Virez-moi ce Witkoff, bordel !

Avec Steve Witkoff, ça a mal commencé le jour où il a déclaré que les membres du Hamas étaient des gens raisonnables. Puis il s’est excusé, en affirmant qu’il avait peut-être été trompé.

1 Le 21 mars 2025, lors d’une interview avec Tucker Carlson, Steve Witkoff a déclaré que le Hamas n’était pas idéologiquement inflexible et qu’il était possible de dialoguer avec eux pour résoudre le conflit à Gaza. Voici exactement ce que l’homme qui ne comprend pas les Arabes de Gaza (et qui fait commerce avec ceux du Qatar) a déclaré au micro du journaliste hautement suspecté d’être « aidé » par le Qatar :

« Ce que nous avons entendu au début de ce conflit, c’est que le Hamas est idéologique, qu’ils sont prêts à mourir pour toutes sortes de raisons. Personnellement, j’en ai parlé au Président… Je lui ai dit : “Je ne pense pas qu’ils soient aussi enfermés dans leur idéologie”. Ils ne sont pas idéologiquement intraitables. Je n’ai jamais cru cela. »

Et deux jours plus tard, il s’est pris la réalité en pleine poire – ce qui, nous le verrons plus tard, ne lui a pas pour autant remis les idées en place.

Le 23 mars 2025, Steve Witkoff a admis avoir été trompé par le Hamas lors de négociations sur une prolongation de cessez-le-feu. Dans une interview sur Fox News, il a déclaré :

« Je pensais que nous avions conclu un accord, un accord acceptable. Je pensais même que nous avions obtenu l’accord du Hamas. Peut-être que c’est juste moi, euh, vous savez, qui me suis fait avoir. »

Même un journaliste de gauche comme le chef du bureau américain du Times Of Israel a été choqué, c’est vous dire ! Le 22 mars 2025 : Jacob Magid écrit sur son compte sur X :

« Witkoff a semblé justifier le Hamas dans cette interview surprenante, en reprenant certains arguments utilisés par Adam Boehler, l’envoyé américain pour les otages, qui a provoqué la colère d’Israël au début du mois et incité Dermer, un proche de Netanyahou, à faire pression pour obtenir son renvoi ».

Et Magid n’est pas le seul. Un autre journaliste, Eitan Fischberger, ancien sergent-chef de l’armée israélienne, qui écrit pour @CityJournal, @TheHill, @WSJ, @FreeBeacon, ajoute :

« Non, M. Witkoff, [vous n’avez pas été dupé par le Hamas] mais par le Qatar. Vous avez été dupé par le Qatar. »

2 Mais visiblement, Witkoff n’a rien appris, il n’a tiré aucune leçon de cette amère expérience, et de faux pas en faux pas, de trahison en renoncement, la liste s’allonge et m’agace fortement. Les critiques contre Steve Witkoff se renforcent, depuis sa nomination comme envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, et cela occulte ses quelques bons résultats, qu’il serait cependant malhonnête de passer sous silence – ne soyons pas manichéen.

Witkoff est fortement soupçonné d’avoir forcé l’inclusion du Qatar et de la Turquie dans le Conseil de la Paix de Trump, contre le veto de Netanyahu.

L’annonce concernant la composition du Conseil exécutif de Gaza, qui est subordonné au Conseil de paix, n’a pas été coordonnée avec Israël et va à l’encontre de sa politique.

Le Premier ministre a chargé le ministre des Affaires étrangères de contacter le secrétaire d’État américain à ce sujet.

Bien entendu, si Netanyahou avait suspecté le président Trump d’avoir imposé le Qatar et la Turquie dans le Conseil de paix, il n’aurait pas publié publiquement son désaccord et son mécontentement. Le message sur X était destiné à alerter le Président américain sur les dérives de ses équipes par rapport aux engagements pris.

Un officiel israélien anonyme, vous savez que je n’aime pas les témoignages anonymes, mais celui-corrobore des propos officiels – a directement accusé Witkoff de promouvoir les intérêts turcs à la frontière de Gaza, le qualifiant de « danger tangible pour Israël ».

3 Après la réunion de samedi entre le Premier ministre Netanyahou et les responsables américains Steve Witkoff et Jared Kushner pour discuter de la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza, un responsable israélien aurait vivement critiqué Witkoff. Selon le site d’information Ynet, la colère règne à Jérusalem alors que l’émissaire de la Maison-Blanche fait pression sur Israël pour qu’il ouvre cette semaine le poste-frontière de Rafah entre Gaza et l’Égypte, même si le Hamas ne rend pas la dépouille de Ran Gvili, le dernier otage détenu par le groupe terroriste arabe.

« Nous espérons que Ran Gvili sera rendu cette semaine et que nous pourrons aller de l’avant », aurait déclaré le responsable israélien anonyme, cité par le média, avant de s’en prendre à Witkoff.

4 Nomination de profils douteux et anti-israéliens. Witkoff a soutenu ou nommé des figures comme Sigrid Kaag (mariée à un Arabe proche d’Arafat, ancienne coordinatrice de l’ONU pour Gaza, critiquée pour son biais pro-palestinienne et ses liens avec l’UNRWA, accusée de complaisance avec le Hamas) et Ali Al-Thawadi (officiel Qatari, impliqué dans des fonds soutenant des groupes terroristes).

Sigrid Kaag et sa famille, avec Yasser Arafat

Sigrid Kaag a été incluse par Witkoff comme membre du « Gaza Executive Board » du Conseil de Paix.

« Sigrid Kaag, une politicienne néerlandaise de gauche et fonctionnaire de l’ONU, qui soutenait le mouvement Black Lives Matter, a été renvoyée pour avoir secrètement épousé un responsable de l’OLP… Elle déteste Trump et Geert Wilders. Que fait-elle ici ? » [en référence à sa nomination au Conseil exécutif de Gaza].

Ali Al-Thawadi, les Frères musulmans et le Hamas pour désarmer le Hamas ?

Ali Al-Thawadi, diplomate qatari va représenter un État qui finance le terrorisme. Depuis son inclusion dans le « Board of Peace », ce « lobbyiste du Hamas » a été imposé par Witkoff contre la volonté d’Israël. Netanyahu et ses alliés (comme Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir) l’ont désigné clairement comme une menace sécuritaire.

« Ali Al Thawadi doit être exclu du nouveau conseil d’administration de Gaza du Président Trump. C’est littéralement un espion qui aurait tenté d’extorquer et de faire chanter @jaredkushner. »

Virez-moi ce Witkoff, bordel !

© Jean-Patrick Grumberg pour Israël 24/7.org

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