Une journaliste française expulsée d’Israël : la liberté de la presse n’ouvre pas droit à diffuser la propagande du Hamas

Alice Froussard

Expulsion de la journaliste française Alice Froussard

Depuis ce matin, certains médias français dénoncent une atteinte à la liberté de la presse.

Avant de s’indigner, regardons les faits.

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Alice Froussard, correspondante pour RFI, Mediapart, la RTS et d’autres médias francophones, couvre principalement le conflit israélo-palestinien depuis près de six ans.

Au fil de ses reportages et de ses publications, elle a régulièrement présenté Israël comme un régime d’« apartheid », dénoncé un système judiciaire « à deux vitesses » entre Israéliens et Palestiniens (« L’apartheid, en somme ») et relayé une vision du conflit très largement centrée sur les responsabilités israéliennes.

Un reportage auquel elle avait participé sur France Inter avait d’ailleurs conduit le CSA à adresser une mise en demeure à la station en 2020 pour manquement à l’honnêteté et à la rigueur dans la présentation du sujet.

Ses détracteurs lui reprochent également un recours fréquent à des ONG parmi les plus critiques envers Israël, ainsi qu’un positionnement militant assumé sur les réseaux sociaux.

Pour eux, son fil X ressemble davantage à celui d’une militante pro-palestinienne qu’à celui d’une journaliste cherchant à maintenir une distance avec le sujet qu’elle couvre.

Après le 7 octobre 2023 — 1 200 morts, des familles massacrées, des femmes violées, des centaines d’otages enlevés — elle a continué à insister sur le « contexte » de l’attaque et sur les conséquences des opérations israéliennes.

Par ailleurs, il suffit de parcourir son fil X pour comprendre pourquoi ses détracteurs ne la considèrent plus comme une journaliste neutre.

Son fil est saturé de propagande anti-israélienne très dure et d’une vision du conflit qui colle souvent au narratif islamiste palestinien (Hamas inclus, même si elle dit « mouvement islamiste »).
Ce n’est pas du journalisme c’est du militantisme anti israélien et pro-palestinien radical

Lorsque Alice Froussard a demandé un visa de travail permanent, les autorités israéliennes ont réexaminé son dossier.

Le Bureau de presse du gouvernement a recommandé son expulsion et le ministre Amichai Chikli a assumé la décision :

« Les règles du jeu ont changé. »

La liberté de la presse donne à chacun le droit de critiquer Israël.

Mais elle ne crée aucune obligation pour Israël d’accorder un visa de travail à une personne qui le présente depuis des années comme un État d’apartheid.

© Raph Israël sur X

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