David Zini, chef du Shin Bet : « le système judiciaire entrave la gouvernance du pays »

Des enregistrements récemment rendus publics du chef du Shin Bet, David Zini, le montrer en train de critiquer vivement les institutions juridiques israéliennes tout en expliquant pourquoi il a accepté de servir sous les ordres du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Dans ces enregistrements, publiés par les médias israéliens puis par l’agence de sécurité elle-même, Zini décrit, lors d’une réunion à huis clos, les difficultés de fonctionnement des institutions gouvernementales, affirmant que les dirigeants élus peinent à mettre en œuvre leurs propres politiques.

« Je siège au Conseil des ministres, c’est un miracle. Les dirigeants élus ne sont pas vraiment capables de gérer leurs propres institutions, car les gens ne savent pas très bien quels sont leurs rôles. Les ministres émettent des directives, et il faut huit mois pour qu’elles soient mises en œuvre. »

Zini évoque également sa décision d’accepter ce poste, affirmant qu’il se considérait comme le candidat le plus apte en raison de sa capacité à travailler en harmonie avec le gouvernement élu.

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« J’ai dit à Netanyahu que je pouvais assumer cette tâche, car je me sentais plus qualifié que les autres. Je suis capable de faire preuve de loyauté envers les dirigeants élus. »

Les enregistrements révèlent en outre que Zini reconnaît apporter sa propre perspective idéologique à ce poste.

« J’ai ma propre vision du monde et mon propre programme, et je souhaite les faire avancer. C’est mon travail. »

Dans l’une de ses remarques les plus virulentes, Zini critique l’influence des professionnels du droit, accusant certaines franges du système judiciaire – sans citer directement la Haute Cour – d’entraver la gouvernance sous prétexte de protéger les droits de l’homme.

« Regardez combien nous avons d’avocats, et de là surgissent des monstres qui portent atteinte aux droits de l’homme, à l’économie, à la sécurité, dans tous les domaines. Ils utilisent les droits de l’homme comme écran de fumée, causant du tort et bafouant les règles au nom des procédures et des protocoles. Aussi importants que soient les experts juridiques, ils ne sont que des outils. »

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