Les attaques de l’Iran contre les pays du Golfe : débordements ou prise de risque calculée ?

Toute personne qui considère la réponse de l’Iran contre les pays du Golfe comme une « perte de contrôle » ou une vengeance aveugle interprète mal le système. Ce à quoi nous assistons est une stratégie froide, calculée et implacable visant à internationaliser le conflit.

L’Iran comprend que, dans une guerre directe face à la supériorité technologique d’Israël et des États-Unis, ses chances sont limitées. Par conséquent, il cherche à transformer la confrontation d’une crise localisée en un séisme mondial selon cinq axes principaux :

  1. Stratégie de la menace extrême :
    Le message adressé à l’Occident est : « Trump est devenu fou. » L’Iran indique que si son régime est menacé, c’est tout l’ordre mondial qui est en danger. L’objectif est de pousser les États-Unis à cesser les frappes sous la pression hystérique de la communauté internationale.
  2. L’arme énergétique :
    Frapper les installations pétrolières dans le Golfe ne constitue pas seulement une attaque contre l’Arabie Saoudite, mais une tentative de créer le chaos dans l’économie mondiale. L’Iran parie sur le fait que la Chine et l’Europe ne toléreront pas la flambée des prix du pétrole et feront pression sur Washington pour mettre fin à la campagne coûte que coûte.
  3. Désagréger la coalition :
    Le message adressé aux pays du Golfe est clair : « La protection américaine est un roseau fragile. » Le but est de les inciter à exiger que les États-Unis cessent d’utiliser leurs bases et leur espace aérien.
  4. Détourner l’attention et les ressources :
    Chaque batterie Patriot réorientée pour défendre une installation pétrolière dans le Golfe signifie une protection moindre des autres sites stratégiques.
  5. Préserver le prestige et « l’axe de la résistance » :
    Pour maintenir son statut de puissance régionale, l’Iran doit démontrer une capacité de frappe significative. S’il ne peut atteindre le territoire américain, il ciblera les actifs stratégiques américains à sa portée.

En résumé :
L’Iran ne « perd pas la tête ». Il cherche à fabriquer une équation de dissuasion dans laquelle le coût de la poursuite des frappes contre lui deviendrait trop élevé pour l’ensemble du monde. Il s’agit d’un effort visant à imposer un cessez-le-feu par le biais du porte-monnaie du consommateur occidental et des intérêts stratégiques de la Chine.

© Shlomo Filber

Les attaques de l’Iran contre les pays du Golfe : débordements ou prise de risque calculée ?

Toute personne qui considère la réponse de l’Iran contre les pays du Golfe comme une « perte de contrôle » ou une vengeance aveugle interprète mal le système. Ce à quoi nous assistons est une stratégie froide, calculée et implacable visant à internationaliser le conflit.

L’Iran comprend que, dans une guerre directe face à la supériorité technologique d’Israël et des États-Unis, ses chances sont limitées. Par conséquent, il cherche à transformer la confrontation d’une crise localisée en un séisme mondial selon cinq axes principaux :

Stratégie de la menace extrême :
Le message adressé à l’Occident est : « Le propriétaire est devenu fou. » L’Iran indique que si son régime est menacé, c’est tout l’ordre mondial qui est en danger. L’objectif est de pousser les États-Unis à cesser les frappes sous la pression hystérique de la communauté internationale.

L’arme énergétique :
Frapper les installations pétrolières dans le Golfe ne constitue pas seulement une attaque contre l’Arabie Saoudite, mais une tentative de créer le chaos dans l’économie mondiale. L’Iran parie sur le fait que la Chine et l’Europe ne toléreront pas la flambée des prix du pétrole et feront pression sur Washington pour mettre fin à la campagne coûte que coûte.

Désagréger la coalition :
Le message adressé aux pays du Golfe est clair : « La protection américaine est un roseau brisé. » Le but est de les inciter à exiger que les États-Unis cessent d’utiliser leurs bases et leur espace aérien.

Détourner l’attention et les ressources :
Chaque batterie Patriot réorientée pour défendre une installation pétrolière dans le Golfe signifie une protection moindre des autres sites stratégiques.

Préserver le prestige et « l’axe de la résistance » :
Pour maintenir son statut de puissance régionale, l’Iran doit démontrer une capacité de frappe significative. S’il ne peut atteindre le territoire américain, il ciblera les actifs stratégiques américains à sa portée.

En résumé :

L’Iran ne « perd pas la tête ». Il cherche à fabriquer une équation de dissuasion dans laquelle le coût de la poursuite des frappes contre lui deviendrait trop élevé pour l’ensemble du monde. Il s’agit d’un effort visant à imposer un cessez-le-feu par le biais du porte-monnaie du consommateur occidental et des intérêts stratégiques de la Chine.

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