Rituel antisémite du Carnaval à Encamp, en Andorre : le symbole juif exécuté publiquement par pendaison simulée, fusillade et immolation.
Un rite traditionnel du Carnaval catalan, célébré dans la paroisse andorrane d’Encamp les 14 et 15 février 2026, a provoqué un scandale international d’antisémitisme après que les organisateurs ont procédé à l’exécution publique d’une effigie marquée de l’Étoile de David – emblème central du judaïsme – dans le cadre de la « penjada del rei Carnestoltes » (pendaison du Roi Carnaval).

La mise en scène, largement relayée par le média local altaveuandorra (exactement la publication Instagram et la photographie que vous avez partagées), consistait en une « messe solennelle » satirique intitulée « ofici solemne per Sant Carnavalí ». Des participants costumés en clercs – évêques et prêtres arborant croix et ornements – ont simulé un procès solennel dénonçant la crise du logement andorran et les « populismes internationaux », l’effigie étant explicitement associée au conflit israélo-palestinien.
Le pantin, revêtu des couleurs du drapeau israélien et portant une grande Étoile de David peinte sur le visage et le front, a été promené, jugé, condamné à mort, fusillé publiquement par des trabucaires traditionnels, pendu sur la grand-place, puis brûlé sous les yeux d’une foule où se mêlaient familles et autorités locales.

Aucune caricature ni portrait de Benjamin Netanyahu n’était visible : le seul signe distinctif était l’Étoile de David. Ainsi, ce que les organisateurs ont ensuite présenté comme une « satire politique contre Netanyahu et le génocide à Gaza » s’est mué en une exécution symbolique directe du plus sacré des emblèmes juifs. L’effigie fut ensuite « dérobée » par la paroisse rivale des Arlequins de Canillo, selon l’usage carnavalesque des farces entre villages ; mais le mal était irrémédiablement accompli.
Indignation de la communauté juive
La petite communauté juive d’Andorre – environ cent cinquante à cent soixante âmes, représentée par l’Associació Cultural Israelita de les Valls d’Andorra (ACIVA) – a aussitôt qualifié l’événement d’« indigne, pathétique et d’un antisémitisme pur ». Son président, Isaac Benchluch, a déclaré : « Il ne s’agit pas de parodier un homme politique ; c’est le peuple juif tout entier que l’on pend. Nous sommes juifs andorrans, non israéliens, et cette agression s’est déroulée dans notre propre pays. »
La communauté a reçu l’appui de l’ambassadeur d’Israël en France, a saisi les plus hautes autorités andorranes et réclame des excuses publiques et explicites de la Comissió de Festes d’Encamp et du Comú. Elle juge « insuffisante » et « apologétique » la déclaration des organisateurs (« aucune intention d’offenser une religion ou un peuple – simple satire politique »). Plusieurs membres ont évoqué un retour aux imageries médiévales des pogroms.

Condamnation internationale
L’affaire s’est répandue comme une traînée de poudre :
- Le Congrès juif européen l’a dénoncée comme « un acte profondément troublant qui risque de banaliser l’antisémitisme et l’incitation à la haine ».
- Les médias israéliens et juifs (Ynet, The Jerusalem Post, Algemeiner, Diario Judío) ont parlé d’« exécution simulée d’Israël et du judaïsme » ; les photographies de l’effigie à l’Étoile de David fusillée et pendue sont devenues virales.
- Des parallèles ont été dressés avec les précédents scandales antisémites des carnavals européens (chars belges de 2019, défilés espagnols moquant l’Holocauste en 2020).
© David Nataf pour Israel247.org

