Pendant trois ans, quiconque suggérait que l’argent des contribuables américains contribuait à alimenter le mouvement de protestation contre la réforme judiciaire en Israël était qualifié de complotiste.
La commission judiciaire de la Chambre des représentants vient de publier une note1 affirmant qu’un réseau d’ONG financées par le gouvernement américain sous Biden, de grandes fondations philanthropiques et d’organisations à but non lucratif exonérées d’impôt avait collectivement versé des millions de dollars à des organisations impliquées dans l’organisation de manifestations anti-Netanyahu, le soutien à l’activisme anti-israélien et, dans certains cas, le financement de groupes accusés d’entretenir des liens avec des organisations désignées comme terroristes.
Le rapport affirme que Rockefeller Philanthropy Advisors a reçu des dizaines de millions de dollars de l’USAID et du Département d’État, tout en finançant des organisations liées à un réseau plus large qui soutenait les manifestations antigouvernementales en Israël.
🕘 Chaque matin, l’essentiel sur Israël en 2 minutes
Infos fiables et analyses rapides, sans bruit ni désinformation.
Gratuit • Lecture rapide • Désinscription facile
Il allègue que le Rockefeller Brothers Fund et Tides ont versé des millions de dollars à des groupes impliqués dans l’activisme anti-israélien, aux campagnes BDS, ainsi qu’à des organisations liées à des groupes tels que Jewish Voice for Peace, Palestine Legal, Adalah Justice Project et d’autres.
Les Kaplanistes recevaient des millions d’ONG elles-mêmes financées par l’administration Biden
Selon la note, « Blue White Future », présentée comme le quartier général des kaplanistes, la coalition du mouvement de protestation, a reçu des millions de dollars par l’intermédiaire d’organisations qui, elles-mêmes, étaient financées par des organismes à but non lucratif basés aux États-Unis et liés à des bénéficiaires de subventions fédérales.
L’un des passages les plus fracassants concerne le Mouvement pour une bonne gouvernance – une ONG israélienne qui est constamment active dans les plaintes contre le gouvernement auprès de la Haute cour.
La commission indique que ce groupe a reçu des fonds du Département d’État pour un programme d’engagement citoyen visant à encourager les étudiants israéliens à devenir militants et manifestants, avant de jouer par la suite un rôle majeur dans le mouvement contre la réforme judiciaire.
Le rapport va encore plus loin…
Le Congrès affirme désormais publiquement que des entités financées par les contribuables américains faisaient partie du réseau qui non seulement avait des liens avec la politique intérieure israélienne, mais aussi avec des organisations accusées d’entretenir des relations avec des groupes terroristes.
Il met en cause des subventions accordées à « Defense for Children International Palestine », à des organisations liées au Front populaire de libération de la Palestine, ainsi qu’à des groupes qui ont continué à soutenir ces entités après que les soupçons de terrorisme ont été rendus publics.
Imaginez les gros titres si le Congrès publiait un rapport affirmant que des fonds liés au gouvernement russe avaient transité par des associations à but non lucratif contribuant à l’organisation de manifestations contre les gouvernements français, britannique ou allemand.
Imaginez si ces mêmes réseaux de financement étaient accusés de soutenir des organisations liées à des groupes extrémistes de droite.
Toutes les grandes chaînes de télévision organiseraient des émissions spéciales d’urgence.
Or, ce rapport concerne Israël et l’administration Biden. Résultat : la plupart des gens n’en entendront donc jamais parler parce que les médias en qui vous avez quelques fois confiance, cacheront soigneusement ce rapport accusatoire.
La note complète cite des noms, retrace les circuits de financement, fait référence à plus de 1 200 documents produits au cours de l’enquête et accuse plusieurs organisations exonérées d’impôt d’avoir potentiellement enfreint la législation américaine par le biais de leurs activités politiques en Israël.
Quelles que soient vos opinions politiques, les Américains devraient se poser une question simple :
Pourquoi l’argent des contribuables américains a-t-il été utilisé, d’emblée, pour financer une campagne visant à influencer la politique intérieure d’un allié démocratique, et renverser son dirigeant et son gouvernement démocratiquement élus ?
Ce n’est pas la première fois que nous voyons des preuves indiquant que l’administration Biden a tenté de s’ingérer dans la politique intérieure israélienne.
Ils l’ont d’ailleurs eux-mêmes admis, parce qu’ils se considèrent dans le camp du bien, et pensent que tout ce qu’ils font est pour sauver les Israéliens contre eux-mêmes :
Curieusement, les antisémites qui ne cessent d’affirmer qu’Israël tient l’administration américain sous sa botte et lui dicte sa politique, n’ont jamais rien dit sur ce qui est peut-être l’un des meilleurs exemples du phénomène inverse : la tentative de l’administration Biden de renverser le gouvernement israélien.
- https://judiciary.house.gov/media/press-releases/new-memo-reveals-biden-harris-administration-misused-taxpayer-dollars-fund ↩︎
