Écoute Israël, Terre Sainte, pétrie du sang de tes braves,
De tes héros, tes prophètes, tes légendes, dans ton enclave
Irriguée du fleuve continuel des larmes de tes veuves et de tes orphelins,
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Tu n’as donné qu’une moisson de champs crevés d’obus et de venin.
Jadis, là où les coquelicots carmin perforaient vaillamment le sable souverain,
Et un tapis de gerbes de blé doré sous le regard attendri du lys blanc,
Que des chars et des canons aux dents acérés, ont broyé dans leur élan.
Toute ta beauté Terre Sainte, matrice d’un peuple continûment honni
Tout ton orgueil, nation désobéissante, fière et abasourdie
Qui inlassable, demande où retrouver sa gloire d’hier
Dans les sages paroles de l’Éternel, tu regagneras ta lumière
Quand tes veuves et tes orphelins étoufferont leurs cris de douleur
Et humblement, pardonneront l’affront, car Toi, Seigneur,
Les a façonnés à Ton image, à Ton modèle et Ton exemple
Et que Toi seul vengera leur sang versé, pour les mener jusqu’au temple.
Quand tes veuves et tes orphelins se tiendront la main
Pour retourner aux champs et les défricher au clair matin
Et qu’ils étancheront leurs larmes d’une feuille du palmier
Devant la splendeur naissante de la gerbe de blé amoureusement liée
Et la tige du lys blanc immaculé, qui darde en toute fierté
Lorsque la joie dépassera la tristesse et le deuil
Lorsque des cercles se formeront dans l’extase retrouvée sous Ton œil
Pour danser et célébrer Ta grâce, Ton don de la vie, impérieux
Et murmurer Béni sois-tu Toi, mon maître, mon Dieu
Et Dieu, du haut de Ses sommets,
Répondra, béni sois-tu mon peuple, à tant de qualités,
À la nuque roide, au pied léger et au pardon à jamais réitéré.
© Thérèse Zrihen-Dvir
