Suite à la décision du tribunal d’annuler la condamnation de Meir Suissa, de hauts responsables de la police ont déclaré à N12 : ils travaillent actuellement à le promouvoir au grade supérieur de sous-commissaire et à le remettre sur la voie du commandement.
Le contexte est important et hautement politisé, et vous devez absolument lire ce qui suit,
Car il s’agit d’un autre exemple du combat de l’Etat profond contre la démocratie, ou, si vous préférez, combat contre le fait qu’Israël est un pays de droite, que l’Etat profond n’aime pas les idées de la majorité de droite du peuple israélien, et qu’il fait tout pour le combattre.
- Meir Suissa, officier de police israélien (au grade de superintendant ou commissaire principal), a été impliqué dans une affaire dont se sont saisis les médias, concernant les manifestations massives de gauche contre la réforme judiciaire en 2023.
- En mars 2023, lors d’une manifestation à Tel-Aviv, il a été accusé d’avoir lancé une grenade incapacitante (stun grenade) dans une foule de manifestants, blessant plusieurs personnes (notamment une femme grièvement) et violant les directives policières sur l’usage de la force.
- En juillet 2024, il a été inculpé par le département des enquêtes internes de la police (PID) pour négligence et comportement imprudent
- Malgré l’inculpation, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a tenté de le promouvoir au grade de chef superintendant (sous-commissaire ou commissaire en chef) et de le nommer commandant du poste de police de Tel Aviv-Sud.
- Cette promotion a été gelée à plusieurs reprises par la justice et la délicieuse procureure générale Gali Baharav-Miara, qui l’a qualifiée d’illégale (violation des règles de promotion de la police, absence de recommandation du commissaire, etc.).
- Maintenant donc, sa condamnation a été annulée en appel. Pourquoi ? Parce que, a déclaré le juge : « après lecture des arguments de la défense de Suissa, sa confession n’apparaît pas comme une “vraie confession”. »
L’affaire reste très politisée : Ben-Gvir défend Suissa comme un officier « talentueux » victime d’une persécution judiciaire – ce qui semble confirmé par l’annulation des condamnations, tandis que les opposants y voient une « politisation » de la police et un affaiblissement de l’État de droit, argument qu’ils invoquent de manière systématique lorsqu’un haut fonctionnaire qui n’est pas de gauche est nommé à un poste clé.
