Hillel Neuer, directeur d’UN Watch, a publié ce message sur X : « Hier, les Nations Unies ont célébré le 25e anniversaire de la Conférence de Durban lors d’une session du Conseil des droits de l’homme. J’ai pris la parole : »
« Monsieur le Président, la valeur d’un événement ne se mesure pas à ses aspirations, mais à son héritage.
Il y a vingt-cinq ans, à Durban, l’ONU a convoqué une Conférence mondiale contre le racisme. Mais cette mission a été trahie. Elle s’est transformée en une conférence pour le racisme.
Dans les rues, des milliers de militants radicaux ont défilé contre Israël et les Juifs, certains brandissant des pancartes à la gloire d’Adolf Hitler. Des étudiants juifs ont été menacés.
L’Union des avocats arabes a distribué des caricatures de Juifs au nez crochu. Des exemplaires des « Protocoles des Sages de Sion », le célèbre faux antisémite, ont été vendus ouvertement.
Lors du Forum des ONG, Israël a été déclaré « État raciste d’apartheid » et accusé de « génocide ». Dans le document final de Durban, seul l’État juif a été désigné comme auteur de racisme.
Tom Lantos, survivant de l’Holocauste et membre du Congrès américain, l’a qualifié de « manifestation la plus écœurante et la plus éhontée de haine envers les Juifs » dont il ait été témoin depuis l’époque nazie.
Durban a marqué un tournant. L’antisémitisme a été reformulé dans le langage des droits de l’homme. Les calomnies anciennes ont été rebaptisées « apartheid », « racisme », « génocide ».
Une fois intégré au discours de l’ONU, ce vocabulaire s’est répandu dans la société civile, les médias et les campus. Le fait de pointer du doigt le seul État juif au monde comme étant particulièrement malfaisant est devenu la norme.
Aujourd’hui, nous en subissons les conséquences. Les Juifs sont attaqués dans les rues des grandes villes, pris pour cible dans les synagogues, harcelés sur les campus.
Et lorsqu’un titulaire de mandat de ce Conseil amplifie publiquement la rhétorique décrivant l’État juif comme « l’incarnation du mal » – et qu’il est soutenu par l’Iran et l’Afrique du Sud –, nous devons nous demander : la leçon de Durban a-t-elle vraiment été apprise ?
