Voilà les points essentiels de la déclaration commune, avec, entre guillemets dans le texte, notre analyse géopolitique et ses implications : il s’agit d’un texte réellement révolutionnaire, car il laisse entendre pour la première fois que l’Iran (au travers de son bras appelé Hezbollah), et non Israël, est la cause du conflit :
Le Liban et Israël sont parvenus à un accord selon lequel les deux nations s’efforceront de créer les conditions propices à une paix durable entre les deux pays, à la pleine reconnaissance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chacun [essentiel à Israël, celle du Liban n’est pas disputée, mais des éléments libanais exposés à 70 ans de lavage de cerveau peuvent en douter], et à l’instauration d’une sécurité réelle [« réelle »] le long de leur frontière commune, tout en préservant le droit inhérent d’Israël à la légitime défense [ce point important reconnaît qu’Israël est la partie agressée, pas le Liban, et son droit à la légitime défense est prévu dès l’introduction du texte. Cela signifie aussi que la présence d’un Hezbollah armé n’est pas réglée par les accords ni par leur élimination].
Les deux pays reconnaissent les défis importants auxquels est confronté l’État libanais face aux groupes armés non étatiques [cette formulation est intéressante : le Liban reconnaît être un pays occupé par les groupes armés de l’Iran, et indique son incapacité à les éliminer], qui portent atteinte à la souveraineté du Liban et menacent la stabilité régionale [l’Iran, sans être cité nommément, est désigné comme le responsable du chaos de la région, et c’est la reconnaissance par les deux pays que le danger vient de l’extérieur et non d’eux-mêmes, et atteste de leur désir commun de se débarrasser de ce danger].
Les deux pays comprennent que les activités de ces groupes doivent être restreintes [Notez : « restreintes » et pas interdites], de sorte que les seules forces autorisées à porter les armes au Liban soient les Forces armées libanaises (FAL), les Forces de sécurité intérieure, la Direction générale de la sécurité, la Direction générale de la sécurité d’État, les douanes libanaises et la police municipale (ci-après dénommées « les forces de sécurité libanaises ») [Le Hezbollah, le Hamas et les autres organisations terroristes dépendantes et indépendantes ne sont pas mentionnées dans cette liste, ce qui est un message explicite].
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Israël et le Liban affirment que les deux pays ne sont pas en guerre et s’engagent à mener des négociations directes de bonne foi, facilitées par les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord global garantissant une sécurité, une stabilité et une paix durable entre les deux pays.
À cette fin, les États-Unis prennent acte de ce qui suit :
- Israël et le Liban mettront en œuvre une cessation des hostilités à compter du 16 avril 2026, à 17 h 00 EST, pour une période initiale de dix jours, en signe de bonne volonté de la part du gouvernement israélien, dans le but de permettre des négociations de bonne foi en vue d’un accord permanent de sécurité et de paix [il est ironique de parler de paix après avoir déclaré que les deux pays ne sont pas en guerre, raison pour laquelle il est mentionné « sécurité et paix »] entre Israël et le Liban.
- Cette période initiale pourra être prolongée d’un commun accord entre le Liban et Israël si les négociations progressent et si le Liban démontre effectivement sa capacité à faire valoir sa souveraineté [les conditions pour étendre le cessez-le-feu sont doubles : pour les deux partis, s’ils considèrent qu’il y a un progrès dans les négociations. Pour Israël seul, s’il considère que le Liban se montre capable d’éliminer le pouvoir politique du Hezbollah – ce qui semble totalement irréaliste : le Hezbollah fait partie du gouvernement, du parlement, et il est présent à tous les échelons administratifs du pays.]
- Israël se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires en légitime défense, à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours [il s’agit de la reproduction exacte du cessez-le-feu avec Gaza, où Tsahal intervient chaque fois qu’il observe le Hamas cherchant à se reconstituer ou à attaquer. Cela peut sembler un recul par rapport à la situation proactive où Israël nettoie le danger terroriste, mais en revanche, le Liban reconnaît ici pour la première fois, officiellement, le droit d’Israël à intervenir militairement sur son sol – ce qui ne manquera pas d’arriver. Il s’agit peut-être du point le plus important de ce document, puisqu’il confère à Israël le droit de nettoyer le Liban du Hezbollah]. La cessation des hostilités ne fera pas obstacle à cela. Par ailleurs, il ne mènera aucune opération militaire offensive contre des cibles libanaises, y compris des cibles civiles, militaires et autres cibles étatiques, sur le territoire du Liban, que ce soit par voie terrestre, aérienne ou maritime [cette partie répond à la paranoïa aigüe de la culture musulmane, et aux politiciens qui ont été convaincus par lavage de cerveau qu’Israël est un pays agresseur, ce qu’il n’est pas, ni de près ni de loin].
- À compter du 16 avril 2026, à 17 h 00 EST, et avec le soutien international, le gouvernement libanais prendra des mesures concrètes pour empêcher le Hezbollah et tous les autres groupes armés non étatiques rebelles présents sur le territoire libanais de mener des attaques, des opérations ou des activités hostiles contre des cibles israéliennes [il s’agit d’une déclaration de principe destinée à lui rappeler ses engagements et ses obligations : le gouvernement libanais n’ayant pas été capable, ou n’ayant pas osé, ou n’ayant pas eu la force, ou la volonté, de contenir le Hezbollah].
- Toutes les parties reconnaissent que les forces de sécurité libanaises ont la responsabilité exclusive de la souveraineté et de la défense nationale du Liban ; aucun autre pays ou groupe ne peut prétendre être le garant de la souveraineté du Liban [là encore, il s’agit de rassurer les politiciens Libanais hostiles à ces accords que le Liban ne remplace pas un « protecteur » – l’Iran – par un autre – Israël », et que la présence et les interventions militaires d’Israël interviendront dans les limites énoncées au paragraphe 3].
- Israël et le Liban demandent aux États-Unis de faciliter la poursuite des négociations directes entre les deux pays dans le but de résoudre toutes les questions en suspens, y compris la délimitation de la frontière terrestre internationale [ce point concerne les aspects sécuritaires : des positions géographiques d’où le Liban est en position favorable pour menacer la vie des Israéliens de l’autre côté de la frontière : Israël ne peut pas laisser les citoyens Israéliens être tirés comme des pigeons depuis des positions qui le facilitent. Il serait ici opportun de remettre dans la balance le généreux cadeau unilatéral fait par Lapid du champ gazier israélien contre la « stabilité »], en vue de conclure un accord global garantissant une sécurité, une stabilité et une paix durables entre les deux pays.
- Les États-Unis comprennent que les engagements susmentionnés seront acceptés par Israël et le Liban parallèlement à cette annonce. Ces engagements visent à créer les conditions nécessaires à des négociations de bonne foi en vue d’une paix et d’une sécurité durables. Les États-Unis ont en outre l’intention de mener les efforts internationaux visant à soutenir le Liban dans le cadre de leurs efforts plus larges pour promouvoir la stabilité et la prospérité dans la région [Il s’agit là d’une mention au conflit en Iran et de la tentative des Etats-Unis de neutraliser cet Etat terroriste, neutralisation qui n’interviendra que lorsque deux conditions seront remplies : soit la volonté terroriste aura été extirpée, ce qui veut dire changement de régime, soit la capacité terroriste aura été anéantie, ce qui veut dire poursuite des bombardements ou acceptation formelle de se défaire de sa capacité nucléaire, et de son infrastructure industrielle de fabrication de missiles balistiques capables de menacer Israël].
Important : le rôle central des États-Unis comme facilitateur et garant est mentionné plusieurs fois.
Ce qui a été ignoré d’important :
- Aucune mention n’est faite de l’ONU et de la FINUL, qui sont reléguées à des entités négligeables ou parasites, ni de la résolution 1701 (qui non seulement n’a jamais été respectée, mais surtout, que l’ONU n’a jamais rien fait pour qu’elle soit respectée).
- La France, parrain du Liban, mais qui protège le Hezbollah et le Liban, est totalement écartée des négociations.
- C’est un cessez-le-feu très court (10 jours), conditionnel, et pas un accord de paix.
- La phrase clé : « Israël préserve son droit inhérent à la légitime défense » dès le préambule, est une victoire rhétorique israélienne car ce droit est officiellement reconnu par le Liban. Même si, bien entendu, les antisémites ne s’embarrassent jamais de la vérité pour traîner les juifs et Israël dans la boue.
La déclaration commune originale (texte approuvé par les gouvernements israélien et libanais, publié par l’intermédiaire des États-Unis en tant que médiateur) a été publiée sur le site officiel du Département d’État américain1.
© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org
- https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/04/ten-day-cessation-of-hostilities-to-enable-peace-negotiations-between-israel-and-lebanon/ ↩︎


Je recommence…… après avoir été éjectée…
En quelques mots tout est parfait mais si le gouvernement libanais maintient » ses Hezbollah » , c’est une ineptie !!!