Israël fait face à un nouveau défi juridique concernant ses règles de recrutement militaire : 42 jeunes adultes élevés dans le pays par des parents travailleurs immigrés demandent à la Haute Cour de justice de les autoriser à rejoindre les Forces de défense israéliennes.
Leur pétition soutient qu’il n’y a rien dans la loi israélienne justifiant leur exclusion du service militaire, et pourtant, ils ont terminé leur éducation dans des écoles israéliennes et atteint l’âge adulte aux côtés de leurs copains engagés dans le service obligatoire.
Cette affaire concerne un groupe qui a grandi sans possibilité de régulariser leur statut. Les décisions gouvernementales de 2005 et 2010 avaient accordé une résidence à des milliers d’enfants déjà scolarisés, mais ces mesures étaient définies comme des autorisations exceptionnelles. Les enfants ayant commencé l’école après 2010 n’étaient pas inclus et ont atteint l’âge adulte sans possibilité de régularisation.
En fin d’année 2024, plus d’une centaine d’élèves ont sollicité le ministre de l’Intérieur pour qu’il résolve leur situation, affirmant qu’Israël est « notre patrie, où nous avons vécu toute notre vie et d’où nous ne sommes jamais partis ». La réponse officielle a indiqué qu’une participation à la société israélienne ne conférait pas de statut légal.
La pétition actuelle ne traite pas de la question de la citoyenneté, mais se concentre sur le pouvoir discrétionnaire des Forces armées, notant que l’armée peut recruter des non-citoyens et des résidents permanents. Les responsables militaires ont indiqué qu’ils étaient prêts à examiner leurs règles de recrutement, mais que tout changement de politique nécessiterait une autorisation politique. Les pétitionnaires expriment leur demande de s’enrôler « comme tout autre Israélien ».
