du mal à déterminer qui est son dirigeant », a déclaré Trump a plusieurs reprises devant la presse et sur Truth Social.
Trump n’hésite pas par manque de fermeté ou de stratégie. Au contraire, il utilise cela comme un moyen de pression :
« Nous avons toutes les cartes en main, eux n’en ont aucune », « L’Iran meurt d’envie de conclure un accord » et « Je ne suis pas pressé », a-t-il expliqué.
Conclusion : Trump utilise le chaos qui règne au sein du régime afin de laisser leurs divisions internes s’aggraver pendant que le blocus fait des ravages.

