Que devrait faire un peuple menacé d’anéantissement, de terreur, d’agressions, de guerres et de défis ? Devrait-il se défendre, répondre aux intimidations, aux provocations, aux conflits, mais aussi et surtout, s’apprêter à les prévenir, les devancer, les déjouer.
Devrait-il les ignorer et tenter de mener une existence sous une perpétuelle épée de Damoclès, dans l’anticipation qu’un jour ou l’autre, un miracle les fasse disparaître. Les Hébreux ont séjourné en Égypte pendant 430 ans avant la délivrance (Exode 12:40-41)
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Tout Hébreu / juif et israélien croyant qui cherche à appliquer les dix Commandements de Moïse – Ne tue pas, notamment, doit aussi et primordialement, se souvenir que Moïse n’avait pas fait usage de l’arme pour libérer les Hébreux de l’esclavage égyptien.
Selon le récit biblique de l’Exode, Moïse aurait effectivement utilisé un bâton de berger, désigné comme le « bâton de Dieu », pour accomplir des miracles et des signes prodigieux. Cet instrument a servi à déclencher les dix plaies d’Égypte, à séparer la mer Rouge pour permettre la fuite des Hébreux et à frapper le rocher pour faire jaillir l’eau, symbolisant l’autorité divine et la puissance libératrice.
Durant la Shoah, les juifs avaient été séparés de leurs concitoyens de différentes confessions et menés à l’abattoir comme un troupeau de moutons… Ce n’est que vers la fin de la guerre que certains juifs audacieux s’étaient ressaisis et s’étaient rebellés – trop tard malheureusement :
Les révoltes dans les ghettos juifs, principalement entre 1942 et 1943, étaient des actes de résistance désespérés face à la déportation nazie. Le soulèvement du ghetto de Varsovie (avril-mai 1943), mené par de jeunes résistants commeMordechai Anielewicz, est le plus connu, opposant des centaines de combattants sous-équipés aux troupes SS.
- L’Insurrection de Varsovie (19 avril – 16 mai 1943) : Lancée pour empêcher la déportation finale, a duré près d’un mois. Les combattants de l’ Organisation juive de combat (OJC) et de l’Union militaire juive (ZZW) ont tenu tête aux Allemands avant que ces derniers n’incendient le ghetto.
- Autres révoltes : Des soulèvements armés ont eu lieu dans d’autres ghettos, notamment à Bialystok (septembre 1943), Vilna, Lachva, Tarnow et Czestochova, lorsque les habitants ont compris que la déportation menait à l’extermination.
- Objectif et Contexte : Ces révoltes ne visaient pas la victoire militaire mais la dignité. Les résistants, souvent des jeunes, savaient qu’ils étaient condamnés.
- Résultats : La quasi-totalité des révoltés a été tuée au combat, exécutée ou déportée vers des centres de mise à mort comme à Treblinka.
En qualité de juive, je me suis mesurée depuis mon arrivée en Israël, à de nombreux dilemmes. Pourquoi les Juifs n’avaient-ils pas vu venir ce qui s’annonçait à travers les traques, les déportations et les ghettos ? Pourquoi ne s’étaient-ils pas organisés ?
Mes déductions varient entre le fait que ces juifs étaient des citoyens de ces pays en guerre et étaient convaincus que leurs droits ne seraient jamais enfreints ou contournés à cause de leur confession juive… Nous pouvons alors assumer qu’ils avaient fait l’erreur cruciale de croire en leurs chefs d’État et en leurs concitoyens ! Ils étaient persuadés qu’une pareille monstruosité n’aurait jamais lieu… À cela, pour certains, il faut ajouter leur foi – du moins, pour les plus croyants et pratiquants, qui étaient convaincus que le Créateur ne permettrait jamais pareille calamité.
Justice Divine ? Encore faudra-t-il la mériter.
Dans tous les cas, la présence du libre arbitre démolit tous les postulats.
Nombreux étaient ceux qui avaient ouvertement accusé le Tout-Puissant pour les avoir abandonnés. Peu ont reconnu leur erreur, puisque les signes de ce qui couvait sous les braises, étaient pratiquement mis en relief. Ils avaient choisi de rester et de défier le sort ou les nazis et leurs collaborateurs… Les plus perspicaces s’étaient attelés à quitter les lieux.
Cette guerre qu’on croyait qu’elle s’essoufflerait rapidement s’était étendue sur presque toute une décennie.
Ceux-là même qui se posaient la question : Où était Dieu ? Les avait-Il oubliés ? Pourquoi ? NON !!! Ils avaient été prévenus, mais avaient préféré le hasard, l’aventure, le risque, en un mot : Le libre-arbitre.
Le diable triomphait glorieusement dans ce terrible jeu d’échecs.
Ce syndrome se reflète aujourd’hui à travers les comportements antithétiques des juifs d’Israël face à leurs ennemis – dont la majorité arabe prétend être palestinienne – d’autres « des arabes régionaux » propalestiniens.
Les israéliens n’ont apparemment pas encore assimilé leur statut de citoyens d’un État qui leur appartient depuis la nuit des temps, et qui réclame des attentions très particulières, comme la création d’une armée pour la défense et d’un gouvernement pour la gérance. Ils portent en eux les stigmas de leur passé de vagabonds et surtout les résidus de leurs vies au sein des régimes occidentaux et leur émancipation.
Les juifs religieux, notamment les Harédim, refusent de s’enrôler à l’armée par obéissance aux lois de Moïse et/ou pour leur entière consécration à l’étude de la Bible. Pourtant, l’un n’empêche pas l’autre, si nous nous référons à l’histoire du peuple juif.
Néanmoins, c’est la confrontation ouverte entre les juifs religieux et les non-pratiquants ou communément appelés séculiers et ceux qui voguent entre les deux courants et s’opposent à toute menace en provenance des ennemis des juifs. Et c’est là que la bât blesse. Leur quantité ne cesse de croître et l’antisémitisme de s’enraciner davantage dans les esprits et les cœurs.
Les juifs d’Israël sont divisés et tous les deux ont leurs raisons : L’un fait confiance à son bras et l’autre à son Dieu. Et pourquoi pas les deux ensemble ?
Que fait-on alors de la relativité ?
La Bible aborde la légitime défense face au danger de mort avec nuance, combinant la confiance en la protection divine (Psaume 34:7) et la responsabilité de protéger la vie. Si la vengeance est interdite, la défense de sa maison ou de sa vie est reconnue dans la loi mosaïque.
- Protection divine et combat : Le Psaume 34:7,8 ((Tehilim) – Chapitre 34) évoque l’ange de l’Éternel qui campe autour de ceux qui le craignent pour les délivrer. Cependant, cela n’exclut pas l’action humaine, le Psaume 144:1 louant Dieu qui « exerce mes mains au combat ».
- Loi Mosaïque (Ancien Testament) : Exode 22:2 permet de tuer un cambrioleur pris de nuit sans être coupable de meurtre, posant les bases de la légitime défense.
- Vengeance interdite : La Bible interdit la vengeance personnelle, mais reconnaît le droit à la préservation de la vie, le meurtre étant la suppression injuste d’une vie.
En résumé, la Bible permet la légitime défense pour protéger la vie (la sienne ou celle d’autrui), mais elle condamne la violence motivée par la vengeance ou la haine.
Ce qui en quelque sorte annule les revendications des Harédim et leur permet de défendre leurs vies et celles de leurs compatriotes en s’enrôlant à l’armée.
Au sein des séculiers, nous observons la présence des réfractaires au drapeau, sous l’objection de conscience – refus de servir dans l’armée ou de porter les armes, motivé par des convictions personnelles, morales, religieuses ou philosophiques. Bien que cette objection soit reconnue par l’ONU, les objecteurs sont généralement des pacifistes ou antimilitaristes refusant la conscriptionelle – en un mot des Gauchistes… ceux-là même qui vocifèrent des accusations mal-placées contre les Harédim, en Israël, au carrefour Kaplan.
En résumé, l’hypocrisie et la mauvaise foi cohabitent dans un État miniature qui lutte pour sa survie, depuis son existence.
Malheur à tous ceux qui cherchent à contourner leurs devoirs envers leur prochain.
© Thérèse Zrihen-Dvir
