Contre Israël tous les coups sont permis

La France a ouvert le bal.

Selon Le Figaro, « une enquête a été ouverte vendredi 5 juin à Paris pour “tortures” et “crimes de guerre”, à la suite d’un signalement du gouvernement sur la manière dont des Français de la flottille pour Gaza ont été traités par les autorités israéliennes », a-t-on appris auprès du parquet national antiterroriste.

L’Italie va plus loin encore.

Le bureau du procureur public de Rome a ouvert une enquête sur le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, concernant son lien avec la gestion de l’affaire de la Flottille mondiale Sumud de mai 2026.

🕘 Chaque matin, l’essentiel sur Israël en 2 minutes

Infos fiables et analyses rapides, sans bruit ni désinformation.

Gratuit • Lecture rapide • Désinscription facile

Selon l’agence de presse italienne ANSA, les procureurs examinent les infractions potentielles d’enlèvement, de torture, de violations des lois sur la navigation maritime et de tentative de meurtre en lien avec des événements qui auraient eu lieu lors de l’interception des navires en mer.

Voyons.

Ces accusations, dont certaines sont d’une gravité extrême, ne reposent que sur des récits qui ne sont appuyés par aucun commencement de preuve.

Pas d’examen médical mettant en lumière des sévices sexuels ou autres.

Il y a en tout et pour tout la vidéo d’un ministre plastronnant devant des militants à genoux.

Des militants qui ont tous été rapatriés après vingt-quatre heures, la plupart dans des avions affrétés par la Turquie.

C’est de ce pays qu’était partie la flottille, comme les précédentes.

Alors tortures ? Crimes de guerre ?

Mais revenons-en aux témoignages des « victimes ».

Les organisateurs de l’expédition n’en faisaient pas mystère : leur but n’était pas d’apporter médicaments et nourriture à la population de Gaza.

D’ailleurs il n’y en avait pas sur les bateaux.

Il n’y en avait pas eu davantage lors de la flottille précédente ; en revanche, des vidéos avaient fait état d’une profusion de préservatifs et de drogue.

Bien sûr, il était évident que ces bateaux n’atteindraient pas la bande de Gaza.

La marine israélienne les intercepterait, comme à chaque fois.

L’unique but de l’expédition était d’embarrasser Israël.

Ce pays a pourtant tout fait pour en minimiser l’impact.

Un arraisonnement sans violence et sans incident majeur, suivi d’une expulsion en vingt-quatre heures.

Peu importe.

Au cours de ces vingt-quatre heures, les militants ressortissants français auraient subi « des coups, des attouchements, des privations de sommeil… ».

Passons sur l’absence du moindre élément corroboratif.

Comment de tels faits, quand bien même ils auraient été avérés, pourraient-ils justifier les qualifications de torture et de crime de guerre ?

Ah, j’oubliais.

Il s’agit de l’État juif.

Pourquoi s’embarrasser de preuves et autres subtilités juridiques ?

On l’a bien noté lorsque le New York Times, quotidien à très large diffusion, s’est permis de publier une tribune accusant Israël de dresser des chiens pour violer des femmes palestiniennes — chose jugée impossible par des spécialistes — là encore sur la foi de témoignages contestés et sans le moindre commencement de preuve.

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose…

© Michèle Mazel pour Israël 24 7.org

Michèle Mazel est diplômée de Sciences-Po et licenciée en Droit, et a été boursière Fullbright en science politique. Pendant plus de trente ans, elle a accompagné de par le monde son mari, le diplomate Zvi Mazel, qui fut notamment ambassadeur d’Israël en Egypte, en Roumanie et en Suède. Elle en a tiré la matière de nombreux ouvrages – thrillers et romans. Elle contribue régulièrement à plusieurs organes de presse.

Inscription gratuite à la newsletter Israël 24/7
Quitter la version mobile